Mercredi 18 septembre 2019 | Dernière mise à jour 19:20

Jeu vidéo L'Oregon, ses forêts, sa faune, ses «infectés»

Pour apprécier «Days Gone», il vaut mieux ne pas avoir développé une trop forte allergie aux zombies ou assimilés.

La bande-annonce 2019 de «Days Gone» (Vidéo: YouTube/PlayStation France)


Days Gone

Développé par SIE Bend Studio
Édité par Sony Interactive Entertainment
Disponible sur PlayStation 4
Optimisé pour PlayStation 4 Pro

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Avec cette génération de console, la grande réussite de Sony Interactive Entertainment (SIE), la division jeux vidéo du géant japonais de l'électronique grand public, est d'être parvenue à aligner au moins une fois par année (parfois plus) une immense exclusivité pour la PlayStation 4.

Autant de superproductions qui ont maintenu très haut l'emblème du jeu solo narratif tout en écrasant une concurrence incapable de rivaliser, autant en qualité qu'en quantité. L'année 2018 ainsi été marquée par «God of War», 2017 par «Horizon Zero Dawn», 2016 par «Uncharted 4: A Thief's End».

Lorsqu'il a été dévoilé en grande pompe en juin 2016 au salon E3 de Los Angeles, le jeu «Days Gone» (officiellement sorti vendredi dernier) avait donné l'impression qu'il était tiré du même tonneau. On y voyait un biker poursuivi dans une scierie par une horde de créatures humanoïdes très excitées à l'idée de lui faire un suçon dans le cou (voir la vidéo ci-dessous).

La vidéo de présentation du gameplay de «Days Gone», dévoilée en 2016.

Suite à cette démonstration terriblement impressionnante (mais à ne pas mettre devant tous les yeux), les attentes ont rapidement atteint les sommets avant de retomber étrangement assez vite. Au point qu'à quelques jours de sa sortie, «Days Gone» n'avait plus cette aura de jeu triple A incontournable, tout au plus une réputation de série B soignée.

Maintenant que le jeu est dehors, qu'en est-il? Quelque part dans l'Oregon, dans une petite ville en proie au chaos (parce que épidémie, parce que des infectés partout, parce que «L'hiver arrive »), le dernier hélicoptère en partance pour un camp non contaminé est sur le départ avec deux places encore à pourvoir. Deacon, le biker, parvient non sans mal à embarquer sa compagne blessée mais préfère rester sur place pour aider son pote (plus très vaillant non plus) à survivre. Grosse ellipse. Plusieurs années ont passé.

Nids d'infectés

Nous retrouvons Deacon et son ami roulant sur une petite route d'une contrée verdoyante mais fort mal habitée: entre nids d'«infectés» et camps de survivants dégénérés, il n'y a pas trop de place pour l'amour du prochain.

On le voit, «Days Gone» ne fait pas dans l'originalité pour camper son décor. Une louche de «Walking Dead», un soupçon de «World War Z», une pincée de «Sons of Anarchy»... Tout cela rend la digestion difficile, surtout pour celui ou celle qui a développé une allergie aux fictions avec des zombies (ou assimilés) dedans. C'est notre cas.

«Days Gone» partait donc avec un handicap d'autant plus énorme que le jeu doit encore se frotter au déjà ancien mais toujours aussi impressionnant à tous niveaux «The Last of US» dont la suite est attendue dans les mois qui viennent.

Et pourtant

Pourtant, malgré cela, force est de reconnaître que «Days Gone» n'est pas dépourvu de séduction: graphiquement, le jeu fait indéniablement son effet avec cet Etat du nord-ouest des Etats-Unis magnifiquement modélisé et rendu encore plus vivant par des changements climatiques en temps réel du meilleur effet. Les développeurs sont implantés dans la région, ils l'aiment et cela se sent.

L'autre bonne surprise tient dans le gameplay, autrement dit dans les mécaniques ludiques mises en place qui font du jeu une expérience de longue durée à la progression agréable malgré quelques incohérences. Pour un adulte s'entend, compte tenu de la violence de certains passages. Il faut bien reconnaître aussi que le côté «Red Dead Redemption» du jeu avec une moto à la place du cheval fonctionne mieux qu'espéré. Mais là encore, sans le souffle de l'Histoire.

Voilà pourquoi ces «Jours révolus» conservent un goût de reviens-y... Pour autant, et on ne saurait assez le répéter, que l'apocalypse zombie ne vous donne pas immédiatement l'envie de sacrifier un nourrisson.

Créé: 03.05.2019, 07h58

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