Jeudi 21 novembre 2019 | Dernière mise à jour 07:21

High-tech Sonos sort sa première enceinte tout-terrain

Pour sa première incursion dans le monde nomade, Sonos ne fait pas les choses à moitié. La Move est une bête de puissance et s’auto-calibre en fonction de l’endroit où elle se trouve.

Move entend se frayer une place de choix dans le marché aussi dynamique que lucratif des enceintes portables.

Move entend se frayer une place de choix dans le marché aussi dynamique que lucratif des enceintes portables. Image: Sonos

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C’est bien connu, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. Et Sonos, leader des enceintes sans fil domestiques, n’entend pas faire partie de ceux-ci. Après avoir systématiquement refusé le Bluetooth sur ses appareils, jusqu’à s’en moquer allègrement dans certains clips publicitaires, le fabriquant américain revoit enfin sa politique pour la sortie de son nouveau bébé, Move, prévue le 24 septembre.

Quand Sonos se moquait du Bluetooth... Entre autres. C'était en 2016.

Normal, celui-ci entend cette fois se frayer une place de choix dans le marché aussi dynamique que lucratif des enceintes portables. Et pour ça, le Bluetooth est une condition sine qua non.

Celui-ci est donc désormais implémentée au cœur de l’engin, aux côtés d’une puissante batterie chargée de gérer l’une des enceintes les plus complètes du marché. Mais Sonos n’en oublie pas pour autant le WI-FI, connexion qu’il privilégie toujours à domicile, puisqu’elle permet de jouir de son fameux système Multiroom, permettant de diffuser de manière parfaitement synchrone la même musique sur plusieurs enceintes réparties dans un appartement. Le WI-FI permettra d’ailleurs aussi de profiter de la nouvelle version de TruePlay. Jusqu’ici, ce système de calibration automatique propre à la marque nécessitait l’emploi d’un smartphone que l’on promenait dans les moindres recoins d’une pièce afin d’analyser son environnement et permettre ainsi à l’enceinte, à travers l’application dédiée, de délivrer le meilleur son possible. Ici, la Move étant équipée de 4 microphones, la calibration se fait automatiquement. Déplacez l’appareil d’une pièce à l’autre, et après 30 petites secondes nécessaires au traitement du nouvel environnement, la performance audio sera ré-étalonnée en conséquence. Diablement efficace!

Portable, mais pas loin

Côté design, les aficionados de la marque ne seront pas dépaysés. Les angles légèrement arrondis et la fine grille entourant l’enceinte font partie de l’ADN de la marque. Un style toujours tout en sobriété, donc. Seule la couleur – noire – est un peu plus claire qu’habituellement. Probablement pour éviter de trop chauffer au soleil. Au sommet, on retrouve les commandes tactiles permettant d’augmenter ou de baisser le volume, de passer à la plage suivante ou précédente, de mettre sur pause, ainsi que la possibilité d’activer ou de couper le microphone – on va revenir sur ce dernier point. A l’arrière, on y trouvera un bouton pour associer l’enceinte à son smartphone à la toute première utilisation, un autre pour basculer entre WI-FI et Bluetooth et un dernier servant à la mise en route et l’extinction. D’un clic, ce dernier permet de passer en mode veille afin de préserver la durée de la batterie. En cas d’inactivité, elle se met de toute façon en veille au bout de 10 minutes, et s’éteint complètement au bout de 30.

Attention, en tant qu’enceinte portable, avec ses 24cm de haut, 16 de large et 3kg sur la balance, elle est considérablement plus volumineuse que ses consœurs sur le marché. Grace à sa poignée dorsale – une grande encoche creusée dans la masse –, on l’agrippe pourtant facilement pour la déplacer dans le jardin, sur la terrasse, ou encore dans la salle de bain (classée IP56, elle résiste aux éclaboussures d’eau et de poussière). Mais on ne fera pas forcément des kilomètres avec. Et elle ne se prête pas non plus à être négligemment glissée dans sa valise au moment de partir en vacances.

Rayon autonomie, Sonos annonce 10 heures. Pas de quoi sauter au plafond quand on voit certains de ses concurrents atteindre facilement le double, mais elle semble au moins tenir ses engagements. On a en effet atteint un peu plus de 12h en mode WI-FI, à un volume sonore relativement soutenu (et l’on sait que plus le volume est élevé, plus la batterie se décharge rapidement). A l’utilisation, on pourra donc opter pour une écoute en mode nomade, mais aussi la poser sur son socle de recharge sans fil (un simple arceau en réalité, dans lequel l’enceinte se glisse aisément), ou encore la brancher en USB-C (câble non fourni). Bon point pour Sonos, le speaker a été conçu de manière à pouvoir remplacer la batterie lorsque celle-ci perdra en efficacité (pas avant 3 ans en usage quotidien, ou après 900 charges, estime le constructeur).

Commandes vocales absentes en Suisse

Passons maintenant au rendu sonore. L’appareil est composé d’un woofer de 10cm sur lequel vient se poser un tweeter chargé de diffuser le son à 180°, chacun étant doté de son propre amplificateur. En WI-FI, il en résulte un son extrêmement dynamique et, de part sa puissance, la Move diffuse efficacement le son même dans une pièce de bonne dimension. Le rendu des voix est impeccable et l’on pourra pousser le volume assez loin sans noter de distorsion. Malgré le tweeter dédié, les aigus sont toutefois un poil en retrait. Quand aux basses, avec le Loudness activé, on les a trouvées un peu trop présentes. On serait donc tenté de le déconnecter (en passant par l’égaliseur, dans l’application dédiée), d’autant plus que dans cette configuration, le son gagne alors en précision, mais du coup, perd du peps. On laissera à l’utilisateur le soin de régler ce dilemne… Quant au mode Bluetooth, il est un rien moins performant. Mais de manière si minime qu’on ne fera guère la différence en extérieur, là où il est censé être utilisé. Mais là encore, son dynamisme et sa puissance devrait faire oublier ces quelques défauts. On regrette juste que l’enceinte se contente de fonctionner sur les modes audio standards, à savoir les codecs AAC et SBC, sans s’aventurer dans la haute résolution. Pour un appareil de ce prix (CHF 429.-), on aurait apprécié au moins une compatibilité aptX, voire LDAC.

Mais revenons à ce micro dont on vous parlait plus haut, activable ou désactivable depuis la plateforme tactile… Car l’enceinte est censée être également pilotable de la voix, compatible avec Google Assistant et Alexa. Problème: en Suisse, seul le premier est officiellement disponible, et ce depuis peu. Mais au moment de notre test, Sonos n’avait pas encore mis à jour son application et les paramètres de gestion des «assistant vocaux» faisaient cruellement défaut. Selon la marque, leurs équipes travaillent d’arrache-pied pour corriger le tir, mais impossible de savoir quand la fonction sera opérationnelle. A terme, on pourra donc se servir de l’appareil comme d’une enceinte Google Home, pour écouter son fil d’actualité, commander l’éclairage connecté de sa maison ou encore, bien entendu, piloter directement sa musique, notamment à travers nos comptes Spotify ou autre Tidal.

Le mode Multiroom, lui, fonctionne par contre toujours aussi bien. La Move se connectera donc ainsi parfaitement à une Sonos One, une Sonos Play, ou même la petite dernière de la famille, née d’une collaboration avec Ikea, la Symfonisk, que l’on trouve d’ailleurs au catalogue du géant suédois (entre 129.- et 199.-, selon le modèle).

Christophe Pinol

Créé: 24.09.2019, 18h50

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