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Art religieux Bruxelles réclame deux vitraux exposés à Romont

Le Musée du Cinquantenaire de Bruxelles a lancé une procédure pour réclamer la restitution de deux œuvres volées, exposées au Vitrocentre de Romont (FR).

Les deux oeuvres litigieuses sont exposées à Romont au Vitromusée, dont le Vitrocentre est partenaire scientifique.

Les deux oeuvres litigieuses sont exposées à Romont au Vitromusée, dont le Vitrocentre est partenaire scientifique. Image: ARCHIVES

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Le Vitrocentre de Romont (FR) est en litige avec le Musée du Cinquantenaire de Bruxelles. Le centre de recherche possède deux peintures sous verre qui avaient été volées à l'institution belge il y a des années.

L'une représente la Fuite en Egypte, l'autre Sainte-Anne, la Vierge et l'enfant Jésus. Elles sont exposées à Romont au Vitromusée, dont le Vitrocentre est partenaire scientifique. Le directeur du centre, Stefan Trümpler, a confirmé à l'ats l'information parue vendredi dernier dans La Liberté. Le journal belge De Standaard avait révélé l'affaire en début de semaine passée.

Le vol a lieu dans les années 1980 et ces pièces se retrouvent sur le marché de l'art. Des années plus tard, un collectionneur les achète à des antiquaires. A son décès, il les lègue au Vitrocentre parmi un millier d'autres oeuvres.

En 2004, le musée belge apprend qu'elles sont exposées à Romont et demande leur restitution. Une solution d'arrangement est envisagée lors d'un entretien à Bruxelles, en attente de confirmation. Mais le musée bruxellois ne reprend plus contact pendant huit ans, pour ensuite lancer une procédure judiciaire, explique Stefan Trümpler.

De bonne foi

«Depuis 2004, le Vitrocentre ne peut pas ignorer que ces peintures nous appartiennent. Nous avons toutes les preuves: des fiches d'inventaire, des photos», souligne dans La Liberté Valérie Montens, conservatrice au Musée du Cinquantenaire.

«Nous considérons que ces oeuvres ont été acquises de parfaite bonne foi sur le marché de l'art par notre légataire», répond Stefan Trümpler. «Le Vitrocentre est en possession légale des œuvres.»

«Le but n'est pas de dépenser de grands moyens financiers dans des batailles juridiques. Une option pourrait être de passer par l'association internationale des musées», commente toutefois le directeur. Il ajoute qu'un travail d'inventaire approfondi est en cours et qu'il ne semble pas y avoir d'autres problèmes de propriété parmi les œuvres léguées avec ces deux peintures sous verre. (ats/nxp)

Créé: 14.09.2015, 15h00

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