Dimanche 16 juin 2019 | Dernière mise à jour 08:19

Sponsorisé Aux Garages: les artistes travaillent les portes ouvertes

Dans un Quartier du Flon en perpétuel développement, la lignée des Garages a refleuri en 2017.

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Ce contenu a été rédigé par le Commercial Publishing en collaboration avec Le Quartier du Flon

La Ligne Bleue - parcours artistique



La Ligne Bleue revient pour son édition printanière 2019 et vous convie à la découverte des espaces et lieux d’art principalement le long de la rue des Côtes-de-Montbenon.
15 acteurs de la scène artistique du Flon ouvriront leurs portes et dévoileront leur activité et leur nouvelle exposition au public curieux.
La soirée sera accompagnée de performances musicales et picturales tout au long du parcours.

Rendez-vous le 6 juin dès 17h!
Retrouvez La Ligne Bleue sur Facebook.

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Rénovés il y a un peu moins de deux ans, les Garages forment désormais une rangée contemporaine et esthétique. Leurs locataires sont autant issus du milieu artistique que des rangs des commerçants. Une mixité revendiquée par les propriétaires des lieux désireux d’insuffler un climat nouveau dans cette rue du Quartier du Flon. L’atelier Relief, fruit d’une collaboration nouvelle entre l’artiste Simon Kroug et le galeriste aux multiples casquettes Arnaud Lefebvre, est peut-être le meilleur miroir de cette dynamique.

«Simon passe ses vacances en Bretagne, d’où je viens. Et c’est une amie en commun qui nous a mis en contact. Puis je l’ai fait entrer dans ma galerie à Vannes dans le Morbihan, il y a une bonne dizaine d’années de cela», rembobine Arnaud Lefebvre. La naissance d’une belle et fructueuse amitié qui a fini par mener les deux hommes à une association à Lausanne, dans le Quartier du Flon.

Cette collaboration entre Kroug l’artiste et Lefebvre l’encadreur-galeriste oblige l’un et l’autre à un petit exercice de contorsionniste, chacun assurant la permanence du lieu, une semaine sur deux, malgré un agenda professionnel bien rempli et surtout, chacun développant de nouvelles aptitudes.

Une opportunité saisie

«C’était compliqué d’envisager l’Atelier Relief de manière pragmatique, concède Lefebvre. Les prix de location à Lausanne n’autorisent pas vraiment le fait que l’on se lance dans ce type d’activité avec zéro client assuré, c’est plus qu’hasardeux. Mais bon, comme Simon a bénéficié d’une offre de relogement aux Garages depuis son studio d'artiste dans les «Jumeaux» (ndlr: bâtiments industriels au nord du quartier) à cet emplacement avec une visibilité commerciale pour un prix relativement intéressant. On a sauté sur l’occasion et après 19 mois d’activité, on peut dire que c’est viable».

Bien sûr, tous deux ont dû consentir à des sacrifices et fournir des efforts. Ainsi, Simon Kroug, qui cherchait à se donner du temps pour la création, a, en contrepartie accepté d’apprendre sur le tas les métiers de galeriste et d’encadreur. Il doit de surcroît jongler entre ses présences au Flon et ses horaires scolaires. «Entre son activité de professeur d’arts plastiques et ses heures de permanence, il est vrai que Simon se tape des semaines de malade», relève son associé. Du côté d’Arnaud Lefebvre, les trajets Morbihan - Lausanne font désormais partie d’une routine imposée et incontournable. Au final et malgré ces aléas, chacun y trouve son compte… A condition bien sûr de ne pas se livrer à une analyse trop poussée des heures alignées.

Le bonheur des décisions partagées

«La vraie nouveauté pour moi c’est d’avoir un associé, s’enthousiasme le Breton. Cela comporte énormément d’avantages. On ne prend pas tout seul les décisions. C’est vraiment sympa de partager les points décisionnels. Et puis, avec Simon, on a chacun ses aptitudes. Moi je suis plus chiffres, et lui il est plus réseaux sociaux et création. Le seul petit inconvénient de notre association c’est que nous avons à peu près les mêmes goûts en matière d’art. Il faut qu’on s’en méfie un petit peu afin d’éviter de prendre tout le temps des artistes qui font la même chose.» Identifié, l’écueil devrait être aisément évité. Et le public qui rend visite au duo semble pour l’heure attester du bon équilibre des choix.

Il est vrai que l’aménagement des Garages facilite lui aussi les échanges: «Cette opportunité d’ouverture sur la rue est formidable. Dès qu’il fait beau on ouvre tout grand et notre atelier devient un espace de rencontre, s’enthousiasme Simon Kroug, le fait que nous fonctionnions aussi en tant que galerie interpelle les gens. Surtout que les pièces que nous proposons le sont à des prix abordables et qu’on peut les feuilleter dans nos cartables» précise-t-il.

Une curiosité pour le travail artisanal et manuel

«Chez Relief, l’ilot central c’est notre table de travail. Lorsque les portes sont ouvertes, les passants nous voient bosser. On leur dit bonjour. Ils sont moins intimidés que lorsqu’ils se trouvent face à une porte fermée et une sonnette et au loin, un type dans un coin devant un écran dont on ignore si on a le droit de déranger. Le fait de voir Simon les mains dans l’encre ou les miennes dans la colle, ça suscite aussi la curiosité pour le travail manuel et artisanal, renchérit Arnaud Lefebvre, Les gens ont une idée assez vague et assez éloignée de ce qu’est la gravure et là ils voient physiquement la matrice, les encrages, la machine.»

Et puis, d’émulation en émulation, le système pluridisciplinaire mis en place par le duo a pris tout son sens: «Tout à coup, les gens se rendent compte que Relief dépasse le cadre de la simple galerie. Et ils comprennent, par exemple, qu’on fait aussi de l’encadrement sur mesure. Il n’est pas rare qu’ils reviennent quelques jours plus tard avec une commande spécifique. En fait l’encadrement est notre activité principale», s’amuse un Kroug qui s’est pourtant fait un nom dans le monde artistique grâce à ses gravures. Dans l’espace dédié à la création sis au sous-sol du lieu, l’homme donne également des cours particuliers et intimistes mais néanmoins placés sous le signe de l’enthousiasme et de la convivialité.

L’ADN des Garages

Car ce sont bien ces valeurs qui donnent des ailes aux deux associés. Les deux hommes aiment à partager leurs passions et les travaux des artistes qu’ils exposent avec le quidam qui se prendrait à flâner sur la lignée des Garages du Quartier du Flon. «La population qui passe nous voir n’est pas uniforme. Il y a bien sûr les habitués des galeries d’art, mais pas seulement. En fait, il y a de tout!», précise Kroug. Comme le quartier a volontairement misé sur une mixité d'enseignes composée de galeries et de commerces, on y respire une atmosphère particulière. «On a même des jeunes, des très jeunes qui se risquent à entrer dans notre échoppe. C’est génial parce qu’ils posent des questions, s’intéressent à nos domaines d’activités. Certains nous ont même demandé si on prenait des stagiaires», s’émerveille-t-il.

Ouverture, curiosité, mixité, enthousiasme, partage: autant de termes complémentaires qui semblent parfaitement seoir à la lignée aux Garages et former son ADN.

Créé: 03.05.2019, 09h53

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