Dimanche 15 septembre 2019 | Dernière mise à jour 07:51

Jeu vidéo «Rage 2»: tempête dans un verre d'eau tiède

Défouloir dans un monde post-apocalyptique fluo, ce shooter frénétique ne réussit que mollement le mariage de l'action et du monde ouvert.

La bande-annonce de lancement de «Rage 2».
Vidéo: YouTube/Bethesda Softworks FR

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Lorsque l'éditeur/développeur Bethesda a révélé qu'il chapeautait une suite au jeu «Rage», l'annonce en a surpris plus d'un. Cette grosse production post-apocalyptique conçue par le studio ID Software avait à l'époque suscité des attentes hors de proportions. Mais sorti mal optimisé en 2011, après de longs mois de développement chaotique, le jeu de tir avec des phases de conduite dans un désert «madmaxien» n'avait pas connu le succès escompté. L'outre s'était en quelque sorte dégonflée puis le jeu a sombré dans l'oubli.

Association de malfaiteurs

À défaut donc d'être attendu comme le loup blanc, «Rage 2» laissait espérer que quelque chose de grand sortirait de l'association d'ID Software – dont le blason a été redoré depuis la sortie du reboot de «Doom» en 2016 – et d'Avalanche Studios, spécialistes des mondes ouverts et dont «Just Cause 4» est le dernier avatar en date.

Sans connaître les mêmes avanies que son prédécesseur (la finition au lancement est bien plus satisfaisante), «Rage 2» ne nous a que partiellement convaincus. Seules les phases de combats à la première personne, conçues avec toute la virtuosité espérée, nous ont éblouis. En revanche, tout ce qui a trait au monde ouvert, à la carte criblée de points d'intérêt, aux camps retranchés à relier et à la conduite a plombé l'atmosphère, du moins la nôtre. L'essentiel est sauf, direz-vous, puisque «Rage 2» consiste, tout de même et avant tout, à rentrer dans le tas, les pétoires au clair avec le devoir qui commande de tirer sans sommation.

Les performances avant tout

D'un point de vue technique, «Rage 2» a choisi de privilégier sur consoles les performances aux séductions graphiques sans pour autant le transformer en laideron. Le compromis reste habile. Sur la Xbox One X et PlayStation 4 Pro le jeu tourne ainsi à 60 images par seconde (pour les adeptes des jeux réflexes, cela veut dire beaucoup). Sur les autres versions des machines de Sony et Microsoft, le «framerate» reste bloqué à 30 images par seconde. Et, comme d'hab' sur PC, tout dépend de ce qu'il y a sous la selle du cheval, mais gageons que votre bête de course fera parfaitement l'affaire.

Joie d'offrir du plomb

Bref, après avoir apprécié quelques minutes un gameplay «Joie d'offrir du plomb - plaisir de trucider», force est de constater que les couleurs fluo, les mondes dévastés, les provocs à deux balles, l'humour du rebelle qui fume dans le bus et le destin du super méchant qui veut prendre le pouvoir au début du jeu et qu'on ne revoit plus avant la fin nous ont prodigieusement indifférés.

Créé: 27.05.2019, 07h05

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