Jeudi 22 février 2018 | Dernière mise à jour 17:49

Paléo Festival Nyon «La gestion passe avant la sécurité»

Comment se gère une foule devant la Grande Scène? Explications avec Pascal Viot, membre du bureau permanent du Paléo et chercheur.

«Le vrai risque c'est la densité», explique Pascal Viot, coordinateur accueil et sécurité.

«Le vrai risque c'est la densité», explique Pascal Viot, coordinateur accueil et sécurité. Image: Photomontage Keystone/Lionel Flusin

On se voit là-bas?

LES ARCHES

Christine & the Queens

«Je ne tiens pas debout, le ciel coule sur mes mains. Je ne tiens pas debout, Le ciel coule…» on espère que les paroles de «Christine» ne seront pas prémonitoires, parce qu’on se réjouit trop de voir le phénomène Christine and the Queens sur scène. Chorégraphie, presque une performance, la Française donne tout en live. A ne rater sous aucun prétexte à 23?h.

LE DÉTOUR

Feu! Chatterton

Le groupe français à l’héritage presque Bashungien va présenter ses textes sous le phrasé expert d’Arthur son chanteur. Avec leur épatant projet de remettre la poésie au goût du jour, le groupe détonne dans le paysage musical actuel, mais ATTENTION, ils jouent en même temps que 120’’, donc soyez attentif à être à 21?h?45 au détour!

LA GRANDE SCÈNE

Véronique Sanson

Le Paléo dit d’elle sur son site: «Pas facile de faire de la musique avec un nom pareil et pourtant, dès ses premiers balbutiements jusqu’à aujourd’hui, elle s’est consacrée corps et âme à la musique». Et oui, à 66?ans, la chanteuse et toujours là et ouvre la journée de la grande scène à 19?h.


Faithless

En 1995, ils faisaient danser l’entier de la planète avec leur mégatube «Insomnia». Gageons que 20?ans plus tard, ils feront danser une bonne partie des festivaliers jusqu’au bout de la nuit en commençant leur live à minuit et quart. Normal pour un groupe dont le dernier album s’intitule «The Dance Never Ends».

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Roskilde au Danemark, en 2000, concert de Pearl Jam: neuf personnes meurent étouffées par la foule. Le pire cauchemar pour un open air. Comment éviter qu’un tel drame se produise au Paléo? Un dispositif est en place et c’est le département accueil et sécurité qui le coordonne. A sa tête, Pascal Viot, membre du bureau permanent et par ailleurs chercheur à l’EPFL en sociologie urbaine. «La gestion de foule et plus importante que la sécurité, explique-t-il. En Angleterre, ils l’ont compris: ça permet d’éviter plein de problèmes. Au Paléo, on a commencé à en faire une priorité il y a dix ans.»

Il s’agit avant tout d’anticiper. Exemple avec Robbie Williams, lundi. Pascal Viot est allé le voir en amont à Pink Pop, aux Pays-Bas, pour observer le personnage et son entourage mais aussi établir le profil des fans. «Robbie est une vraie star, dit-il. On a rarement eu quelqu’un de cette importance au Paléo.»

Le vrai risque est la densité

Il faut accueillir les festivaliers qui viennent tôt (50 en fin de matinée), en prendre soin quand ils sont devant les barrières de la Grande Scène, gérer des flux de véhicules qui arrivent au même moment. «Ensuite, il y a le concert. Est-ce que ces gens vont danser? Créer des mouvements de foule? Le vrai risque c’est la densité et donc l’écrasement. Les catastrophes qu’il y a eues sont dues à ça. Et pas à un comportement volontaire.» Des caméras permettent, d’ailleurs, d’observer la foule. Au final, lundi, peu de densité. Cela dû au profil du spectateur, moins jeune et moins fan que celui de Stromae l’an dernier, et aux fortes températures. Pas de problème, donc.

Et s’il y en a, quelle est la procédure pour stopper un concert? Différents messages s’affichent sur les écrans géants. Il y a le carton jaune: arrêt mais provisoire. Et le carton rouge: un problème grave, arrêt définitif. Trois personnes décident: un représentant de l’artiste, un de la sécurité de la scène et un de la technique de la scène. La procédure n’a pourtant jamais été lancée jusqu’à présent au Paléo. Mais si ça devait être le cas, tout dépend encore de l’artiste. «Avec Prodigy, on aurait eu de la peine à les convaincre d’arrêter le concert!» reconnaît Pascal Viot. Il n’empêche: la tendance est que les artistes arrivent désormais avec leur propre procédure. Preuve que la gestion de foule est désormais devenue une priorité. (Le Matin)

Créé: 24.07.2015, 07h47

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

En direct de Twitter avec @lemondedekaro et @Fluckskywalker





Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.