Vendredi 17 janvier 2020 | Dernière mise à jour 22:50

Interview Scott Eastwood: «Tel un ninja, je retombe toujours sur mes pieds»

Le fils de Clint, à l’affiche dès aujourd’hui de «Pacific Rim Uprising», a adoré retomber en enfance grâce à ce film où il tente d’éviter une invasion de monstres Kaiju.

«PACIFIC RIM UPRISING», Aventure, États-Unis, 111’. De Steven S. DeKnight. Avec John Boyega, Scott Eastwood, Jing Tian, Cailee Spaeny. Âge: 14/14 (Image: Universal)

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«Salut la Suisse, j’étais en France en 2016 pour un tournage et j’avais profité d’un week-end pour aller à Genève, c’était top! Mais nous sommes là pour parler cinéma, pas tourisme, n’est-ce pas?» Le fils de Clint Eastwood était dans une forme olympique, très souriant, quand il nous a reçus aux studios Universal de Hollywood pour notre interview pour parler de «Pacific Rim Uprising», qui sort aujourd’hui sur nos écrans.

Guillermo del Toro n’est plus réalisateur, mais producteur de ce deuxième film «Pacific Rim» qui vise un public plus jeune que le premier. Est-ce que sa vision de l’histoire a été conservée malgré tout?

Complètement. Guillermo était en pleine mise en scène de «La forme de l’eau». Il a donc laissé les rênes à Steven S. DeKnight qui a l’habitude des grands spectacles. Guillermo a voulu produire «Pacific Rim» pour retomber en enfance. C’est aussi pour cela que j’ai accepté ce rôle.

Cette suite se joue dix ans après. Pourquoi?

L’idée était de donner du temps pour relancer l’intrigue comme une nouvelle saga de plusieurs films. John Boyega («Star Wars») incarne Jake Pentecost, le fils du personnage d’Idris Elba qui s’était sacrifié pour sauver la Terre dans le premier volet. Le retour des Kaiju, ces créatures extraterrestres, se fait de manière originale et la menace est encore plus sérieuse.

Êtes-vous fan de ce genre de films de monstres?

Oui, j’adorais «Godzilla» et «King Kong». J’ai aussi vu très jeune les vieux films en noir et blanc avec des robots, comme la série japonaise «Ultraman» des années 1970.

Les scènes d’action se succèdent presque sans interruption. Comment trouvez-vous l’équilibre entre dialogues et cascades?

Je suis un Ninja donc je retombe toujours sur mes pieds comme un chat! Et j’ai une bonne balance grâce au surf. John Boyega et moi avons eu une excellente complicité et sommes sortis plutôt indemnes des cascades. Pour simuler les commandes des Jaeger, ces robots géants pilotés par des humains, nous avons passé des semaines devant des écrans verts à courir sur des tapis roulants. Les deux pilotes de chaque Jaeger doivent courir et faire des mouvements synchronisés pour se battre contre les monstres.

La distribution du film est internationale avec des acteurs asiatiques et sud-américains. Est-ce une tentative des producteurs de séduire les marchés chinois ou brésiliens qui comptent de plus en plus au box-office?

Bien sûr, mais c’est aussi le cœur de l’intrigue puisque tous les pays doivent s’unir pour éviter une invasion des Kaiju. Le message est important pour nous à l’heure où la guerre ravage plusieurs pays.

Vous incarnez Nate Lambert, l’image du père, puisque la plupart des autres comédiens sont de jeunes ados. N’est-ce pas bizarre?

C’est vrai que j’ai l’impression d’entrer dans un nouveau chapitre. On m’offre des rôles beaucoup plus matures. Je me sens jeune, mais peut-être que je fais plus vieux. La barbe, qui sait. (Rires.)

On dit que vous portez la barbe dans l’espoir d’être le prochain Wolverine maintenant que Hugh Jackman raccroche. Exact?

J’adore Wolverine et ce serait un honneur d’être considéré pour ce rôle. Enfant, c’était ma bande dessinée favorite. Je m’identifiais à son côté rebelle et solitaire. Mais je n’ai pas reçu de proposition à ce jour. (Ndlr.: Scott baisse les yeux et fait un petit sourire en coin.)

Vous fêtez vos 32 ans ce mercredi. Quelles sont vos attentes pour la suite?

J’espère réussir à prouver que ma carrière n’est pas due au fait que je suis «le fils de». Personne n’ose me le dire en face, mais je sais que beaucoup le pensent. À mes débuts, j’ai voulu utiliser le nom de jeune fille de ma mère, mais j’ai vite arrêté car ça ne servait à rien. Je suis fier de mon père, fier de mon nom, alors j’assume. Mon père est une légende. Il est le héros de beaucoup de gens et le mien aussi.

Aimeriez-vous vous lancer dans la réalisation comme lui?

Je crois qu’il est urgent d’attendre. J’ai encore beaucoup à apprendre avant de penser à ça. Je viens de produire mes premiers projets. C’est déjà une approche intéressante car cela permet d’avoir un droit de regard sur tout le film.

Dernièrement, vous avez multiplié les petits rôles. Pourquoi?

Je n’ai pas besoin de voir ma tronche sur l’affiche pour me rassurer. Si un grand réalisateur m’approche et que le rôle m’intéresse, je ne vois pas pourquoi je devrais dire non. Je ne bosserais pas autant si je n’acceptais que les premiers rôles.

On parle d’une suite de «Pacific Rim» en 2019 et vous serez à l’affiche du 9e «Fast & Furious». Est-ce capital d’être dans ce genre de franchise?

C’est important, mais ce n’est qu’un aspect du métier. Même si j’adore l’action, je ne voudrais pas enchaîner les blockbusters sans faire d’autres films. Mon prochain projet est un thriller de Nick Cassavetes avec Morgan Freeman. Rien à voir avec les bolides ou les robots, donc.

Créé: 21.03.2018, 16h57

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