Dimanche 12 juillet 2020 | Dernière mise à jour 12:15

Jeu vidéo «We Happy Few» ou l'amère pilule du bonheur

Mis en avant au dernier salon E3, ce jeu vidéo indépendant est désormais disponible en accès anticipé sur PC et Xbox One.

La bande-annonce du jeu "We Happy Few". La version finalisée est prévue pour le début de l'année 2017.
Vidéo: DR

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Présent à l'E3 2016, à Los Angeles en juin dernier, Guillaume Provost, fondateur canadien du studio Compulsion Games, à Montréal, se tient près des quelques stations faisant tourner des version alpha de son jeu. Il observe les réactions des joueurs privilégiés qui découvrent le divertissement en avant première, nous l'abordons. Déjà dévoilé en 2015 à la Gamescom de Cologne, «We Happy Few» («Nous, les heureux élus») vient de bénéficier d'une nouvelle belle fenêtre d'exposition dans le salon phare nord américain lors de la conférence média de Microsoft. Cela en fait un des rares jeu vidéo indépendant à bénéficier d'un tel privilège. Guillaume ne boude pas son plaisir. Avoir pu apparaître sur la scène géante d'un méga show était pour lui une forme de consécration. «We Happy Few», même dans son état d'ébauche, a su intriguer. Il s'agit maintenant de convaincre. La pression ne retombe pas.

L'action se passe dans une Grande Bretagne «dystopique», au cœur des années soixante. Une petite ville dans laquelle ses habitants portent des masques et affichent un bonheur insolent produit par des pilules qui font rire qu'ils avalent goulûment suivant les recommandations d'un leader charismatique dont la «sagesse» est diffusée sur les nombreux écrans alentours. Le «héros» du jeu, du moins celui qui nous est donné d'incarner au début, est un modeste employé qui passe ses journées à lire des coupures de journaux et à décider si tel article doit être censuré ou approuvé. Un peu comme Néo dans «Matrix», il nous est laissé le choix d'avaler ou pas notre euphorisant, avec pour risque de découvrir l'état de décrépitude dans laquelle la ville est tombée.

L'histoire de «We Happy Few» vient de franchir une nouvelle étape. Le jeu est disponible depuis quelques jours en accès anticipé. Sur Xbox mais aussi sur PC, via diverses plateformes de distribution dématérialisées, dont Steam. Il s'agit encore d'une ébauche, ceux qui acceptent de verser quelque 30 francs pour y accéder sont dûment prévenus. La version finale prendra encore quelques temps avant de voir le jour, «7 à 9 mois», estime Guillaume Provost.

Premières impressions

Pour l'instant, en l'état, nous sommes séduits par l'ambiance et intrigués par le mélange des genres. Nous découvrons les rues du village, les lieux que nous pouvons explorer, les objets que nous pouvons récupérer puis associer pour créer quelque chose d'autre. Nous découvrons aussi la nécessité de boire, de manger et de dormir (des jauges nous en rappellent l'urgence). Ce dernier aspect n'est généralement pas notre tasse de thé ludique mais nous savons que ce sentiment n'est pas forcément partagé dans la communauté des «gamers». Les premières quêtes s'accumulent, les premiers dangers aussi. Allons nous survivre ou périr? Sachant que la mort peut être permanente et que nous serons obligés de tout recommencer dans un nouveau village procéduralement recréé (comprendre, le même village mais différent), on préfère survivre.

Et vous?

«We Happy Few», les premières minutes en jeu

Créé: 29.07.2016, 11h44

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