Lundi 16 septembre 2019 | Dernière mise à jour 09:25

Cannes 2018 «Une affaire de famille» remporte la Palme d'or!

Le film du Japonais Hirokazu Kore-eda a reçu la récompense suprême.

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Le réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda a reçu samedi la Palme d'or du Festival de Cannes pour «Une affaire de famille». C'est la première palme d'or japonaise depuis 1997.

La soirée a débuté par une prise de parole de l'actrice italienne Asia Argento, une des accusatrices d'Harvey Weinstein. Elle a affirmé que le producteur américain accusé de viols et d'agressions sexuelles ne serait «plus le bienvenu» sur la Croisette.

Espoir de Kore-Eda

Première palme d'or japonaise depuis «L'Anguille» de Shohei Imamura en 1997, «Une affaire de famille» raconte l'histoire d'une famille qui vivote, chaparde dans les magasins et recueille une fillette maltraitée. «A chaque fois que je viens ici, que je suis invité au Festival de Cannes, je me dis que c'est vraiment un endroit où l'on reçoit beaucoup de courage», a souligné Hirokazu Kore-Eda en recevant son prix.

«Je ressens aussi de l'espoir, l'espoir peut-être que grâce au cinéma les gens qui habituellement s'affrontent, les mondes, les pays qui s'affrontent, peuvent peut-être se rejoindre. Je vais donc accepter, recevoir ce courage et cet espoir que j'ai reçus ici», a-t-il ajouté.

Le réalisateur a aussi dit vouloir partager son prix «avec les deux réalisateurs qui n'ont pas pu être présents ici à Cannes», l'Iranien Jafar Panahi et le Russe Kirill Serebrennikov, tous deux interdits de voyager à l'étranger, et avec «les jeunes réalisateurs qui commencent dans le métier et qui vont nous créer beaucoup de beaux films à l'avenir».

Palme spéciale pour Godard

Le réalisateur franco-suisse Jean-Luc Godard, qui présentait «Le Livre d'image», a pour sa part reçu une Palme d'or spéciale. Une récompense inhabituelle imaginée pour cet «artiste qui fait avancer le cinéma», qui «a repoussé les limites, qui cherche sans arrêt à définir et à redéfinir le cinéma», a expliqué Cate Blanchett.

Première palme d'or japonaise depuis «L'Anguille» de Shohei Imamura en 1997, «Une affaire de famille», qui a ému la Croisette, raconte l'histoire d'une famille qui vivote et chaparde dans les magasins et recueille une fillette maltraitée.

«A chaque fois que je viens ici, que je suis invité au Festival de Cannes, je me dis que c'est vraiment un endroit où l'on reçoit beaucoup de courage», a souligné Hirokazu Kore-Eda en recevant son prix.

L'Américain Spike Lee a été récompensé par le Grand Prix pour «BlacKkKlansman». Ce polar aux allures de pamphlet contre le racisme est inspiré de l'histoire vraie d'un policier afro-américain qui a infiltré le Ku Klux Klan en 1978.

Deux réalisatrices distinguées

Le palmarès a en outre distingué deux des trois réalisatrices en compétition. La Libanaise Nadine Labaki a reçu le prix du jury pour «Capharnaüm», un film sur l'enfance abandonnée à travers l'histoire d'un gamin laissé pour compte qui attaque ses parents pour lui avoir donné la vie.

En recevant son prix, la cinéaste a lancé un vibrant appel à «ne plus continuer à tourner le dos et rester aveugle à la souffrance de ces enfants qui se débattent comme ils peuvent dans ce capharnaüm qu'est devenu le monde». «Je voudrais vous inviter à réfléchir, parce que l'enfance mal aimée est à la base du mal dans le monde», a-t-elle ajouté.

La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher a elle décroché le prix du scénario ex-aequo avec l'Iranien Jafar Panahi. Elle présentait la coproduction italo-franco-germano-suisse «Lazzaro Felice» («Heureux comme Lazzaro») qui raconte l'histoire d'un jeune homme innocent exploité par les autres.

Le prix d'interprétation masculine est revenu à l'acteur italien Marcello Fonte pour son interprétation d'un toiletteur pour chiens dans «Dogman», de son compatriote Matteo Garrone. Le prix d'interprétation féminine a été reçu par l'actrice kazakhe Samal Esljamova pour son rôle de réfugiée kirghize poussée aux dernières extrémités pour survivre dans «Ayka» de Sergueï Dvortsevoï.

Palmarès du 71e Festival de Cannes dévoilé ce samedi soir.

- Palme d'or: «Une affaire de famille» du Japonais Hirokazu Kore-Eda

- Grand Prix: «BlacKkKlansman» de l'Américain Spike Lee

- Prix du jury: «Capharnaüm» de la Libanaise Nadine Labaki

- Palme d'or spéciale: le réalisateur Franco-Suisse Jean-Luc Godard, qui était en compétition avec «Le livre d'image»

- Prix de la mise en scène: le Polonais Pawel Pawlikowski pour «Cold War»

- Prix du scénario ex aequo: la réalisatrice italienne Alice Rohrwacher pour «Lazzaro Felice» et les Iraniens Jafar Panahi et Nader Saeivar pour «Trois visages»

- Prix d'interprétation féminine: la Kazhake Samal Esljamova pour son rôle dans «Ayka»

- Prix d'interprétation masculine: l'Italien Marcello Fonte pour son rôle dans «Dogman»

- Camera d'or: «Girl», du Belge Lukas Dhont

- Palme d'or du court métrage: «All these Creatures» de l'Australien Charles Williams

- Mention spéciale du court métrage: «Yan Bian Shao Nian» du Chinois Wei Shujun

Créé: 19.05.2018, 18h48

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