Lundi 18 mars 2019 | Dernière mise à jour 20:56

Allô? Test du Galaxy S10+: un choc au sommet

La nouvelle gamme S10 est disponible depuis vendredi dernier. Nous avons eu entre les mains le modèle haut de gamme: une vraie bête de compétition malgré quelques menus défauts.

Vidéo: Samsung/YouTube

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On l’attendait avec impatience, ce Galaxy S marquant les 10 ans de la gamme. Avec l’iPhone X, il y a 18 mois, Apple avait réalisé une petite révolution à l’occasion du même anniversaire et quelque part, on rêvait à la même audace du côté de Samsung.

Mais avec ce Galaxy S10, disponible depuis vendredi dernier, on reste en terrain connu. Un appareil fidèle à l’ADN de la marque coréenne, notamment avec son écran subtilement incurvé sur les bords et un design qui ne varie pas fondamentalement… Un changement dans la continuité, comme on a l’habitude de dire dans ces cas-là. Bien sûr, les innovations sont là: la charge inversée, un triple module photo très efficace, un capteur d’empreintes digitales sous l’écran… Mais peut-être Samsung s’est-il simplement tiré une balle dans le pied en dévoilant quelques jours avant le Mobile World Congress de Barcelone, il y a une quinzaine de jours, à la fois ce nouveau modèle et le Galaxy Fold, son smartphone pliable, lui, franchement révolutionnaire pour le coup. Car c’est lui, la véritable star qu’on aimerait maintenant avoir entre les mains pour les 10 ans de la marque. Il faudra malheureusement patienter encore quelques mois…

Revenons donc à notre S10, décliné cette année en 3 versions – S10e, S10 et S10+ – qui se différencient principalement par leur taille (respectivement de 5.8, 6.1 et 6.4 pouces) et leur prix puisqu’ils démarrent à CHF 779.-, 929.- et 1029.- dans leur version 128 Go. Et encore, Samsung annonce un modèle 5G avec un écran encore plus imposant (6.7 pouces) accompagné d’un capteur photo supplémentaire pour cet été. Mais c’est une autre histoire. Pour notre test, c’est le S10+ que nous avons eu entre les mains.

Une nouvelle référence en termes d’écran

Attaquons-nous d’emblée au nouvel écran de la gamme, baptisé Infinity O, une superbe dalle OLED (format 19.9:9, soit un peu plus allongée que le S9) avec définition QHD+ qui occupe dorénavant quasiment toute la surface de l’appareil (93,1% nous souffle la marque). Pour résoudre le problème du capteur photo en façade, Samsung a d’ailleurs réalisé une petite prouesse technologique en perçant un trou dans le coin supérieur droit de l’écran, solution moins imposante que l’encoche retenue par la plupart des fabricants mais en fin de compte tout aussi gênante. En dehors de ça, les couleurs sont splendides et le constructeur affirme que son écran est capable d’atteindre une luminosité de plus de 1000 cd/m2 – énorme en termes de smartphone – en plein soleil, de quoi assurer une utilisation sans aucun souci de visibilité. La dalle est également équipée d’un système HDR haut de gamme, le HDR10+ (une première pour un téléphone mobile), permettant une belle lisibilité aussi bien dans les noirs profonds que dans les zones très lumineuse. On ne va pas vous mentir, l’image nous a éclaté la rétine et compte sans aucun doute parmi ce qui se fait de mieux sur le marché. Couplé avec un dos en verre et un cadre en métal d’une finition exemplaire, l’appareil en jette.

Autre point fort de cette nouvelle mouture, l’ajout d’un troisième objectif photo à ceux de la précédente itération. Le capteur principal de 12 mégapixels à ouverture variable (f/1.5 – f/2.4) et le téléobjectif de 12 Mpx avec zoom optique 2x (f/2.4) sont dorénavant rejoints par un capteur grand angle de 16 Mpx offrant un champ de vision de 123° (f/2.2). Trois icônes affichées sur l’écran permettent de passer de l’un à l’autre d’un simple clic. D’une simplicité enfantine pour une efficacité redoutable.

