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Jeux vidéo «Assassin’s Creed» avec quelques heures au compteur

Dans la peau d’Arno, on s’est perdu avec délectation dans le Paris révolutionnaire malgré les quelques bugs qui ont entachés le lancement de cette impressionnante production.

Une séquence en jeu d'«Assassin's Creed Unity».
Vidéo: DR

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Les monuments du Paris révolutionnaire dans Assassin's Creed

Les monuments du Paris révolutionnaire dans Assassin's Creed Tels que modélisés dans le jeu et comparé avec la réalité.

(Video: DR)

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A Versailles, le jeune Arno Victor Dorian mène sa vie d’enfant privilégié en jouant à cache-cache et en volant des pommes et vit son premier traumatisme: l’assassinat de son père quasi sous ses yeux. Quelques années plus tard, adopté, le voilà devenu un jeune homme fringant plus intéressé par la bagatelle que par la destinée du monde jusqu’à ce que – loi des séries – son père adoptif périsse également sous la lame d’un perfide comploteur. Embastillé, il rencontre celui qui l’introduira dans la confrérie des Assassins, groupe qui conduit depuis la nuit des temps une guerre en sourdine contre les Templiers. A lui de grimper dans la hiérarchie et de fortifier ses compétences en résolvant les missions qui font progresser la narration, ou celles qui rapporteront des brouzoufs ou des points qui permettent de débloquer divers attributs. Celles enfin qui permettront, à deux ou à quatre, de jouer en coopération en ligne. Pour cela, une carte réunissant sept districts du Paris révolutionnaire se constellera d’icônes symbolisant toutes les possibilités.

Palette de sentiments

Avec quelques heures au compteur, il est désormais possible de se faire une idée plus juste de l’ampleur d’«Assassin’s Creed Unity», premier jeu de la saga à être véritablement nouvelle génération (il ne tourne que sur PC, PS4 et Xbox One). D’un point de vue technique, notre test sur Xbox One nous fait passer par toute une palette de sentiments allant de la plus haute admiration (ah, la belle lumière au travers des vitraux de la Sainte Chapelle!) à l’agacement face à une baisse brutale du framerate (taux d’images par seconde) dans certaines parties de la capitale trop chargées ou mal optimisées. En passant par l’amusement en observant le comportement parfois surréaliste d’un des nombreux habitants de Paris gérés par le jeu.

Ces déconvenues parfois sérieuses, parfois anecdotiques, ont quelque peu terni le lancement de ce jeu triple A (très cher à produire et très haut de gamme) à qui il sera beaucoup moins pardonné qu’à un petit jeu pondu à trois dans un bureau anonyme. L’incident sera clôt une fois qu’Ubisoft aura appliqué à son programme les rustines d’ores et déjà annoncées.

Jeu dangereux

Pour notre part, ces anicroches ne sont pas parvenus à amoindrir le plaisir et aussi un certain vertige devant le nombre, la diversité et l’intérêt des activités proposées. Combien de fois avons-nous remis le lancement une mission narrative happé par une activité annexe qui consiste à retrouver l’assassin de Marat ou de récupérer les têtes décapitées volées à Mme Tussauds? Très souvent, c’est dire les techniques pour happer le joueur sont habiles. Mais aussi combien de fois avons-nous été tenté de mettre la main au portefeuille en achetant les points que nous aurions mis des plombes à récolter dans le jeu afin de faire monter plus vite en puissance l’ami Arno? Honnêtement, quelques fois. Ce qui met en lumière la perversité des micro transactions lorsqu’elles sont introduites dans un jeu pas donné à la base. Certes Ubisoft ne force pas la main du gamer et il n'y a pas de fonctionnalités essentielles bloquées si on ne crache pas au bassinet, mais, à l’instar d’autres éditeurs qui se sont engouffrés dans la même brèche, il joue un jeu délicat et dangereux.

Cela étant dit, outre l'évolution graphique, «Assassin’s Creed Unity» introduit quelques nouveautés sur une base éprouvée (monde ouvert, escalade de point en hauteur pour rendre les activités possibles visibles, etc.). On en retient quelques-unes: des améliorations ergonomiques bien vues, le bouton pour descendre qui prévient les chutes stupides, par exemple, ou un système de combat rendu plus intéressant. Et puis, il faut bien le reconnaître, Paris, en tant qu'espace de jeu, ça a de la gueule.

Créé: 18.11.2014, 11h53

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