Mercredi 18 septembre 2019 | Dernière mise à jour 19:20

Jeu vidéo La hache de Kratos dans l’œil des gamers

Dans «God of War», le fils de Zeus sort de sa retraite, forcé par les Dieux nordiques. Une exclusivité PS4 de premier plan.

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On espérait un jeu à la hauteur de« Horizon Zero Dawn», une des grosses exclusivités pour la PlayStation 4 de 2017, on a pas été déçu. «God of War», millésime 2018, est du même tonneau.

Ce n'est certes pas une nouvelle franchise vidéoludique comme l'était le bébé de Guerrilla Games mais c'est tout comme. Avec ce titre, Santa Monica Studio a compris que la série née avec la PlayStation 2 avait épuisé tout son potentiel et commençait à tourner en rond. Le temps était donc venu de tout réécrire sur une nouvelle ardoise . Les combats bestiaux de Kratos, éliminateur des Dieux et des Titans de la Grèce antique, laisse donc place à un jeu d'aventure-action plus scénarisé, plus posé, en un mot plus adulte. Ce qui ne veut pas dire que la sauvagerie de Kratos ne s'exprime pas avec le même sens du spectacle que les épisodes précédents mais la voici mieux encadrée dans une dramaturgie plus charnue.

Après avoir vaincu en Grèce, Kratos s'est exilé dans le Nord. Il a pris femme, fondé une famille pour vivre en homme retiré du monde. Devenu veuf et repéré par les Dieux locaux, le voilà contraint d'abandonner son exil volontaire et de repartir au combat. Il est cette fois accompagné de son jeune fils à qui il enseignera sa rage de vaincre tandis que le rejeton lui permettra de ne pas perdre ce qui lui reste d'humanité. Équilibre intéressant et finement mené au cours des longues heures d'explorations, de progressions, de petits casse-têtes et de combats homériques.

Une bande-annonce narrative de «God of War»

Qualifier «God of War» de chef d'oeuvre, comme l'ont fait bon nombre de critiques enthousiastes à sa sortie la semaine dernière, nous semble cependant exagéré. Malgré une réalisation technique digne des plus belles productions vidéoludiques actuelles, le jeu n'est pas sans défauts, une carte qui aurait par exemple gagnée à être plus lisible ou un Kratos qui a la plupart du temps les pieds arrimés au sol et qui bute ainsi sur des obstacles qu'un enfant franchirait dans la vraie vie. A défaut, GoW n'en reste pas moins un opus majeur à placer à la hauteur d'autres exclusivités Sony telles «Horizon Zero Dawn» ou «Uncharted» mais aussi au niveau de grands titres multiplateforme tels «Assassin's Creed Origins» ou «Rise of the Tom Raider».

«God of War» est aussi une éclatante expression du succès de la politique de Sony Interactive Entertainment entamée il y de longues années. Une politique qui consiste à avoir su s'associer les talents de studios de premier plan pour créer d'ambitieuses exclusivités qui, désormais, sortent avec la régularité du métronome.

Créé: 25.04.2018, 07h10

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