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Cinéma «Un Spider-man noir et latino? Oui et alors?»

Les créateurs de «Lego Movie» sont derrière un film d'animation sur l'homme araignée qui sort mercredi en salle. Rencontre.

L'acteur Shameik Moore, repéré à Cannes en 2015 dans «Dope», prête sa voix et son physique au nouveau Spider-Man.

L'acteur Shameik Moore, repéré à Cannes en 2015 dans «Dope», prête sa voix et son physique au nouveau Spider-Man. Image: Columbia Pictures

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Chris Miller et Phil Lord sont les créateurs des films «Lego Movie» et les réalisateurs des comédies «21 Jump Street». Âgés de 43 ans, ces deux amis qui se sont connus au lycée signent tous les projets ensemble. Le duo de producteur a reçu Le Matin à Hollywood à l'occasion de la promo de «Spider-man: New Generation», qui sort le mercredi 12 décembre au cinéma en Suisse.

Comment expliquer «Spider-man: New Generation» aux lecteurs du Matin?

Chris Miller: L'histoire suit Miles Morales, un ado de New York qui a également été piqué par des araignées génétiquement modifiées. Morales évolue dans un univers où plusieurs hommes araignées peuvent exister. Que l'on soit fan de «Spider-man» ou que l'on ne connaisse rien des comics, on ne peut qu'apprécier ses aventures. Morales est le plus cool de tous les héros de l'univers Marvel.

Vous avez choisi l'acteur Shameik Moore pour prêter sa voix et ses traits physiques à votre Spider-man principal, pourquoi?

C. M.: Parce qu'il était parfait pour ce personnage. Un Spider-man noir et latino? Oui et alors? Nous tenions à être multiculturels comme l'est la société américaine.

Phil Lord: Nous avions auditionné Shameik pour d'autres projets auparavant et on le trouvait génial dans son film «Dope» (ndlr.: au festival de Cannes en 2015). Il apporte son naturel et son style cool des ados d'aujourd'hui à Morales.

(De g. à dr.) Phil Lord, Shameik Moore et Chris Miller.

Il n'y a pas un, ni deux mais cinq Spider-man dans votre film. Pourquoi ce choix?

P. L.: Nous avons été inspirés par le livre de Brian Michael Bendis qui avait relancé la franchise des «Spider-man» en 2000 en réinventant le mythe de Peter Parker.

C. M.: Ensuite, notre imagination s'est mise à délirer vers d'autres idées pour d'autres Spider-man en tout genre qu'ils soient humains ou pas, d'ailleurs. C'est l'avantage du dessin animé où l'on peut passer de la couleur au noir et blanc ou voir un cochon comme personnage sans se poser de questions.

Dans votre «Spider-man» comme dans «Lego Movie», votre approche de l'animation est totalement différente de tout ce qui se fait actuellement. Quelle est votre idée?

C. M.: J'espère que dans dix ans, notre «Spider-man» sera vu comme le film qui a ouvert la porte à une nouvelle approche de l'animation. Notre style est de mélanger la 2D et la 3D pour donner davantage de profondeur aux images mais aussi pour laisser les dessinateurs utiliser les techniques traditionnelles avec du papier et des crayons.

P. L.: Nous sommes à l'âge d'or des films d'animation car plus grand chose n'arrête notre imagination avec les progrès de l'informatique. Il y a un an, nous avions de sublimes dessins et des peintures d'artistes puis les techniciens nous ont permis de transposer cela dans un film d'animation qui ressemble bien souvent à un blockbuster réel.

On eu de nombreuses versions de «Spider-man» au cinéma avec de vrais comédiens. Qu'est-ce que l'animation apporte de plus?

C. M.: Avec les dessins, il n'y a plus de limite physique sur ce que le corps de Spider-man peut faire ou la manière d'accomplir ses sauts entre des buildings, par exemple.

P. L.: Avec l'animation, nous n'avons eu aucun problème de sécurité sur le plateau, ni besoin d'assurer nos comédiens contre des accidents lors des cascades. (Rires.)

On parle déjà d'une suite à votre film d'animation avec plusieurs Spider-woman...

C. M.: Il est trop tôt pour le confirmer mais les possibilités sont infinies. Cela fait tellement longtemps que l'on voit des films de superhéros au cinéma que notre idée est de constamment renouveler le genre en poussant les limites de ce que l'on peut s'attendre à voir dans ce style.

P. L.: On pourrait aussi imaginer des Spider-man de différentes nationalités et avoir un homme araignée qui parle français, par exemple!

Stan Lee nous a quittés quelques semaines avant la sortie de votre film d'animation. Aviez-vous rencontrer le père de Spider-man avant de vous lancer dans ce film?

P. L.: Nous l'avons rencontré il y a quinze ans lors d'une soirée et nous étions tellement intimidés qu'aucun de nous deux n'a été capable d'avoir une conversation avec lui.

C. M.: On l'a revu dans son bureau il y a deux ans et il n'avait aucun souvenir de nous. (Rires.)

P. L.: La force de Stan Lee est d'avoir toujours su garder son âme d'enfant. Jusqu'au dernier moment, il avait cette enthousiasme pour les bandes dessinées et il était toujours prêt à inventer quelque chose de nouveau pour ses superhéros.

Créé: 11.12.2018, 15h40

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