Samedi 25 novembre 2017 | Dernière mise à jour 04:03

Musique Julien Clerc: «On m’a fait chanter l’amour toute ma vie»

L'artiste, qui vient de fêter ses 70 ans, célèbre également ses 50 ans de carrière avec une tournée et «À nos amours», un 24e album. Rencontre.

Le chanteur s’est prêté au jeu des photos avec un large sourire.

Le chanteur s’est prêté au jeu des photos avec un large sourire. Image: Yvain Genevay

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C’est dans la chambre d’un hôtel genevois que rendez-vous est donné avec l’artiste dont on connaît pléthore de titres par cœur. Normal, son palmarès compte des centaines de chansons et des millions de disques vendus.

Quand la porte s’ouvre et que l’on croise «en vrai» le regard de Julien Clerc, qui vient de fêter ses 70 ans, on s’étonne: quel jeune homme! Celui qui est né en octobre à tout de la Balance: douceur et enthousiasme. Lui qui, de sa voix si singulière, nous chante à toutes qu’il nous aime, nous a parlé avec plaisir de son dernier disque, «À nos amours», et de sa tournée 50 ans qui passera par la salle Métropole de Lausanne, les 1er et 2 décembre.

Tous ces chiffres impressionnants, ça vous colle le vertige ?

D’abord, on se dit qu’avoir 70 ans, on n’y peut rien, le temps passe! (Rires.) En tant qu’homme, s’il n’y avait eu que moi pour mon anniversaire, ça m’aurait été. Mais je suis entouré de gens à qui ça faisait plaisir de me fêter, mes enfants et leurs mamans. Au pluriel! On a simplement été dans un bon restaurant. Pour ce qui est de le vivre en tant qu’artiste, je me dis qu’être encore là, créatif, être un chanteur qui après cinquante ans de carrière peut encore proposer des choses, je me dis que l’avenir m’est ouvert car j’ai encore la chance de faire ce qui me plaît le plus au monde: être sur scène.

En parlant de scène: pour cette tournée jubilé, le public va pouvoir choisir quelques chansons que vous chanterez !

Sur les tournées, un ronron peut parfois s’installer, mais ce n’est pas pour cela que je l’ai fait. En gros, j’ai travaillé 50 titres en amont. Il y aura un tour inamovible d’une vingtaine de chansons et, selon les salles, on proposera au public une liste de huit chansons – nous en avons trois différentes – et il en choisira quatre par soir par le biais d’une application.

Comment avez-vous choisi ces listes ?

J’y ai mis des titres moins exposés que les 22 autres, qui sont pratiquement un tour de singles. Tout cela est venu, il y a trois ans, d’un groupe de fans qui me suivent partout et qui sont venus me trouver à la fin de ma dernière tournée. Ils m’ont demandé un concert pour eux. Je leur ai répondu qu’ils me voyaient tout le temps, mais ils m’ont dit qu’ils voulaient choisir les chansons ! J’ai trouvé ça intéressant; j’ai reçu leur liste de connaisseurs, et je me suis appuyé dessus !

Est-ce qu’il y aura tout de même des titres de votre nouvel album ?

Oui, mais, vous savez, les nouvelles chansons me font sûrement plus plaisir qu’au public ! Moi-même, j’aime entendre les titres que je connais quand je vais à un spectacle ! Mais je crois que ce disque le mérite; il y a des chansons fortes qui se mélangeront bien avec le reste.

L’album s’appelle «À nos amours». L’amour, votre plus grande source d’inspiration ?

C’est surtout ce que les auteurs m’ont fait chanter toute ma vie ! (Rires.) Je trouve aussi qu’il y a beaucoup de fois le mot «amour» dans ce disque. Mais j’aimais bien ce titre, ça collait bien au jubilé.

Travailler avec Calogero, qui a réalisé et arrangé l’album, c’était une évidence ?

Ce n’est pas si évident que ça parce qu’il fallait déjà qu’il le veuille bien ! Dans mon cœur, c’était une évidence, mais il produit rarement des albums en entier. C’est un travailleur obsessionnel et acharné, et, quand il a entendu les deux titres que l’on avait écrits avec sa compagne, Marie Bastide, il a eu des idées pour les produire. Je me suis dit que ça pourrait être une embellie s’il acceptait de produire le reste, parce que je trouve que l’on fait partie de la même famille musicale, on est compositeurs-interprètes et on aime les mélodies.

La mélodie de «Ma colère» est très épique sur ce texte de Maxime Le Forestier !

C’est un titre qui sort de l’ordinaire. Il est arrivé un moment donné où Maxime et moi avions des choses à régler avec mon ancienne équipe managériale… Ça lui a inspiré ce texte sur la colère, à un moment où je l’étais, en colère, même si ça m’arrive rarement. Je l’ai trouvé génial et atypique. Pour la musique, lors d’un match de foot à Chelsea, j’avais entendu un rock shuffle (ndlr: il mime la batterie et en fait le son) et j’ai gardé cette idée. Cela dit, c’est bien de parler de cette chanson parce qu’elle résume bien tout le projet. Calogero l’a adorée et lui a donné une harmonie qui correspondait parfaitement. Il a pris un grand soin à la travailler et, quand il m’a envoyé la maquette finale, je me suis même demandé si c’était vraiment ça qu’il fallait faire… Et là, il m’a demandé de lui faire confiance. C’est exactement pour cela que j’ai choisi Calogero.

Dans «Les bassins de chlore», vous questionnez: «Est-ce qu’on est plus heureux en fermant les yeux ?»

Encore une fois, je ne suis qu’interprète. Mais, quand un auteur me donne ses paroles, je les mets en musique. Cette chanson m’a fait me poser des questions et je l’ai trouvée différente car elle est moins populaire dans sa manière d’être comprise. J’ai le métier de ça, parce qu’à mes débuts, avec (ndlr: Étienne) Roda-Gil, ça n’était que ça, tout le temps ! (Rires.) D’ailleurs, si vous êtes capable de me dire aujourd’hui ce que raconte «Si on chantait», vous êtes forte. Moi, je ne suis pas toujours certain de ce qu’elle veut vraiment dire! (Rires.)

Récemment, les Kids United ont repris Sardou; il y a eu Gainsbourg, Goldman, etc. Ça vous plairait d’avoir un album hommage ?

(Soupir.) La vérité, si je m’écoute moi: ça m’énerve ! On me tanne pour ça. Mais je préférerais une version «duets» à la Sinatra ou Eddy Mitchell, parce que ces reprises… (Rires.) (Le Matin)

Créé: 13.11.2017, 09h49


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