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Indonésie Fin de l'interdiction de l'application Telegram

Mi-Juillet, les autorités indonésiennes avaient limité l'accès à l'application de messagerie en raison de son utilisation par les réseaux terroristes.

(Image d'illustration) L'entreprise a promis de traiter plus rapidement les demandes de suppression liées au terrorisme. (Mardi 1 août 2017)

(Image d'illustration) L'entreprise a promis de traiter plus rapidement les demandes de suppression liées au terrorisme. (Mardi 1 août 2017) Image: AFP

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Les autorités indonésiennes ont annoncé mardi qu'elles allaient lever l'interdiction partielle du populaire service de messagerie en ligne Telegram. La société a accepté d'accélérer la suppression des contenus liés au terrorisme.

Suppression des contenus sensibles

Mi-juillet, l'Indonésie avait limité l'accès à Telegram à cause de la publication de contenus associés au radicalisme et au terrorisme, notamment des conseils pour assembler des bombes et préparer des attentats.

L'interdiction concernait uniquement l'accès à la messagerie en ligne sur ordinateurs. Les autorités avaient menacé de bloquer la totalité du service, également accessible via une application mobile.

Le fondateur de l'entreprise a désormais promis de traiter plus rapidement les demandes de suppression de ces contenus sensibles et de mettre en place une ligne directe avec le gouvernement, afin de gérer ces requêtes. La levée de l'interdiction devrait avoir lieu cette semaine, ont annoncé les autorités indonésiennes après avoir rencontré le fondateur de Telegram, Pavel Durov.

Haut niveau de cryptage

M. Durov a précisé que les demandes seront désormais gérées en quelques heures, alors que cela pouvait prendre jusqu'à 36 heures auparavant. Il a déclaré que Telegram s'engageait à travailler plus rapidement pour «fermer les contenus publics reliés (au groupe) Etat islamique et à l'apologie du terrorisme».

Réputé pour son haut niveau de cryptage, Telegram s'est déjà retrouvé dans le collimateur de plusieurs pays pour servir de moyen de communication à des groupes terroristes, mais aussi pour son refus de principe de communiquer les données de ses utilisateurs aux autorités.

L'Indonésie a subi ces derniers mois plusieurs attentats attribués au groupe Etat islamique (EI). En juin, un individu a notamment poignardé deux policiers dans une mosquée. Selon la police, il n'avait de lien avec aucune organisation terroriste, mais s'était radicalisé tout seul avec du matériel lu sur Telegram. (ats/nxp)

Créé: 01.08.2017, 16h14

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