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Birmanie Le difficile combat pour sauver les tortues de mer

Des organisations lancent un cri d'alerte pour les tortues de mer en Birmanie menacées par la pêche, la pollution et la destruction de leur habitat.

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Les organisations de protection de l'environnement s'inquiètent pour la survie des tortues de mer, en particulier en Birmanie. Cinq des sept espèces de tortues de mer répertoriées à travers le monde sont endémiques dans les eaux de la Birmanie, baignée par la mer d'Andaman.

On trouve sur ses plages la tortue imbriquée, particulièrement menacée, mais aussi la tortue verte, la tortue luth, la tortue olivâtre et la tortue caouanne.

Leur nombre diminue drastiquement ces dernières années, s'inquiète Phone Maw, responsable d'un projet de conservation des tortues dans ce pays d'Asie du Sud-Est. Il consacre ses journées à étudier les tortues sur l'île de Thameehla, dans le sud de la Birmanie, dans le delta du grand fleuve Ayeyarwaddy.

«Si on ne préserve pas les tortues correctement, elles vont toutes disparaître sous peu. Les changements de l'écosystème sont une grande menace», dit-il, après avoir relâché des bébés tortues dans les eaux de la mer Andaman.

Il passe deux semaines sur trois à patrouiller sur les côtes de cette petite île où les tortues aiment venir pondre leurs oeufs dans le sable.

Certaines, faisant plus d'un mètre de longueur, creusent un trou pour y enfouir une centaine d'oeufs. Ceux-ci suscitent l'appétit des braconniers locaux, l'oeuf de tortue étant un mets recherché.

Piégées dans les filets des pêcheurs

«Les tortues peuplent nos océans depuis plus de 150 millions d'années. Elles ont côtoyé les dinosaures et surmonté toutes les crises climatologiques. Pourtant, aujourd'hui, six des sept espèces vivantes sont considérées comme menacées ou gravement menacées», s'alarme le Fonds mondial pour la nature (WWF) sur son site internet.

«La pollution, le braconnage et les prises accidentelles par engins de pêche restent des causes préoccupantes de recul de populations», s'inquiète l'ONG internationale, dont le dernier rapport révèle un déclin de 60% des vertébrés sauvages en 40 ans.

Les tortues se retrouvent piégées dans les filets des pêcheurs ou accrochées aux hameçons et périssent ainsi noyées en nombre. Elles sont aussi parfois victimes de la pêche à la dynamite qui se pratique en Birmanie. Chaque année, des milliers de tortues meurent noyées à travers le monde après avoir ingéré des déchets notamment plastiques. (afp/nxp)

Créé: 31.10.2018, 13h05

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