Vendredi 20 octobre 2017 | Dernière mise à jour 15:57

Avant-première On a joué à «Assassin’s Creed Origins»

Ubisoft a dévoilé à Londres une portion de l’Egypte antique qui servira de cadre à sa dernière superproduction vidéoludique. Par Osiris, ça en jette.

Assassin's Creed, dix ans déjà


Jean Guesdon, directeur créatif pour Ubisoft, revient sur les épisodes marquants de la saga.

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Dix ans, comme le temps passe. En 2007, Ubisoft faisait un pari audacieux, celui de marier la grande Histoire au jeu d’action acrobatique en monde ouvert. Cela se passait au XIIe siècle, à l’époque de la Troisième croisade. En une décennie, les studios de l’éditeur ont produit six épisodes majeurs et quelques moutures plus modestes qui ont constitué une des plus solides franchise vidéoludique jamais créée.

Une bande-annonce du jeu.

Jeudi dernier, à Londres, la firme d’Yves Guillemot a donné l’opportunité aux influenceurs et médias spécialisés de découvrir une portion de l’Egypte antique qui a été modélisée pour «Assassin’s Creed Origins». Un épisode anniversaire doublement crucial sur les épaules d’un jeu qui doit absolument proposer un gâteau digne de ses dix bougies et doit aussi contribuer, par son succès, à l’indépendance d’Ubisoft qui subit depuis désormais de nombreux mois les manœuvres du géant Vivendi pour en prendre le contrôle. Jusqu’ici sans succès.

Un aperçu des bords du Nil

C’est sur des kits de développement de la Xbox One X, la version survitaminée de la Xbox One attendue le 7 novembre prochain, qu’un nouveau membre de la saga – Bayek – a pris vie sous nos impulsions. Deux ans après un «Assassin’s Creed Syndicate» plus moderne, car situé au cœur de l’Angleterre de la révolution industrielle, non goûtons aux charmes du sable chaud foulé par les contemporains de Cléopâtre. Et, on a beau avoir été gavé de jeux à monde ouvert ambitieux dernièrement, il faudrait vraiment être blasé pour ne pas être impressionné par la modélisation du cadre, les beautés des rives du Nil et la majesté des pyramides Gizeh que nous avons pu apercevoir dans le lointain.

Cette version Xbox One X, très probablement la déclinaison console qui sera la plus accomplie visuellement (avec la version PlayStation 4 Pro toute proche dans le rétroviseur) proposait une distance d’affichage hallucinante et une richesse des détails digne de son statut de jeu triple A. On relèvera que «Origins» s’affichant sur un moniteur, nous n’avons pas pu voir de nos propres yeux la restitution HDR (pour High Dynamic Range) gérée par le titre en plus de la 4K. Ce plaisir qui augmente la palette des dégradés de couleur et des contrastes sera réservé aux utilisateurs de téléviseurs de toute dernière génération. Mais même sans cela, nos rétines s’en souviennent encore.

Un extrait du gameplay - Les combats.

Côté gameplay, cet opus conserve les spécificités qui font le charme de la franchise, notamment le fameux saut de l’ange, des sommets les plus hauts vers la meule de foin salvatrice, mais utilise aussi un autre outil: l’aigle, compagnon de route de Bayek, instrument parfait pour dévoiler ce que la carte dissimule encore: des missions, des points d’intérêts, de mystères en trésors. On découvre en outre un système de combat soigneusement repensé qui laisse la part belle à l’esquive et offrant de sympathique possibilités tactiques. Sans oublier, les attaques furtives sans lesquelles un «Assassin’s Creed» n’en serait pas un.

Un extrait du gameplay - Les quêtes.

Un confrère teste le jeu. A côté du moniteur, on aperçoit un kit de développement de la Xbox One X

Deux heures plus tard plus ou moins glorieuses, le sentiment de n’avoir exploré qu’une infime portion du bac à sable proposé se fait évidence. Un espace immense qui sera à l’échelle du pays tout entier dans sa version finale, exactement comme la Bolivie le fut pour «Ghost Recon Wildlands», un autre titre Ubisoft millésime 2017. Aucune lassitude bien sûr à ce stade et l’espoir vivace que l’aventure entrevue sera variée et surtout qu’elle parviendra à tutoyer les meilleurs jeux à forte composante narrative. On pense en particulier aux titres phares de Rockstar («Red Dead Redemption» et «GTA V») mais aussi à «The Witcher III» qui excellent en ce domaine.

Notre seul véritable moment de solitude à la découverte de ce magnum opus est relativement mineur: il est apparu à l’écoute des premiers échanges audio (en anglais, doublage unique présenté à Londres, mais le jeu aura aussi sa version française). Des dialogues entre l’imitation de la couleur locale et le parler moderne qui sonnaient un peu faux et qu’il a fallu digérer avant d’en accepter les conventions.

«Assassin’s Creed Origins» sortira le 27 octobre sur Xbox One (S et X), PS4 (slim et pro) et PC Windows. (Le Matin)

Créé: 05.10.2017, 12h09


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