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Mort de Marie Les zones d’ombre de la conférence de presse

Énormément d’émotion ce matin, des déclarations d’intention mais beaucoup de questions auxquelles les autorités n’ont pas voulu répondre.

Laurent de Senarclens

Laurent de Senarclens

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Marie, assassinée à 19 ans

Marie, assassinée à 19 ans La jeune femme a perdu la vie dans la nuit du 13 au 14 mai 2013, étranglée par son ravisseur Claude D.

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Claude Dubois a-t-il violé Marie? Comment l’a-t-il tuée? L’a-t-on retrouvée attachée? Enterrée? Ce matin, la police n’a pas répondu à ces questions, attendant les résultats de l’autopsie qui était pratiquée au même moment. Seule certitude annoncée lors de la conférence de presse : c’est bel et bien le corps de Marie qui a été retrouvée ce matin à 3h dans une forêt située à proximité de Châtonnaye (FR). La jeune femme avait été enlevée lundi soir par Claude Dubois, déjà condamné pour viol et assassinat. Interpellé hier, l’homme a été interrogé par la police et a avoué avoir enlevé la jeune femme de 19 ans. Il a aussi indiqué où se trouvait le corps. Il a ensuite refusé de parler souhaitant « se reposer ». La police n’a pas souhaité préciser si le prédateur avait reconnu une agression sexuelle sur la victime, préférant embrayer sur la question suivante. Tout juste a-t-on appris que l’interrogatoire avait repris ce matin.

D’autres Dubois dans la nature ?

Outre les procureurs généraux ainsi que les commandants des polices cantonales vaudoise et fribourgeoise, les conseillères d’Etat vaudoises Jacqueline de Quattro et Beatrice Métraux étaient présentes ce matin. Visiblement très touchée par le drame, la seconde a exprimé sa vive émotion en tant que femme. « Les femmes sont les principales victimes des dépravés sexuels », a réagi la Verte. Interrogée sur la présence dans la nature d’éventuels individus du même acabit que Claude Dubois, la conseillère d’Etat a déclaré ne pas être en mesure de répondre à cette question. Quant aux multiples interrogations sur le fait de savoir comment un tel personnage a pu se retrouver dans la nature, muni d’un bracelet électronique, Béatrice Métraux a souligné que: «des investigations sont en cours sur les responsabilités des uns et des autres » Avant d’ajouter «Ce n’est pas le lieu de communiquer sur le dossier judiciaire. Tout ceci doit être documenté».

Le tueur présumé rentrait du travail

Interrogé sur le type de bracelet que portait le tueur présumé, le commandant de la police vaudoise Jacques Antenen a indiqué que le procédé employé en Suisse n’était pas équipé de géolocalisation. C’est un système fixe qui détecte si celui que le porte se trouve dans un lieu déterminé à un moment donné. Avant d’ajouter qu’il n’y a pas eu d’alerte lundi au moment de l’enlèvement puisque Claude Dubois était censé rentrer du travail. Il avait donc le droit d’être dehors… Détail, le prédateur sexuel a réussi à retirer le bracelet une fois sa victime capturée. Une victime qui connaissait son agresseur sans que la police ne puisse donner la nature de leur relation.

« Faire toute la lumière »

Jacqueline de Quattro, cheffe du Département de la sécurité, très remontée, a lancé. «Il faudra expliquer au Conseil d’Etat comment il se fait qu’un prédateur sexuel est dans la nature. Nous allons faire toute la lumière pour que Marie ne soit pas partie en vain. Nous voulons que ce genre de drame ne se reproduise plus.»

Créé: 15.05.2013, 12h42

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