Lundi 19 août 2019 | Dernière mise à jour 11:10

Cinéma «Aladdin»: le génie de Jasmine sauve le remake

Le dernier Disney sort dans les salles romandes ce 22 mai. Un long-métrage plaisant mais pas forcément nécessaire.

Mena Massoud et Naomi Scott jouent le rôle d'Aladdin et de Jasmine

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Si, en 1992, les princesses avaient pour but de trouver l'amour, en 2019 elles aspirent à beaucoup plus. Pour les puristes d'«Aladdin», ne vous attendez pas à retrouver une copie conforme du dessin animé. L'histoire de Guy Ritchie est bien évidemment familière, mais avec plusieurs modifications.

Le plus gros twist se trouve dans le rôle de la princesse Jasmine, tenu par Naomi Scott. Sa quête du prince charmant est au cœur de l'intrigue, au fur et à mesure du long-métrage, la jeune femme s'affirme. Elle ne désire pas être considérée comme «la femme du» sultan. Elle veut le pouvoir. Un changement qui s'adapte à l'air du temps et qui donne une nouvelle tournure à l'histoire. Même si l'idée est bonne et que l'actrice illumine chacun de ses passages, le rôle de la princesse en fait parfois un peu trop. Une nouvelle chanson intitulée «Speechless» est là pour en rajouter une couche.

Will Smith convaincant

Le réalisateur n'a pas hésité à jouer le carte de la surproduction à l'ancienne. On voit des danseurs par milliers, des éléphants et des costumes chamarrés pour tout le monde. Une petite fête organisée par le sultan se transforme en une scène digne d'un grand film de Bollywood. La chorégraphie de trois minutes sur une musique orientale amène un vrai plus à l’esthétisme. En particulier, lorsque le génie prend les commandes du corps d'Aladdin.

Le génie. Parlons-en justement. Disney n'est vraiment pas doué pour ses bandes-annonces. Lorsque les premières images de Will Smith ont été dévoilées, il est devenu la risée du Web. Attendez d'entendre le fameux «je suis ton ami» pour changer d'avis. On a l'impression de retrouver l'acteur dans sa période du «Prince de Bel-Air». S'il n'est visuellement pas terrible quand il est bleu, les passages où il est humain, chante et danse comme au bon vieux temps de ses disques sont très bien. Il n'a absolument pas singé Robin Williams, qui tenait ce rôle en 1992, et lui a donné une dimension plus cool.

À quoi bon?

Pour le reste, il n'y a pas grand-chose à garder. Marwan Kenzari campe un Jafar jeune et beau qu'on a du mal à détester. Les gags ajoutés sont assez prévisibles. On pense notamment à la blague de la servante de Jasmine, lorsqu'elle l'oblige à choisir un prince rapidement: «Tu vas juste te marier, tu n'es pas obligée de lui parler.»

La plus grosse déception reste le personnage de Iago, le perroquet de Jafar. Dans le dessin animé, il apporte une grosse dose d'humour car il se plaint constamment. Dans cette édition, il ne parle quasiment plus et perd tout son aspect comique. Y avait-il une volonté de faire du réaliste en se débarrassant des aspects cartoonesques?

Bref, malgré quelques points positifs, l'original reste le plus magique. «Aladdin» fait rire, mais les moments les plus réussis sont ceux qui rappellent le dessin animé ainsi que la musique d'Alan Menken. Toutes les nouveautés ne sont pas à jeter, mais on se demande si ce film était vraiment nécessaire. Peut-être aurait-il mieux valu ressortir en salle une belle copie restaurée de celui de Ron Clements et John Musker.

Créé: 22.05.2019, 09h39

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