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Théâtre Avignon a revêtu ses habits de festival

Le Festival d’Avignon ouvre sa 66e édition dans le sud de la France. Ce marathon théâtral a une saveur particulière cette année en raison du centenaire de la naissance de son fondateur Jean Vilar.

Les acteurs répètent l’adaptation scénique du roman de l’écrivain russe Mikhaïl Boulgakov, «Le Maître et Marguerite», par Simon McBurney, dans la majestueuse Cour d’honneur du Palais des Papes.

Les acteurs répètent l’adaptation scénique du roman de l’écrivain russe Mikhaïl Boulgakov, «Le Maître et Marguerite», par Simon McBurney, dans la majestueuse Cour d’honneur du Palais des Papes. Image: AFP

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Le Festival d’Avignon ouvre sa 66e édition samedi dans le sud de la France, dans une ambiance de fête avec une mise en scène de l’artiste associé, le Britannique Simon McBurney. Ce sera le point de départ d’un marathon théâtral de 36 spectacles en divers lieux de la ville.

Les deux tiers de ces spectacles sont des nouvelles créations. De nombreux artistes britanniques, dont Simon McBurney, sont présents pour cette édition. Déjà les metteurs en scène, acteurs et chorégraphes invités ont commencé à se relayer dans la Cour du Cloître Saint-Louis, siège du Festival, où ils viennent chaque matin présenter leur travail et se soumettre aux questions du public.

Sous un chaud soleil, la ville a revêtu ses habits de festival: chaque surface disponible, lampadaire, mur, porte, barrière métallique, grille, a été recouverte de milliers d’affiches des spectacles du «off», où se retrouvent les compagnies indépendantes.

A des centaines d’exemplaires, «Bonjour ivresse», «Sur la plage abandonnée», «Faites l’amour avec un Belge», «Mémé casse-bonbons», «L’aventure des savonnettes» ou «Alex serial lover» se disputent l’attention des passants. Parfois en costumes de scène, des artistes, souvent jeunes, accostent les festivaliers pour vanter les mérites de leur pièce et les inviter à y assister.

«Le Maître et Marguerite» de Boulgakov

Non loin du Palais des Papes, dont la Cour d’honneur accueille les spectacles les plus emblématiques, des artistes de rue enchantent les badauds par leurs prestations: danse, musique ou acrobaties.

Le festival officiel devait ouvrir ses festivités dans la majestueuse Cour d’honneur du Palais des Papes avec l’adaptation scénique du roman de l’écrivain russe Mikhaïl Boulgakov, «Le Maître et Marguerite», par Simon McBurney. La nouvelle ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, viendra assister à cette pièce aux côtés de quelque 2000 spectateurs réunis en plein air.

Dans l’après-midi était présentée «La Négation du Temps», une proposition du Sud-Africain William Kentridge qui, associé à trois autres artistes et au physicien américain Peter Galison, tente de matérialiser le temps sur un plateau de théâtre, en évoluant à la frontière de l’art et de la science.

Une exposition de Sophie Calle, qui vient pour la première fois à Avignon, ouvrait également dans l’après-midi. Sous l’intitulé «Rachel, Monique», elle y rend hommage à sa mère au moyen de photos, de vidéos et de divers objets.

L’esprit de Jean Vilar

Cette 66e édition du festival revêt «une couleur particulière» en raison du centenaire cette année de la naissance de Jean Vilar, fondateur du festival, dont l’esprit continue de «porter» cette manifestation, selon Vincent Baudriller, co-directeur du festival avec Hortense Archambault.

Jean Vilar prônait un «théâtre populaire», ouvert au plus grand nombre. Un hommage spécial lui sera rendu le 14 juillet sur le parvis du Palais des Papes.

Signe positif, selon une étude rendue publique à l’occasion du festival, les festivaliers de moins de 24 ans, autrefois sous- représentés, constituent désormais 16% des spectateurs, une proportion équivalente à leur représentation dans la population française. Les plus de 65 ans, qui étaient également sous représentés, sont quant à eux passés de 7 à 17%. (ats/nxp)

Créé: 07.07.2012, 14h06

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