Lundi 20 novembre 2017 | Dernière mise à jour 02:55

Téléphonie Samsung voit grand avec ses Galaxy S8 et S8+

Dix jours avant sa sortie, nous avons pu tester le nouveau «flagship» coréen. Son écran panoramique et quasi sans bordure fait toute la différence

Samsung a ici opté pour un format inhabituel de 18,5:9, qui apporte son lot d’avantages mais aussi d’inconvénients.

Samsung a ici opté pour un format inhabituel de 18,5:9, qui apporte son lot d’avantages mais aussi d’inconvénients. Image: dr

Un format plus allongé... auquel les applications devront s'adapter

De l’habituel format 16:9 de la plupart des smartphone, Samsung est ici passé au 18,5:9, soit un format bien plus allongé. Et le changement n’a rien d’anodin: il va forcément falloir qu’applications et séquences vidéo s’y adaptent. Or ce n’est pas encore le cas et la plupart proposent donc soit un contenu tronqué – l’image est agrandie pour s’ajuster en largeur, mais en perdant donc une portion en haut et en bas –, soit en ajoutant des bandes noires à droite et à gauche de l’écran pour retrouver l’ancien format.

Autrement dit, l’expérience utilisateur n’est pas optimale. Mais Google a pris le problème au sérieux en engageant les développeurs à mettre l’accent sur ce nouveau format.

A l’heure où nous effectuons notre test, le moteur de recherche Google est, par exemple, optimisé et s’affiche sur toute la largeur de l’écran. Ce qui n’est pas le cas de Google Chrome, Youtube ou Facebook. Ainsi, une séquence en cinémascope visionnée sur Google prend toute son ampleur et s’ajuste sans déperdition de qualité à la totalité de l’écran. Les bandes noires en haut en bas, habituellement assez marquées, deviennent quasi inexistantes. Mais, surtout, le mode plein écran donne alors accès à une toute nouvelle navigation tactile. En plein visionnage, il suffit de glisser son index de haut en bas sur la moitié droite de l’écran pour faire varier le volume; idem sur la moitié gauche pour ajuster la luminosité, et à l’horizontale pour avancer ou reculer dans la séquence.

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Rarement un smartphone aura suscité autant d’attente que le nouveau Samsung Galaxy. Disponible en deux versions à partir du 28 avril (et même dès le 20 pour les précommandes), le S8 et S8+ a déjà fait couler beaucoup d’encre. Il faut dire que le géant coréen a savamment fait monter la pression ce coup-ci, en laissant filtrer ces derniers mois d’alléchantes prouesses technologiques, histoire de faire oublier le fiasco du Note 7.

Aujourd’hui, nous voilà avec le S8 dans les mains depuis déjà quelques jours pour un test approfondi. A noter qu’en dehors de la taille (un écran de 5,8 pouces pour notre modèle et 6,2 pour le +), d’une batterie plus puissante pour ce dernier (3500mAh contre 3000) et, bien entendu le prix (899 fr.- contre 799 fr.), la configuration des deux modèles est identique.

Un écran qui voit très grand.

Un S8+ tout en hauteur.

Au déballage, plutôt que son écran incurvé sur les côtés rappelant le S6 et le S7 Edge, le S8 frappe surtout par son aspect tout en longueur. Car Samsung a ici opté pour un format inhabituel de 18,5:9, qui apporte son lot d’avantages mais aussi d’inconvénients (voir ci-dessous). Mais le nouveau «flagship» du constructeur coréen prend en fait toute son ampleur une fois allumé. Avec un affichage recouvrant le 83% de la surface de l’écran, sans bordures à l’exception d’une zone minuscule en haut et en bas, l’effet est juste bluffant. Les bords plongeants, à droite et à gauche, lui donnent une ligne diablement sexy. La dalle Super AMOLED, dotée d’une résolution de 2960x1440 points et d’une fonction HDR boostant les contrastes, affiche des détails d’un piqué impressionnant et de superbes couleurs. Et au niveau de la prise en main, très confortable, le haut de l’écran n’est pas si difficile à atteindre du pouce. Du moins avec une grande main.

Pour se faire une idée plus précise du côté compact de l’appareil, il suffit de le placer à côté d’un iPhone 7, doté pour rappel d’un écran de 4,7 pouces. A largeur identique, et juste 1cm de plus en longueur, l’écran du S8 est non seulement plus grand que celui de l’iPhone 7 mais aussi du 7+! Quant au format en hauteur, le coréen l’exploite avec efficacité en permettant de diviser l’écran en trois parties distinctes afin de visionner une vidéo dans la partie supérieure, tout en gardant un œil sur un tchat et en affichant le clavier pour y répondre. Efficace.

