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Suisse Les banques n'utilisent pas assez les nouvelles technologies

Une enquête de la Haute école spécialisée de Lucerne affirme que les banques suisses hésitent à passer au tout numérique.

Si le besoin de rattrapage reste considérable, les opportunités de communication virtuelles sont, elles, immenses, estime Andreas Dietrich, responsable de l'enquête.

Si le besoin de rattrapage reste considérable, les opportunités de communication virtuelles sont, elles, immenses, estime Andreas Dietrich, responsable de l'enquête. Image: Keystone

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Les banques suisses de détail hésitent à passer au tout numérique, selon une enquête de la Haute école spécialisée de Lucerne publiée jeudi 20 novembre. Les instituts financiers auraient pourtant intérêt à exploiter davantage les nouvelles technologies et formes de communication mobile.

«La numérisation de l'interface client doit devenir partie intégrante des modèles d'affaires», soulignent les auteurs. Faute de quoi, les banques s'exposent à ce que les concurrents directs ou les prestataires extérieurs à la branche, tels que les courtiers en hypothèques, Google, Facebook ou Paypal, répondent mieux aux exigences de la clientèle de demain.

Si le besoin de rattrapage reste considérable, les opportunités de communications virtuelles sont, elles, immenses, estime Andreas Dietrich, responsable de l'enquête. Il cite par exemple la messagerie instantanée (webchat), le conseil par vidéo, les médias sociaux, les services bancaires mobiles ou les alertes via le téléphone portable en cas d'un problème avec le compte.

Quelques réserves

Les chercheurs ont en outre réalisé un sondage auprès de plus de 400 clients sur la question des paiements mobiles. Les répondants se déclarent tout à fait disposés à utiliser les nouvelles technologies, en dépit de quelques réserves quant à la sécurité et à la protection des données.

Ainsi, près de deux tiers d'entre eux peuvent s'imaginer à l'avenir payer via leur téléphone portable. Pour un tel service, ils préféraient d'ailleurs avoir affaire à leur propre banque - une chance à saisir - plutôt qu'à Google ou à Apple.

Bonne note pour la BCF

Pour la troisième fois, les chercheurs ont encore évalué 91 banques de détail helvétiques (sans UBS et Credit Suisse) à l'aune de leurs chiffres clés de 2013. Comme en 2012, la banque cantonale des Grisons (GKB) arrive en tête du classement et se distingue pour le rendement des capitaux, le ratio coûts/revenus et le financement par des fonds propres.

Ses homologues du canton de Schwytz et Appenzell suivent à la 2e et 3e place respectivement. Sur la durée toutefois, à savoir pour la période allant de 2009 à 2013, c'est la Banque cantonale de Fribourg qui remporte haut la palme, grâce à un rapport charges/revenus particulièrement faible. (ats/nxp)

Créé: 20.11.2014, 23h27

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