Jeudi 22 août 2019 | Dernière mise à jour 13:08

Berlinale Agnès Varda: «Je me prépare à dire au revoir»

La cinéaste, âgée de 90 ans, a présenté son documentaire «Varda par Agnès» à la Berlinale. Un documentaire qui revient sur 60 ans de carrière.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

La cinéaste de la Nouvelle vague Agnès Varda, 90 ans, a indiqué mercredi qu'elle «ralentissait» et «se préparait à dire au revoir», lors du festival du film de Berlin où elle présentait son nouveau documentaire, «Varda par Agnès».

«Je devrais arrêter de parler de moi, et voilà, je dois me préparer à dire au revoir, à partir», a indiqué Agnès Varda, lors d'une conférence de presse.

«Il s'agit juste de ralentir pour trouver la paix nécessaire», a ajouté la cinéaste française, interrogée pour savoir si elle faisait ses adieux avec ce film.

Dans ce documentaire en deux parties sous forme de leçon de cinéma, qui sera diffusé le 18 mars sur la chaîne de télévision Arte en France, Agnès Varda revient sur sa carrière de plus de 60 ans.

Une femme pionnière

Elle parle de ses inspirations et de son travail, au 20e siècle dans le premier volet, puis à partir des années 2000 dans le second, période où elle s'est davantage tournée vers le documentaire et les arts visuels.

«J'ai fait beaucoup de conférences partout, dans des universités, des écoles de cinéma, toutes sortes d'endroits, des festivals, même des petits ciné-clubs. Et je me suis dit que je devrais faire maintenant un film qui soit comme une conférence», a-t-elle expliqué.

Ce film est «une façon de dire au revoir, parce que je ne veux plus parler de mes films», a ajouté la réalisatrice, précisant que «maintenant, elle n'accepterait plus de faire des conférences» ou de «donner des interviews en tête-à-tête».

Agnès Varda, femme pionnière pour son époque, est revenue par ailleurs sur ses débuts comme réalisatrice en 1954 avec son premier long métrage de fiction «La Pointe courte».

«Il y avait très peu de femmes réalisatrices», a-t-elle rappelé. Mais «quand j'ai fait ce film, ce qui m'intéressait, ce n'était pas de dire Je suis une femme réalisatrice , c'était de faire un film radical», a-t-elle observé.

«Un peu trop chic cinéma»

«Aujourd'hui, c'est très important que les femmes peu à peu non seulement soient réalisatrices, mais cheffes opératrices, mixeuses, ingénieures du son, monteuses... Les femmes ont conquis peu à peu le domaine du cinéma», s'est-elle félicitée.

La réalisatrice de «Cléo de 5 à 7», qui a mené avec l'actrice Cate Blanchett une marche des femmes pour l'égalité au dernier Festival de Cannes, s'est estimée cependant «à moitié contente» de cette opération, qu'elle a trouvée «un peu trop chic cinéma».

«C'était des belles femmes sur des beaux escaliers avec des belles robes», a-t-elle dit.

«Et c'est moins efficace quelquefois qu'une marche dans la rue ou une réunion». (afp/nxp)

Créé: 14.02.2019, 07h23


Sondage

"No Time to Die" ("Ce n'est pas le moment de mourir") est le titre du prochain James Bond. Pour vous c'est...




Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.