Lundi 22 juillet 2019 | Dernière mise à jour 05:31

Vaud Montreux se transforme en capitale mondiale geek et manga

C’est l’un des événements consacrés à la Pop Culture les plus courus de Suisse… Du 19 au 22 avril, Polymanga, le grand festival geek propose une avalanche d’animations.

Trois autres points forts

Glory Gospels Singers

La troupe avait fait sensation l’année passée avec un concert de génériques de culture pop, de jeux vidéo et d’animes japonais. Un carton incroyable! Les voilà de retour pour une saison 2 avec de nouveaux génériques et deux concerts différents, les 19 et 20 avril.

Kevin et Henry Tran

Le duo de frangins du «Rire jaune», leur chaîne YouTube aux 5 millions d’abonnés, seront sur scène pour revenir sur leur incroyable aventure (les 20 et 21 avril). Un parcours que l’on retrouve aussi dans le manga lancé en 2016 par Kevin, «Ki & Hi», comptant aujourd’hui parmi les meilleurs ventes du genre en France.

Cécile Corbel

La chanson du générique du film d’animation «Arietty, le petit monde des chapardeurs», c’est elle. Pour son concert unique, le 22 avril, elle reprendra avec sa voix mélodieuse et sa harpe délicate également d’autres airs des films du studio Ghibli. Mais cette artiste résolument romantique livrera surtout ses nouvelles chansons, tout en reprenant ses plus grands succès. Un concert reposant et relaxant.

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Si en été, le jazz prend ses quartiers au cœur de Montreux, autour de l’auditorium Stravinski, à Pâques, ce sont les Pikachu, Mario, Spiderman et autres Zeida qui envahissent les lieux. Grand rendez-vous des fans de culture pop, et plus spécifiquement la japonaise, le festival Polymanga va à nouveau transformer la Riviera, dès vendredi, en un gigantesque carnaval geek. Avec ses 18 000 m2, le plus grand raout suisse du genre attire en effet les Cosplayeurs du monde entier, ces fans hardcore qui se déguisent en leurs héros préférés, issus d’animes et de mangas japonais, de comics ou de séries et de films de toutes sortes.

Bande-annonce Polymanga 2019.

Au menu? En dehors d’invités prestigieux, comme les acteurs Jennifer Morrison («Once Upon A Time») et Jack Gleeson («Game of Thrones»), on retrouvera des youtubeurs stars, des tournois de jeux vidéo, des karaokés déjantés, stands de friandises japonaises, dédicaces organisées, ateliers de dessin ou projections de films et de séries…

David Heim en 2018. (Photo: Maxime Schmid)

David Heim tient d’une main ferme les rennes de la manifestation depuis ses débuts, il y a 15 ans. Il nous présente les dessous de cette édition anniversaire.

Votre public – 4000 visiteurs l’année passée – est toujours plus nombreux. Quel est le secret de votre succès?

Je ne suis pas sûr qu’il y ait un véritable secret… Une des clefs de notre travail, en tout cas, c’est de se remettre en question tous les ans. A chaque fois, on cherche de nouveaux concepts, ateliers ou moyens de se diversifier pour que le Polymanga actuel ne ressemble pas à celui de l’an dernier. Avec 200 invités et attractions, on est là pour fournir le show le plus varié possible, accessible à la fois aux adolescents, aux jeunes adultes et aux parents. Le tout en protégeant les jeunes, alcool, érotisme et fumée étant bannis sur place.

Il y a quinze ans, quel était l’idée de départ de Polymanga?

A 14 ans, j’avais commencé par lancer avec des amis Power3D, le plus gros site de jeux vidéo de Suisse. Et puis Polymanga est arrivé dans la continuité, au fil des ans. Je fréquentais pas mal de ce genre de manifestations et comme je ne me retrouvais vraiment dans aucune d’entre-elles, j’ai eu envie de créer mon propre événement. Au début, le festival était beaucoup plus axé sur la culture japonaise. Et puis on a commencé à l’ouvrir aux youtubeurs, en 2010, avec un premier invité Bob Lennon. Ça répondait à une demande de nos visiteurs et ça a très bien marché. Aujourd’hui, le festival s’articule autour de trois axes principaux: le manga, le jeux vidéo et la pop culture. Avec Polymanga, il faut d’une part savoir rester à l’écoute de notre public, mais aussi leur réserver de belles surprises avec des éléments originaux, comme cette année la croisière Pop-Culture, organisée en collaboration avec la CGN.

