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superstar Quand le Prince fait tout à sa guise

Retour sur un week-end où la star a rempli son contrat en concert mais n’a pas laissé un grand souvenir en after.

Malgré la présence d’un photographe agréé par le staff de la star, et après validation d’une série de clichés, Prince a soudain décidé qu’aucune photo ne sortirait de ses concerts. Mais c’était compter sans les fans qui s’en sont donné
à cœur joie avec leur smartphone (voir ci-dessous).

Malgré la présence d’un photographe agréé par le staff de la star, et après validation d’une série de clichés, Prince a soudain décidé qu’aucune photo ne sortirait de ses concerts. Mais c’était compter sans les fans qui s’en sont donné à cœur joie avec leur smartphone (voir ci-dessous).

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Quand Sa Majesté tend la main, on la lui baise et puis c’est tout. C’est l’impression que Prince nous a laissée ce week-end à Montreux. Sur la Riviera, le Kid fait comme il l’entend, profitant d’un statut royal qu’il a pourtant perdu un peu partout ailleurs depuis longtemps. Au Jazz, Prince est donc là pour donner trois concerts en trois soirs. Les détails de son programme sur scène? L’organisation du festival ne le sait pas. Dans le jargon musical, on appelle ça «carte blanche». Et il l’a prouvé lors de ses passages en 2007 et en 2009, puis lors de sa venue en tant que spectateur en 2010, Prince peut apparaître où il veut à n’importe quelle heure. Imprévisible donc. L’attente pour ses fans à Montreux — et il y en a — samedi se résumait à se demander ce qu’il leur réserverait sur scène et en after. La presse, elle, est sur les dents, tentant de glaner des infos, se préparant aussi à se contenter du minimum syndical: si la star accepte d’être prise en photo sur la scène du Strav, c’est déjà gagné. Samedi matin, les purs et durs attendent déjà devant le Centre de Congrès. Et quand, à 16 h, Montreux remet en vente une poignée de billets, la première élue lève fièrement son sésame devant la centaine d’impatients, qui l’applaudissent. Encore quatre heures avant l’arrivée de leur prince, à attendre assis sur le sol du hall puis à courir dans les escaliers du Stravinski pour atteindre les premiers rangs et à reposer de nouveau ses fesses sur le parquet.

Des hommages à Claude Nobs

Heureusement, le Kid est ponctuel. Ce n’est qu’une poignée de minutes après 20 h que les lumières s’éteignent. Est-on parti pour trois heures de live? Le NPG et ses onze cuivres sont sur scène, le backing band 3rd Eye Girl aussi. Concert de jazz-funk, ça sera. Prince arrive, coupe afro, lunettes de soleil rondes, costume noir au col brillant. Il sourit et dédie déjà son troisième morceau, «Big City», à Nobs. «This is for you, Claude», lance-t-il le doigt au ciel. Durant la majorité du show, la star s’efface au profit de son groupe. Et s’efface tout court, faisant mine deux fois de s’évanouir, rattrapé par sa gazelle de danseuse ou restant dos à terre, alors que ses trois choristes s’amusent à le réanimer. Par deux fois aussi, les fans craignent un concert au rabais. Prince quitte une première fois la scène après une heure quinze de musique («On vous aime, bonne nuit!»). Ce départ abrupt et la déception qui l’accompagne sont sauvés par une deuxième partie ovationnée et un rappel qui prend même les techniciens par surprise. Prince rend alors un ultime hommage à Claude Nobs que «nous n’oublierons jamais» sur le tube «Purple Rain». After, il y a aura. Et c’est durant le concert que Montreux a fini par apprendre, et à communiquer, sur les réseaux sociaux une «Prince After Party starring Graham Central Station». C’est à 2 h, au Lab. Et contrairement aux jams habituelles, c’est payant: 100 balles. «C’est le staff de Prince qui l’a demandé», nous glissera plus tard Mathieu Jaton, directeur du festival. Et le staff ne veut pas que ça. A minuit, alors que quelques personnes achètent leur ticket à l’extérieur, au Lab, c’est tout le monde dehors! Les rastas qui viennent de terminer leur concert sont priés de quitter les backstages en quinze minutes et Koffi & The Gang n’a pas l’occasion de sortir ses platines.

Trois apparitions de 30 secondes

A 2 h 15, Larry Graham (en vacances dans la région) et son groupe se présentent enfin. Sauf que c’est plus à un concert du bassiste qu’à une jam avec Prince qu’assiste la petite moitié de Lab qui a pourtant payé pour le voir. L’intéressé ne se présente qu’une heure vingt plus tard: trois apparitions de 30 secondes, à la guitare et à l’orgue! Hier soir, deuxième salve de Prince et deuxième caprice: le concert a démarré avec 50 minutes de retard. Fatiguée, la star? Reste qu’une fois sur scène il a livré une partition largement plus festive que la veille. Même musiciens, nouvelle grappe de morceaux, dont «Nothing Compares to You», la chanson qu’il a écrite et qui a révélé une certaine Sinéad O’Connor. A la fin du show, devant le public espérant un rappel, la danseuse est venue annoncer non pas une after mais que Prince reviendra ce lundi à 20 h.

Créé: 15.07.2013, 16h11

En direct de Twitter avec @lemondedekaro et @Fluckskywalker





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