Mercredi 16 janvier 2019 | Dernière mise à jour 15:40

Espace Des Vaudois dans la stratosphère

Cinq astronomes amateurs ont réussi à faire voler un ballon à 36 km au-dessus de la Suisse romande. Et à rapporter des images époustouflantes.

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Ils ont le feu sacré. Cinq jeunes astronomes amateurs vaudois (David Cuttelod, José Rodriges, Carlos Burkhalter, André Rüssmann et Philippe De Boer) ont réussi à lancer samedi dernier un ballon dans la stratosphère et à en ramener des images d’une grande beauté. «Dans la nacelle, nous avions deux caméras hautes définition, un appareil photo, une sonde de température et deux systèmes de géolocalisation», explique David Cuttelod, 28 ans, l’initiateur du projet et pompier professionnel au civil. Pour résister aux –55 degrés qui sévissent à près de 40 000 mètres d’altitude, le matériel était protégé par une enveloppe isolante contenant une chaufferette.

«Pour le lancement, nous avions choisi le site de Saint-Saphorin à cause de la beauté du paysage», souligne encore le passionné. Le ballon, un modèle utilisé par la NASA et les météorologues, a été gonflé sur place à l’hydrogène. Enfin, à 11 h 15, l’ascension démarrait à grande allure. «Nous savons qu’il a atteint son altitude maximale, soit 36 537 mètres, 1 h 36 minutes plus tard. Environ soixante secondes plus tard, il explosait.»

La suite n’était pas vraiment prévue. Quand la nacelle s’est détachée, les restes du ballon se sont enroulés autour du parachute. «Il ne s’est pas entièrement déployé, la chute a été très rapide.» La nacelle a atterri près de Châtel-Saint-Denis (FR), sur l’A12, mais par chance sur la voie de sécurité. «Avant le vol, nous avions conclu une assurance RC en cas de pépin», ajoute encore l’astronaute.

Le projet leur a coûté 2000 francs sans compter les caméras et l’appareil photo qui leur appartenaient déjà.

«Nous n’avons pas eu besoin d’une autorisation de l’Office fédéral de l’aviation civile: le poids de notre ballon, tout compris, était inférieur à 2 kg (1,2 kg) et son volume ne dépassait pas les 30 m3 (5 m3).»

Mais s’il avait volé à proximité d’un aéroport, il aurait dû obtenir l’aval de Skyguide, d’après Roger Gaberell, porte-parole du contrôleur aérien. «Même un lâcher de ballons d’anniversaire doit faire l’objet d’une demande», ajoute de son côté Bertrand Stämpfli, porte-parole de l’aéroport de Cointrin.

Quant à Jean-Claude Donzel, consultant en aéronautique, il se souvient de ces pilotes qui croisent en altitude des ballons météo. «Il arrive parfois qu’ils soient confondus avec des soucoupes volantes.» (Le Matin)

Créé: 11.09.2012, 07h24

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