Lundi 21 octobre 2019 | Dernière mise à jour 21:37

Etats-Unis Facebook veut pouvoir lire dans nos pensées

Le patron du réseau social, Mark Zucker­berg, a dévoilé à Harvard qu'il voulait permettre aux utilisateurs de naviguer sur le net uniquement par la pensée.

Déjà un film contrôlé par la pensée

Selon les émotions - L'an dernier sortait «The Moment», premier film contrôlé par la pensée. Réalisé par le chercheur britannique Richard Ramchurn, spécialiste des interactions homme-machine, ce court-métrage de 27 minutes proposait des scènes qui variaient selon les émotions suscitées chez les spectateurs. Celles-ci étaient mesurées grâce à un casque à électroencéphalogramme (EEG).

Interview - Contrairement aux films interactifs, l'histoire était donc modifiée en continu, sans volonté explicite du spectateur. « Le film change en fonction de ce que vous pensez, et ce que vous pensez change le film. Celui-ci devient une partie de votre esprit, avait résumé son créateur dans une interview.


The MOMENT Trailer 2018 from AlbinoMosquito on Vimeo.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Penser à un personnage célèbre et voir immédiatement sa biographie s'afficher sur son écran d'ordinateur. Science-fiction? Plus pour longtemps. Car c'est ce à quoi travaille Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook. C'est ce qu'il a confié en février dernier à un parterre d'étudiants de Harvard aux USA, rapporte le site «Wired».

Il a expliqué que ses équipes travaillaient à développer une technologie permettant de surfer intuitivement sur le web via la pensée. Ceci grâce à une interface utilisant la réalité augmentée. Plus besoin par exemple de taper sur son clavier pour demander des infos sur le trafic, elles s'incrusteraient automatiquement sur l'image de l'autoroute qui vous intéresse. Idem si vous êtes en vidéoconférence: des infos sur les participants pourraient flotter en marge de leurs visages.

Va-t-on laisser Facebook entrer dans nos têtes?

Facebook est déjà capable de nous suivre à la trace via les GPS de nos smartphones ou des codes implantés dans notre navigateur Internet. Va-t-on vraiment le laisser entrer dans nos têtes? Zuckerberg en est persuadé.

Mais concrètement, il n'est pas question – pour le moment – de poser un implant dans notre cerveau, assure-t-il. «Ce ne serait pas une bonne idée», estime-t-il. «Si vous voulez construire quelque chose que tout le monde va utiliser, vous devez vous concentrer sur du matériel non invasif.» Il vise donc plutôt un espèce de «bonnet de douche» qui permettrait d'analyser les liens entre flux sanguins et activités cérébrales. Les informations seraient ensuite décodées et transmises à travers un casque de réalité virtuelle.

Ecrire cinq fois plus vite

Selon Mark Zuckerberg, les chercheurs peuvent déjà distinguer les cas où une personne pense à une girafe ou à un éléphant en fonction de son activité neuronale. Cette technologie permettrait même d'écrire uniquement par la pensée cinq fois plus vite que sur son smartphone, a-t-il expliqué.

Pour se justifier, le patron de Facebook a rappelé ce qu'il avait lancé en 2017 déjà. Nos cerveaux produisent assez de données pour diffuser quatre films HD par seconde. Mais le problème, c'est que nous diffusons les informations dans le monde avec la même quantité de données qu'un modem des années 80.

Créé: 08.03.2019, 19h49

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.