Boutons en mode virtuel

Mais pour mettre en place ce nouvel écran «borderless», il a néanmoins fallu faire le ménage. Adieu les touches «Home», «Retour» et «Multitâches» que l’on trouvait jusqu’ici en bas de l’écran. Du moins dans leur version physique car toutes trois passent en mode virtuel, intégrées à l’écran. Dotées d’un retour haptique, elles émettent donc maintenant une légère vibration lorsqu’elles sont sollicitées. Samsung nous laisse même le choix d’intervertir «Retour» et «Multitâches» à droite ou à gauche de «Home».

Tryptique biométrique

La disparition physique de ce dernier entraîne toutefois aussi celle du lecteur d’empreintes digitales sur la face avant. On sait que Samsung avait, à l’origine, prévu de le conserver au même endroit, avec une nouvelle technologie capable de scanner l’empreinte à travers l’écran. Mais les résultats n’ayant pas été concluants, le constructeur avait dû, en catastrophe, lui trouver un autre emplacement: sur la face arrière, juste à côté du capteur photo. Alors oui, on va forcément mettre plus d’une fois nos gros doigts sur l’objectif plutôt que sur le lecteur d’empreintes. Mais Samsung a trouvé la parade: nous prévenir à travers l’application photo lorsque l’objectif est sale. On aura par ailleurs toujours la possibilité de se rabattre sur le scanner d’iris si l'on préfère, dont le traitement a visiblement été amélioré depuis le Galaxy Note 7; en tout cas pour les porteurs de lentilles de contact.

Cette fois, à défaut d’être vraiment instantané, le déverrouillage fonctionne bien. Ou alors on peut opter pour le nouveau système de reconnaissance faciale, plus rapide mais aussi moins sécurisé (une chaîne YouTube a déjà démontré que l’appareil pouvait être débloqué à l’aide d’une simple photo portrait de l’utilisateur présenté face à la caméra). Reste qu’aucun de ces systèmes ne permet d’ouvrir son appareil lorsqu’il est posé à côté de nous, sur une table, et qu’on veut jeter un simple coup d’œil à son contenu. Pas forcément pratique.

Capteur photo décevant mais interface bien pensée

Pour le bloc photo, pas de surprise: on retrouve le même capteur 12 Mpx à ouverture f/1.7 que le précédent modèle. L’appareil est toutefois censé profiter d’un nouveau processeur améliorant les prises de vues en enregistrant trois clichés et en tirant parti du meilleur d’entre eux. Mais, à l’arrivée, même si la définition est plutôt bonne, les photos manquent à notre avis de contraste, le système ayant tendance à aplatir le rendu, que ce soit en plein jour ou en faible luminosité. Samsung affirme que des améliorations logicielles viendront embellir le tout. On demande à voir.

Le S8 filme par contre dorénavant en 4K et le capteur avant passe à 8 Mpx tout en gagnant un autofocus, assurant une mise au point automatique basée sur la reconnaissance faciale. Mais c’est au niveau de l’interface qu’on retrouve le plus de nouveautés. Le zoom est ainsi désormais réglable du pouce, en glissant simplement le déclencheur à droite ou à gauche. Très pratique. Tout comme la possibilité de passer en mode selfie d’un simple balayage vers le haut sur l’écran. Un «swipe» à droite donne accès aux différents modes (panorama, timelapse, pro…), et à gauche à toute une série de filtres (notamment des trucages pour selfies inspirés de SnapChat).

Du lourd sous le capot

En autonomie, même si la batterie est inférieure au S7 Edge (3000mAh contre 3600) alors que le S8 est forcément plus gourmand avec ses performances accrues, l’appareil tient assez facilement la journée. Merci à la nouvelle puce Snapdragon 835, qui doit effectuer ici quelques petits miracles. On apprécie la recharge rapide (de 0 à 100% en 1h30) ainsi que la mémoire extensible à 256 GB avec une carte SD (64 GB sans). A noter que des casques intra-auriculaires de bonne qualité figurent aussi au menu.

Un assistant virtuel… aux abonnés absents

Reste Bixby. On attendait beaucoup du nouvel assistant intelligent maison, censé se mesurer à Google Assistant, Cortana ou Siri, le tout en plusieurs fonctionnalités. Sauf que le plus attendu, son assistant vocal, ne sera finalement pas opérationnel à la sortie, aussi bien en anglais qu’en français (comptez le 3e trimestre 2017 pour la langue de Molière). On se rabattra alors sur «Bixby View», qui s’appuie sur des services partenaires pour générer des informations sur des objets pris en photo. Plutôt anecdotique.

Plus intéressant, «Hello Bixby» se propose de hiérarchiser nos notifications selon nos habitudes. L’appareil va ainsi nous proposer une sélection de news en fonction de nos intérêts personnels, afficher en premier lieu les SMS quand on a l’habitude de consulter ces derniers plutôt que les mails, ou encore nous donner automatiquement la durée d’un trajet qu’on a l’habitude de parcourir. (Le Matin)

Créé: 19.04.2017, 09h48


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