Dimanche 12 juillet 2020 | Dernière mise à jour 20:44

Musique Oesch's Die Dritten: 20 ans de carrière en famille

Les Bernois qui font de la musique folklorique et salles combles partout où ils passent sortent «Jodelzirkus», leur 9e album. Melanie, la fille du clan, raconte sa joie et ses «Hoite hol i olle o!»

«Jodelzirkus», Oesch’s Die Dritten, Sortie aujourd’hui, Distr. Universal Music

Pour toutes les informations sur les concerts à venir:
www.oeschs-die-dritten.ch (Image: DR)

Concours

À gagner

5 CD «Jodelzirkus» dédicacés par toute la famille Oesch!

Pour participer

par SMS, tapez: LM JODEL au numéro 8000 (1 fr. 50/SMS)

Par Internet: www.lematin.ch/concours

Délai de participation: vendredi 28 octobre à minuit.

Conditions de participation: Les employés de Tamedia SA
et de ses sociétés affiliées, de l’entreprise partenaire du concours ainsi que leur famille ne sont pas autorisés à participer. Cette offre n’est pas convertible en espèces. Tout recours juridique est exclu.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

C’est à Eriz, en Oberland bernois, que nous avons rendez-vous avec une des familles les plus connues de Suisse, les Oesch. Si vous ne les connaissez pas encore, notez qu’ils comptabilisent des millions de vues sur YouTube, plus de 1500 concerts à travers le monde – dont la plupart sont sold-out des mois à l’avance – et pas moins de 6 disques d’or et 2 de platine. Pour l’anecdote, c’est leur version de «Ku-Ku-Jodel» que l’on entend dans le générique de la chronique de Thomas Wiesel dans l’émission «Quotidien» sur TMC.

L’histoire artistique du clan commence dans les années 1970 avec le grand-père, Hans Oesch, qui forme un groupe de musique folklorique avec son fils Hansueli. Le fils continue ensuite l’aventure avec sa propre formation puis arrivent son épouse Annemarie et les enfants, Kevin, Mike et Melanie. La petite fille monte sur scène pour chanter depuis ses 5 ans alors que ses frères cadets se mettent à la musique au milieu des années 1990. En 1998, la famille sort son premier album commencé un an plus tôt, «Mit neuem Power», sous l’appellation Oesch’s die Dritten, pseudo qui marque la troisième génération.

Melanie, 28 ans, nous attend dans un joli petit restaurant avec son cadet, Kevin. Les parents, Hansueli et Annemarie, nous rejoindront ensuite accompagnés de Mike, le troisième de la fratrie. Pour le sextuor, 2017 sera synonyme de jubilé. Afin de marquer le coup de ses 20 ans de carrière dans une ambiance familiale à faire pâlir de jalousie les Kardashian, la joyeuse troupe dévoile aujourd’hui son 9e album, «Jodelzirkus», avant de partir en tournée dans toute la Suisse avec l’accordéoniste Urs Meier.

Melanie, avec la sortie de ce neuvième album et le jubilé, la famille est heureuse?

On est heureux, mais aussi un peu nerveux! Cet album est celui qui nous a demandé le plus de travail. Il était vraiment important vu que c’est celui de nos 20 ans de carrière. On travaille avec des auteurs, mais cette fois on a écrit beaucoup de chansons mon papa, mon frère Mike et moi. J’ai aussi composé beaucoup de mélodies parce que je voulais vraiment faire passer mes messages à nos fans, leur raconter nos aventures.

Par exemple, que racontez-vous sur «Trou di eifach»?

Là, j’essaie dire aux gens à quel point il est important de profiter du moment présent. Il faut ouvrir les yeux, être reconnaissant des belles choses qui arrivent. Comme un moyen d’encourager à écouter son cœur, ne pas uniquement travailler et se focaliser sur sa carrière. On a tous une famille, des amis, et c’est ça qui est le plus important. Nous l’avons aussi traduite avec un couple de Fribourg et ça a donné «Trouver de l’or», qui est aussi sur l’album.

Justement, travailler en famille, c’est plus facile ou plus compliqué?

Les deux! (Rires.) Parfois c’est compliqué parce que l’on est tous un peu têtus et chacun pense que son idée est la meilleure. Mais c’est aussi très agréable, parce que l’on se comprend d’un simple regard. On n’a pas besoin de mots. Spécialement sur scène quand on a envie d’improviser.

Pour vous qui êtes sur scène depuis l’enfance, est-ce que quelque chose a changé?

Rien n’a changé, j’ai toujours la même passion qu’il y a dix ans, même vingt ans! C’est un cadeau qui me comble encore. Pour moi, le yodel est une vraie langue qui permet de communiquer à un autre niveau. Et comme j’ai la chance de faire ça avec ma famille et de le partager un public si enthousiaste, c’est difficile de trouver le mot adapté à mon plaisir.

Petite fille, comment avez-vous appris le yodel?

J’étais sur scène avec mon grand-papa et, comme j’avais oublié les paroles, je me suis mise à faire du yodel à la place en imitant la youtze que j’entendais à la radio et ce que mon papa m’avait montré! Ensuite j’ai continué, mais c’est une technique difficile qui demande beaucoup d’énergie. Avec le temps, j’ai mélangé du moderne avec du traditionnel et je crois qu’aujourd’hui c’est ma marque de fabrique!

La tournée jubilé cartonne déjà alors qu’elle n’est pas commencée, ça vous fait quoi?

On est tellement reconnaissants, surtout envers les Suisses romands. J’aime bien votre mentalité, vous êtes ouverts, ça nous inspire. Parfois les Alémaniques cherchent trop à cataloguer les choses alors que les Romands sont juste là pour profiter du moment présent. C’est quelque chose que j’aime vraiment bien.

C’est pour ça que vous avez désormais plus de titres en français?

Oui, c’est un merci aux fans de Suisse romande. C’est aussi inspirant pour créer, cela nous empêche de tourner en rond!

Melanie, aurait-il été possible d’être un Oesch et de ne pas faire de musique?

Difficilement! (Rires.) C’est notre thérapie, notre manière de vivre et notre bonheur.

Créé: 28.10.2016, 06h50

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.