Lundi 23 juillet 2018 | Dernière mise à jour 13:21

Suisse Pas de poisson à Aquatis? Pas si fou

Après PETA, d’autres associations de protection animale s’étonnent que le plus grand aquarium d’Europe, à Lausanne, mette du poisson… dans l’assiette de ses visiteurs.

Vidéo: Laura Juliano

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Est-ce particulièrement choquant de manger du poisson dans un aquarium? Ce questionnement est soulevé par PETA, l’association internationale de défense des animaux, qui vient de sommer Aquatis – le plus grand aquarium d’eau douce d’Europe, inauguré en octobre dernier – de retirer du menu de son restaurant tout vertébré pourvu de nageoires.

Habituée aux actions chocs, l’association aurait-elle agi par coup marketing? «Il y a sans doute un peu de ça, estime Nicolas Wüthrich, porte-parole de Pro Natura. Cela étant, c’est le rôle d’une association de protection des animaux de sensibiliser les gens aux problématiques liées à la consommation de viande et de poisson. Mais cela a-t-il un sens de cibler Aquatis, qui est plus un espace de loisir qu’un centre de recherche et de préservation, plutôt qu’un autre lieu? Je ne sais pas. Nous, ce que nous défendons, c’est le respect de la nature et de l’environnement.»

L’intervention de PETA est en tout cas cohérente pour Monica Biondo, biologiste spécialiste des milieux aquatiques à la Fondation Franz Weber. «C’est effectivement paradoxal de servir du poisson dans un lieu où l’on se rend pour les admirer. Toutefois, cela nous pose moins de problèmes s’il s’agit de poissons bio suisses élevés dans des conditions éthiques, que des poissons de mer dont la majorité des espèces est menacée et qui meure dans des conditions incroyables; que ce soit par étouffement ou écrasement.»

Alors, quelle sorte de poissons mange-t-on au Piranha, le restaurant à service rapide d’Aquatis? Il s’agit de fish and chips. Autrement dit, du cabillaud, mais, assure Michel Ansermet, responsable de la communication pour l’aquarium, «nous travaillons uniquement avec des fournisseurs qui pratiquent une pêche durable». Lui-même se revendique comme un fervent défenseur de la cause animale et ne juge pas contradictoire de proposer du poisson à la carte, même sous l’œil des piranhas bien vivants dans les bacs voisins. «L’homme n’est pas fait pour être végétarien. Ce qui importe, c’est de manger aussi bien de la viande que du poisson, en quantité raisonnable, et que les animaux qui arrivent dans notre assiette aient été traités avec respect et dignité. Cela étant, nous prenons les attaques de PETA de manière constructive. À l’avenir, il faudra que nous informions les clients non seulement sur la provenance du poisson que nous servons, mais également sur son histoire et sur la manière dont il a été pêché.» (Le Matin)

Créé: 12.01.2018, 06h45

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