Dimanche 29 mars 2020 | Dernière mise à jour 23:51

Interactif Les jeux qui ont retenu notre attention cet été

Juste avant que la saison des blockbusters ne commence, il reste de la place pour des expériences, disons, différentes. Notre sélection.

ReCore, un jeu d'action-aventure conçu par les membres clés derrière la franchise «Metroid Prime».

ReCore, un jeu d'action-aventure conçu par les membres clés derrière la franchise «Metroid Prime». Image: DR

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Il y a une vie à côté des superproductions ludiques telles «Fifa», «Battlefield» ou «Call of Duty». Avant l'arrivée de ces monstres, résumé des épisodes précédents.

ReCore (Xbox One et Windows 10)

C'est nouveau, ça vient de sortir et c'est un titre exclusif des écuries Microsoft. ReCore aurait souffert d’être promu et vendu en tant que gros titre triple A. Ce n’est pas le cas, le jeu ne coûte que 40 francs malgré une réalisation à la hauteur des productions ambitieuses. Sur une planète en terraformation, Joule, fille d’un papa scientifique, se réveille et, accompagnée d’un chien robot, explore un environnement désertique gardé par des machines prédatrices. Bien que le jeu est très occidentalisé, la patte de Keiji Inafune, créateur de la saga Metroid chez Nintendo, est reconnaissable et la combinaison de divers genres vidéoludiques (exploration, combats, plateforme, récolte d’objets à combiner, et énigmes) concilie l’ancien au moderne. C’est à la fois le prix et la limite d’une aventure qui reste recommandable sans pour autant susciter un enthousiasme exubérant.

Bound (PS4)

Au salon E3 de Los Angeles (en juin dernier), il n'y avait pas besoin de jouer des coudes chez Sony ou de se livrer à de quelconques bassesses pour obtenir 5 minutes avec un développeur derrière une porte sévèrement gardée. Bound était juste posé là, sur sa station PS4, à attendre gentiment que quelqu’un daigne se saisir de la manette PlayStation. Alors petit jeu, certes, mais proposant une combinaison harmonieuse d’élégance, de jouabilité et de singulières beautés. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de prendre les commandes d’un avatar qui se déplace constamment comme une danseuse étoile, chacun de ses mouvements étant des plus gracieux. Un bon compromis entre originalité artistique et gameplay solide. Et puis cela change de Gears of War.

Obduction (PC)

Le créateur de Myst et de Riven est de retour avec un grand jeu casse-tête visuellement éblouissant. Il aura fallu s’abreuver à la plateforme de financement participatif Kickstarter et convaincre un nombre suffisant de contributeurs pour pouvoir mener le projet à terme. Ça, c'est fait. Obduction est sorti il y a quelques semaines sur PC, sur Steam en particulier. Et nous voilà plongé dans un monde rempli de mystère, visiblement une région sous cloche dans laquelle survivaient des humains mystérieusement enlevés par une force extraterrestre. Dernier «invité» en date, vous découvrez un village fantôme, des portes fermées, des mécanismes bizarres, un arbre gaien, une centrale électrique, un grognon qui bricole dans son atelier et qui vous demande de l’aider mais qui ne vous aide guère en retour, des rayons lumineux, des ascenseurs, des codes… Bref, le bonheur total pour qui aime se gratter le cerveau dans un univers insolite et grandiose. On ne dira pas que la dernière partie, bâtie sur d'incessants sauts spatio-temporels, nous a fabuleusement plu (principalement du fait des temps de chargement) mais le plaisir de retrouver la Rand Miller’s touch est intact.

The Turing Test (Windows et Xbox One)

Voici un autre jeu prise de tête mais qui lorgne clairement du côté de Portal. Vous êtes une scientifique envoyée dans une base humaine sur Europe, lune de Jupiter, pour découvrir ce qui est arrivé à une équipe qui ne donne plus de signes de vie. Vous êtes accompagnée par une aimable intelligence artificielle qui vous guide dans l’oreillette et qui vous livre quelques réflexions sur ce qui différencie l’Homme de la machine au début de chaque nouveau puzzle physique. L’un et l’autre étant liés, la découverte du pot au rose n’en est que plus intéressante. Une remarquable combinaison de narration et de problèmes à résoudre dont le défaut le plus ennuyeux pour les non-anglophiles est de ne pas encore bénéficier d’une version française.

Abzû (PC, PS4)

Abzû se passe sous l’eau. Abzû est avant tout contemplatif. Abzû est court (une bonne après-midi devrait suffire)... Mais pas une seule seconde nous n’avons regretté le nouveau voyage ésotérique auquel nous convie le créateur de Journey et de Flower, chefs-d’oeuvre du jeu onirique. Une fois de plus, elle n’est pas jolie, jolie, l’empreinte de l’homme sur la Nature. Les quelques rares niveaux dans lesquels l’avatar risque sa peau le démontrent. Une réalisation (sonorisation et musique comprises) fabuleuse.

En guise de piqûre de rappel, rappelons le fascinant voyage latéral que nous propose Inside depuis le début de l’été. On en avait dit le plus grand bien ici.

Créé: 15.09.2016, 15h13

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