Le piqué de l’objectif principal est impeccable, Samsung a fait beaucoup de progrès dans la fidélité des couleurs et le grand angle est vraiment pratique lorsque le recul n’est pas suffisant pour immortaliser une scène, même s’il a tendance à créer un effet fish-eye un peu prononcé. On notera aussi un mode «Bright Night» permettant d’apporter une clarté saisissante – mais uniquement avec le capteur principal – à une image prise dans le noir quasi complet. Avec certes, beaucoup de «bruit», mais de manière vraiment efficace.

Le mode portrait, lui, propose de garder le sujet principal en couleur quand tout le reste est en noir et blanc. Une fonction empruntée au Huawei Mate 20 Pro mais toutefois ici bien moins gérée. Dommage. Notons enfin deux autres capteurs photos à l’avant du S10+, l’un dédié à la prise de vue, l’autre chargé d’analyser la profondeur de champ. Idéal pour des effets bokeh très réussi.

Capteurs biométriques corrigé

Autre nouveauté, le capteur d’empreintes digitales, jusqu’ici situé à l’arrière de l’appareil, migre à l’avant pour se glisser sous l’écran (comme le dernier Huawei) en faisant appel à une technologie à ultrasons. Elle est censée être plus sécurisée, puisque permettant de visualiser nos doigts en 3D, contrairement au 2D des capteurs optiques classiques. En pratique, le système a commencé par se révéler un poil plus lent et un brin capricieux avant qu'une mise à jour, qui s'est signalée à nous le 12 mars, ne vienne régler ces deux problèmes.

Une mise à jour et le détecteur d'empreintes digitales s'en est trouvé grandement amélioré.

A noter que la technologie n’étant pas compatible avec tous les films de protection de dalle disponibles sur le marché, Samsung a préféré équiper nativement ses terminaux avec son propre film, plutôt que de se mettre à dos les adeptes de ce type d’accessoire. Tant mieux pour eux…

La marque en profite pour laisser tomber le scanner d’iris et propose plutôt un déverrouillage par scan du visage mais qui ne fonctionne qu’en 2D. Autrement dit, avec un niveau de faible sécurité puisqu’une simple photo du visage de l’utilisateur (on a testé en affichant notre bouille sur l’écran d’un second smartphone) suffit à le déverrouiller.

Concernant la batterie, avec ses 4100 mAh, elle ne manque pas d’atouts puisque, en plus d’une autonomie très confortable (l’appareil tient facilement la journée), elle offre une nouvelle fonctionnalité: la recharge sans fil inversée. Il suffit de retourner son smartphone et d’y poser un appareil compatible pour recharger ce dernier. Pratique pour dépanner un copain équipé par exemple d’un iPhone X ou redonner un coup de peps à ses nouveaux écouteurs Galaxy Buds arrivés en fin de course.

Une interface métamorphosée

On apprécie aussi la nouvelle interface de la surcouche One UI: belle refonte esthétique avec de nouvelles icônes plus lisibles. Mais celle-ci introduit aussi des fonctionnalités inédites plutôt réussies, comme le Dark Mode, pour une utilisation nocturne moins fatigante pour les yeux, mais aussi moins énergivore, ou encore ces notifications que l’on appelle désormais en deux temps, une partie d’un premier glissement du haut vers le bas, et le reste d’un second swipe.

Rayon petites surprises, on salue l’initiative de la marque de maintenir la prise jack, à la différence de presque tous ses concurrents, tout comme le beau travail opéré sur les haut-parleurs signés AKG. Ils délivrent non seulement un son puissant mais également une spatialisation très immersive en mode Dolby Atmos, séquence YouTube test à l’appui. Petite déception, par contre, du côté du bouton power. Placé trop haut sur le côté droit de l’appareil, il ne tombe plus naturellement sous le pouce et exige d’étirer inutilement ce dernier.

En conclusion, Samsung propose là un appareil à l’équipement impeccable malgré quelques menus défauts et une addition qui peut se montrer salée: la version 1 To grimpe par exemple à CHF 1629.-. Naviguant grosso modo dans les mêmes eaux que l'iPhone 10 Xs Max, il entrera en compétition encore plus frontale (écosystème Android) avec le nouveau vaisseau amiral de Huawei qui sera présenté plus en détails d’ici quelques jours. (Le Matin)

Créé: 12.03.2019, 11h10

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