Lundi 11 décembre 2017 | Dernière mise à jour 08:24

Rock Oz'Arènes «Parler de fesses, c’est intéressant!»

Ce soir, grâce à leur dernier album, «La gâchette», Les Petits Chanteurs à la Gueule de Bois vont insuffler sur Avenches un vent de gaudriole aussi bien foutue que jouissive! Interview avec le brillant trio neuchâtelois.

Image: Gerhard Hintermann - DR

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De gauche à droite sur le portrait, voici Frédéric Erard, Lionel Aebischer et Raphaël Pedroli. Les trois Neuchâtelois forment depuis plus d’une décennie Les Petits Chanteurs à la Gueule de Bois. Un nom qui ne vient pas d’un lendemain de fête mais d’un événement plutôt triste, comme l’explique Lionel: «La première fois que l’on a joué, c’était pour l’enterrement d’un pote qui est mort d’une rupture d’anévrisme à 28 ans. On a eu beaucoup de plaisir à continuer à faire de la musique et comme on aime aussi bien faire la noce, on a voulu un nom rigolo.»

À la fin de l’année dernière, après «Chansons douces et autres vers d’oreille», un joli projet familial destiné aux plus petits, le trio a eu des envies… coquines! Et de ces envies est né «La gâchette», un 5e album comme une élégante, et jamais vulgaire, collection de ballades grivoises destinées à un public plus averti qui se délectera de leurs textes ce soir sur la scène du Casino. En attendant, c’est avec bonne humeur et bonhomie que les trois potes ont répondu à nos questions.

COMMENT ON PASSE D’UN DISQUE POUR LES PETITS À UN AUTRE, CARRÉMENT COQUIN?

Raphaël Pedroli – On faisait notre spectacle pour enfants depuis un moment et Lionel commençait à s’ennuyer, il voulait écrire! On jouait à Yverdon et on discutait depuis longtemps de cette idée de spectacle pour adultes – une tradition de la chanson française qui n’est plus vraiment d’actualité. Le Théâtre de L’Echandole aimait l’idée et nous a engagés pour ce spectacle. Ça s’est fait comme ça!

COMMENT ON ÉCRIT DES CHANSONS COQUINES?

Lionel Aebischer – Juste pour compléter l’histoire, on avait déjà «Les filles d’Orvin», une chanson paillarde qui remportait un franc succès. Alors, on s’est dit qu’il y avait une demande. Pour revenir sur l’écriture, je crois que ces chansons sont le truc le plus difficile que j’ai écrit. Il faut toujours être sur le fil du rasoir, ne pas être trop vulgaire, ne pas être trop paillard. Du coup, je suis plus parti vers la subtilité, ça demande de la ressource. Parler de fesses de plein de manières différentes, c’était superintéressant.

D’AUTANT PLUS QUE C’EST SPONTANÉ. VOUS AVEZ FAIT DES ÉTUDES LITTÉRAIRES?

R. P. – Oui, il a fait des études…

Frédéric Erard – Mais il les a abandonnées, ses études littéraires! (Rire collectif.)

L. A. – J’ai fait un an d’uni, mais ce n’est pas là que j’ai appris. Je ne me pose pas plus de questions que ça, j’ai appris sur le tas. En tant que musicien, j’ai la mélodie qui vient avec le texte, c’est plus facile pour écrire. C’est probablement en écoutant les vieux de la chanson française, Didier Super ou Rammstein que c’est venu. (Rire collectif de nouveau.)

UNE FOIS QUE LES TEXTES SONT LÀ, COMMENT VOUS PROCÉDEZ POUR LA MUSIQUE?

F. E. – En gros, Lionel nous amène ses textes et ses mélodies de base et, avec Raf, on trouve la musique qui colle à ses idées.

R. P. – Parfois on tâtonne, mais il amène vraiment un squelette bien construit et on lui donne ses formes. (Il mime le pourtour d’un corps de femme, ils rient de bon cœur.)

COMMENT VOUS FAITES POUR ÊTRE SI DRÔLES AVEC DES PROJETS DÉCALÉS TOUT EN AYANT UN RENDU SI SÉRIEUX ET PRO?

R. P. – Sous nos airs de barbus sympathiques, quand on doit s’y mettre, on est de gros bosseurs. Comme on tourne tout le temps depuis cinq ans, on peaufine sans cesse.

L. A. – On a aussi des exigences par rapport à notre culture musicale et on a un vrai intérêt à faire les choses bien. Même si au final on a l’impression que l’on déconne.

R. P. – Oui, l’emballage est important, mais il faut qu’il y ait du fond.

VOUS AVEZ DÉJÀ JOUÉ EN FRANCE ET AU QUÉBEC. VOUS AIMERIEZ DEVENIR INTERNATIONAUX?

L. A. – On veut juste jouer régulièrement! Peut-être qu’un jour ça le fera en dehors de la Suisse romande, où l’on marche déjà bien, mais on ne court après rien.

R. P. – Ce qui est chouette c’est que l’on gère tout nous-mêmes avec Greg (ndlr: leur manager). Tout est fait maison.

F. E. – Oui, on inaugure des terrains de foot, comme on joue nos spectacles dans de beaux théâtres. Notre palette est large, on est ouverts à tout parce qu’on a du plaisir.

(Le Matin)

Créé: 09.08.2017, 12h24

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