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Montreux Jazz Festival Un livre funky pour 50 étés inoubliables

Rien que le titre, «50 Summers of Music», ça vous colle des frissons! Il fallait bien un livre pour raconter tout cela, ces nuits folles au bord du lac avec la musique la plus brûlante pour incendier la Voie lactée.

«50 SUMMER OF MUSIC»

Editions Textuel, 400 pages

Disponible

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Tout le monde, même sur Mars ou sur Pluton, sait cela: depuis 1967, Montreux est le rendez-vous incontournable pour ceux qui aiment le jazz, la soul, le blues, le rock, la pop, le hip-hop et autres mouvances, nouvelles ou ancestrales. Oui, il fallait bien un livre pour raconter tout cela: 50 étés à faire la fête avec les meilleurs, 50 étés à danser sans plus se soucier du ciel gris ou des saisons froides.?Sur près de 400 pages, «50 Summers of Music» permet de se reconnecter avec ce qu’on a vécu ou avec ce qu’on a manqué.

Grâce à des textes pertinents du journaliste Arnaud Robert et à des billets étonnants, émouvants, vibrants, signés par des géants qui ont, une nuit au moins, transformé la scène montreusienne en jungle tropicale: Quincy Jones, Jackson Browne, Ian Anderson, Ricky Lee Jones, Stephan Eicher, Les McCann et tant d’autres…

Mémoire des mots, mémoire des yeux aussi. Et surtout. Les photos prises au fil des décennies et ici rassemblées racontent admirablement la légende du Montreux Jazz Festival. Le rêve fou d’un homme (Claude Nobs) devenu institution planétaire pour le plus grand bonheur de ceux qui écrivent l’histoire de la musique et de leurs légions d’admirateurs. Sous l’œil du grand Giuseppe Pino, Les McCann (pianiste qui en compagnie d’Eddie Harris enregistra «Swiss Movement» à Montreux en 1969) devient l’inquiétant prince d’un delta du Mississippi mythique. Face à l’objectif de François Jacquenod, la formation jazz-rock Colosseum transforme la piscine du casino en cratère du volcan Krakatoa. Pour Philippe Cibille (avec lequel on a eu le bonheur de couvrir plusieurs éditions pour feu Le Nouveau Quotidien), Willy DeVille se change en pirate défoncé des Caraïbes.

A chaque page, quelle que soit la sensibilité du photographe, on a le sentiment d’être emporté par de la lave sonique en fusion. Ils sont tous là ces géants dont on a envie de ressortir les disques, en format vinyle, pour laisser venir à nous ces souvenirs qui s’échappent du bouquin le plus funky de l’année. (Le Matin)

Créé: 18.06.2016, 14h21

En direct de Twitter avec @lemondedekaro et @Fluckskywalker





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