Vous nous expliquez?

J’avais envie de proposer quelque chose de foncièrement différent de ce qu’on trouve au 2M2C, le Centre des congrès de Montreux: offrir des moments de convivialité et de connivence avec nos différents intervenants. Je me suis dit que partager des croisières de 1h20 avec ses invités préférés, tout s’instruisant via des ateliers et des conférences, ou en récoltant des dédicaces et des photos, cela pouvait donner au public de vrais moments privilégiés. 800 personnes vont pouvoir embarquer 4 fois par jour sur le plus grand bateau de la CGN.

Revenons à vos trois axes… Quel serait cette année l’élément incontournable de chacun d’eux, selon vous? Commençons par la Pop-Culture…

Je dirais la présence des deux acteurs américains, Jennifer Morrison (les 19 et 20 avril), l’actrice principale de «Once Upon a Time» et «Dr. House», ainsi que Jack Gleeson (les 21 et 22), le fameux roi Geoffrey, le personnage le plus détesté de «Game of Thrones»…

Ce n’est de loin pas la première fois que vous invitez un acteur de «Game of Thrones»… Cette série est-elle la recette d’un succès assuré, surtout alors qu’elle vient d’entamer son ultime saison?

Ce qu’il y a d’extraordinaire, c’est qu’elle parvient à toucher un public incroyablement large. Un exploit de plus en plus difficile à réaliser avec la multiplication des contenus et des réseaux. A l’époque où les séries n’étaient diffusées que sur les grandes chaînes nationales, c’était encore relativement aisé de toucher son public de cette manière. Aujourd’hui, avec la multiplication des contenus, entre les chaînes câblées, YouTube, Netflix ou Amazon, il est de plus en plus difficile de trouver une véritable résonance auprès du grand public, surtout sur une si longue durée. Les séries les plus populaires ont maintenant un succès plus éphémère. Les gens passent très vite à autre chose.

Rayon jeux vidéo?

Sans hésiter le concept improbable qu’on a lancé avec le tournoi de danse «Fortnite», ce fameux jeu qui a cartonné auprès de centaines de millions de joueurs. Jean-Marc Généreux, le juré de «Danse avec les stars», va reprendre son rôle pour un concours où les participants devront s’affronter en imitant les fameuses danses du jeu. L’événement est ouvert à tous, dès l’ouverture du festival, avec des éliminatoires à passer jusqu’à la grande finale, qui se tiendra à l’auditorium Stravinski.

Et pour la partie japonaise?

Akihiko Yoshida star du jeu vidéo nippon sera présent les 20 et 21 avril. Il s’agit d’un designer qui a développé un style bien à lui: une façon de dessiner ses personnages, même les plus puissants et baraqués, de manière très «mignonne», et qui a donné naissance à tout un courant il y a une vingtaine d’années. Mais il faudra aussi compter sur Hiroshi Kitadani, le chanteur officiel de «One Piece», le manga le plus vendu au monde, et de «Yugi-Oh», pour vous faire trémousser lors de son concert (le 21).

Reste votre défilé Cosplay, paraît-il très réputé…

Outre les 6 concours de ce type que nous organisons durant les 4 jours de la manifestation, on a surtout lancé il y a 4 ans le Global Easter Cosplay, notre concours international, effectivement maintenant reconnu comme l’un des plus beaux. Pour attirer les meilleurs cosplayeurs du monde entier, on leur promet de prendre en charge leur déplacement, leur hébergement et un Cash Price au gagnant. Cette année, nos 12 concurrents, tous designers réputés, vont s’affronter sur scène dans des costumes extraordinaires, de plus en plus fous à chaque édition. Certains arrivent même avec des armures gigantesques qu’ils ont créées et façonnées eux-mêmes. C’est de plus en plus massif et de plus en plus impressionnant.

On imagine les japonais très forts à ce jeu-là?

Il y en a effectivement un cette année, mais c’est la première fois. Par contre, l’Indonésie, très réputé en termes de couture et de façonnage, est systématiquement présente. Les Mexicains sont aussi très forts, notamment grâce à un couple de cosplayeurs, les Twins, d’un niveau exceptionnel.

L’un d’eux a d’ailleurs remporté le Grand Prix l’an passé. Cette année, c’est à son alter ego de se présenter. On verra s’il fait aussi bien que son partenaire.

Créé: 18.04.2019, 07h48

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