Mardi 17 septembre 2019 | Dernière mise à jour 07:58

Interview Boulevard des airs: «On est pour les collab' improbables»

Le groupe vient de jouer à Montreux et s'apprête à conquérir Rock Oz'Arènes. Son chanteur s'est confié sur la folle année qui vient de s'écouler et les artistes pour qui il écrit. Rencontre.

La sécurité a dû bloquer l'entrée à la terrasse à Montreux  quelques minutes après le début du concert, car il y avait trop de monde. Boulevard des airs est un vrai phénomène.

La sécurité a dû bloquer l'entrée à la terrasse à Montreux quelques minutes après le début du concert, car il y avait trop de monde. Boulevard des airs est un vrai phénomène. Image: Emilien Itim

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La foule a répondu présent au concert gratuit de Boulevard des airs (BDA), mercredi soir, au Montreux jazz Festival. La terrasse sur le lac de l'Ibis Music était pleine à craquer et une bonne centaine de fans tentaient d'apercevoir le groupe depuis les quais, collés aux barrières.

Quelques heures avant, on a retrouvé son chanteur et auteur pour faire le point après l'année de folie que Boulevard des Airs a passé suite à la sortie de l'album «Je me dis que toi aussi», le 31 août 2018. Sylvain Duthu a répondu à nos questions avec vue sur le Lac Léman. «Il y a pire comme endroit pour une interview, non?» a-t-il rigolé avant de préciser: «C'est toujours un plaisir de jouer en Suisse. Il y a d'abord eu Caribana en juin, puis là le Montreux Jazz. Il faut aussi venir nous voir le 15 août prochain à Rock Oz'Arènes, à Avenches.»

Votre album «Je me dis que toi aussi» continue de connaître un gros succès un an après. C'est encourageant pour la suite, non?

Oui! On a créé le groupe il y a quinze ans. On a pris tellement de temps pour en arriver là. D'une part, on ne perd pas la tête et d'autre part, ce n'est que du bonus. Déjà notre premier concert en 2006 était du bonus, imaginez aujourd'hui lorsqu'on nous annonce qu'on est numéro un des AirPlay en France.

Quel a été le moment le plus fort des douze derniers mois?

Sans hésiter: gagner le prix de la chanson originale aux Victoires de la musique. J'avais déjà commencé à planifier des choses ce week-end car pour moi il était impensable que l'on soit nommés. Lorsque le label nous a appelés pour nous annoncer qu'on l'était, on a éclaté de joie. Jusqu'au moment où on a réalisé qu'on allait se retrouver en concurrence avec Aya Nakamura, Julien Doré et Louane ainsi que Damso. (Rires.) On s'est dit que finalement l'essentiel était de faire une belle prestation.

C'est encore mieux de gagner grâce au vote du public?

Oui. C'est plus crédible. Et je ne le pense pas méchamment. Avec un prix venant du public, cela prouve que notre travail fourni depuis plusieurs années a porté ses fruits.

Vous venez de sortir une version symphonique de votre chanson «Allez reste», comment est venue l'idée?

La transition est parfaite. Le soir des Victoires de la musique, on est tombés sous le charme de l'orchestre qui était derrière nous, dirigé par Paul Rouger. En partant, on a pris le numéro des musiciens et un jour on leur a dit: «On a une idée, on aimerait faire la même chose que notre prestation aux Victoires, mais avec «Allez reste»». On leur a donné carte blanche et on est plutôt fier du résultat.

Les réactions sont unanimes dans ce sens. Vous ne voudriez pas enregistrer un album symphonique ou même organiser un concert symphonique?

Ce serait génial, mais ça demanderait un budget faramineux. Je ne sais pas si on a les moyens.

Cette chanson est un duo avec Vianney. C'est un vieux copain?

(Rires.) Ouais! Ce n'est pas un ami d'enfance, mais on se connaît depuis quelque temps. Il y a cinq ans, notre manager nous a fait écouter dans le bus un petit gars qui chantait avec sa guitare et nous a dit: «Ce mec va cartonner.» C'était Vianney. On a donc suivi ses premiers pas dans la musique. Il nous a invités pour des petits concerts, comme des grands et vice-versa. On est devenus vraiment potes et on s'est vus évoluer mutuellement.

Il a annoncé au début de l'année vouloir faire une pause. Vous êtes-vous déjà dit qu'après quinze ans sans interruption vous devriez faire pareil?

On ne sait pas trop. On en parle entre nous. On travaille beaucoup pour d'autres en ce moment, comme Yannick Noah et Claudio Capéo. On pourrait peut-être mettre de côté la machine BDA afin d'écrire pour d'autres artistes ou carrément faire autre chose: voyager, du théâtre ou juste ne rien foutre un moment.

Sur quoi vous concentrez-vous en ce moment?

L'album n'a même pas un an. On se concentre sur la tournée et les festivals. Il y a aussi les Zéniths qui vont arriver. On ne pense pas encore au prochain disque. Alors, toutes nos inspirations sont pour les autres.

A quel moment avez-vous remarqué que les gens ont commencé à vraiment faire attention à vous?

Cela s'est fait petit à petit. Mais si je dois choisir un moment, je crois que ce sont les Victoires. Les gens se sont dit: «Tiens, ils font tout tout seuls, et ça marche.» A partir de là on a remarqué que les gens s'intéressaient vraiment à ce que l'on propose.

Vous écrivez pour plusieurs personnes, il y a un artiste francophone avec qui vous aimeriez collaborer?

(Il réfléchit) Rien ne me vient en tête...

Un titre avec Aya Nakamura, ce serait intéressant non?

J'adorerais! Je suis totalement pour les collaborations improbables. Je fais une entière confiance à mes amis pour la musique, mais je ne vais pas m'aventurer dans les textes. C'est un champ lexical que je ne maîtrise pas assez et c'est dommage. Je pense qu'il n'y a qu'elle pour écrire ses textes.

Créé: 12.07.2019, 14h57

En direct de Twitter avec @lemondedekaro et @Fluckskywalker





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