Dimanche 22 septembre 2019 | Dernière mise à jour 11:13

Sélection Des BD pour ensoleiller encore plus votre été

Vous avez déjà lu «Le dernier pharaon», «Bug» et «Le loup»? Il reste bien d'autres bons albums récents à découvrir pendant les vacances.

Une bonne lecture en vacances vaut tout les costumes de bunny du monde, pas vrai Raymonde?

Une bonne lecture en vacances vaut tout les costumes de bunny du monde, pas vrai Raymonde? Image: Binet/Dargaud

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Zaroff

Vous avez peut-être vu «Les chasses du comte Zaroff», film sorti en 1932 par ceux qui, un an plus tard, étonneront le monde avec «King Kong». Cette adaptation d'une nouvelle de Richard Connell racontait comment, sur une île perdue du Pacifique, le comte Zaroff, Russe ayant fui la Révolution, organise des chasses avec un gibier très particulier: l'homme. Jusqu'au jour où il tombe sur plus fort que lui et succombe à son tour. Miville-Deschênes aux crayons et Runberg au scénario profitent du fait qu'on ne voie pas le comte mourir pour imaginer qu'il a survécu. Et qu'il a recommencé ses sinistres traques. Mais de chasseur, il va devenir la proie lorsque la fille d'un homme qu'il a tué vient se venger. C'est solide, efficace, élégant, avec un comte particulièrement crédible. On en ressort presque essoufflé.

«Zaroff» de François Miville-Deschênes et Sylvain Runberg, Ed. Le Lombard, 88 pages


Les Bidochon relancent leur couple

Le célèbre couple est de retour, mais il a changé d'éditeur. Raymonde et Robert vivent donc de nouvelles aventures chez Dargaud; et quelles aventures puisque Madame a décidé de réveiller les pulsions sexuelles de Monsieur. Sex-toys, sous-vêtements affriolants, déguisement de lapin, tout y passe, sauf Raymonde à la casserole. Car Robert est plutôt vieille France et se fait un peu vieux tout court. C'est du Binet. Ce sont les Bidochon. C'est toujours bon.

«Les Bidochon relancent leur couple» Tome 22, de Binet, Ed. Dargaud


1789

230 ans après la Révolution française, retour sur les événements qui ont entraîné la chute de la monarchie. Avec le 14 juillet comme point de départ, date choisie par la suite comme fête nationale, même si la prise de la Bastille ne fut peut-être pas le fait le plus marquant de l'année. La démarche est ici intéressante car on raconte la même histoire dans deux albums différents, l'un du point de vue de la noblesse («La mort d'un monde»), l'autre de celui du peuple («La naissance d'un monde»). On suit les protagonistes jusqu'à la fin de cette année 1789. On espère qu'il y aura deux suites pour 1790.

«1789 La naissance d'un monde La mort d'un monde» de Bizzarri, Martinello et Simsolo, Ed. Glénat, 64 pages chacun


Jérôme Moucherot

Le grand François Boucq dessine de front plusieurs séries. scénarisées par d'autres, comme «Bouncer» et «Le janissaire». Mais il revient parfois à son propre personnage, l'incroyable Jérôme Moucherot. Cet agent d'assurance habillé couleur léopard, arborant farouchement un stylo en travers du nez, ne cesse de s'aventurer dans la jungle du sens de la vie. Encore une fois, il repart dans une quête intérieure, mais à l'extérieur parce que c'est moins salissant, comme il est précisé dans l'album. Jonglage virtuose avec les mots et les images, c'est de la BD poussée à l'essence même de son moyen d'expression. Un récit surréaliste dont la couverture hommage à Magritte annonce clairement la couleur. Savoureux jusqu'à la dernière case et même au-delà, puisqu'on a droit en bonus à quelques-uns des plus célèbres tableaux de l'histoire de l'art revisités par Boucq.

«Jérôme Moucherot» T.6, de Boucq, Ed. Le Lombard, 176 pages


Mamma Mia!

Auteur complet, Lewis Trondheim écrit aussi pour les autres. Avec le dessinateur Obion, ils nous proposent cette nouvelle série, mettant des femmes en vedette. Et pas n'importe lesquelles, puisqu'elles sont toutes de la même famille: l'arrière grand-mère, sa fille, sa petite-fille et son arrière petite-fille. Chacune a son caractère, ses défauts et une cohabitation difficile depuis que la fille (qui est aussi donc grand-mère) revient habiter avec les trois autres après avoir vécu uniquement pour ses fesses au Brésil. À la fois tendre et drôle, cela se lit avec plaisir.

«Mamma Mia! La famille à dames» T.1, de Obion et Trondheim, Ed. Dupuis, 48 pages


Brindille

Une histoire complète en deux tomes qui charme en premier lieu par son dessin. Le trait de Bertolucci, d'une grande douceur, n'est pas sans rappeler celui de Jeff Smith dans «Bone». Et comme lui, il mélange des personnages charmants à des créatures effrayantes, comme si Disney s'invitait dans «Le seigneur des anneaux». Mais n'oublions pas l'histoire signée Bréémaud, pleine d'originalité et qui nous mène par le bout du nez, jusqu'à une chute surprenante. Qui est donc Brindille, jeune fille sans mémoire, surgie dans un univers de conte de fées, traquée par une horde cauchemardesque, mais épaulée par un loup? Les étincelles au-dessus de sa tête sont-elles un indice? Un beau diptyque.

«Brindille: Vers la lumière» T.2, de Bertolucci et Brrémaud, Ed. Vents d'Ouest, 96 pages

Créé: 01.08.2019, 15h17

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