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Interview indiscrète Bénabar: «Je sais que parfois j'ai déconné»

L'artiste vient de sortir «Le début de la suite». L’auteur-compositeur-interprète se confie au bout du fil.

«J’ai fait croire à ma femme que je savais superbien jouer de la trompette. Elle m’en veut encore!»

«J’ai fait croire à ma femme que je savais superbien jouer de la trompette. Elle m’en veut encore!» Image: DR

L’album «Le début de la suite» de Bénabar est déjà disponible. L’artiste sera en concert le 31 octobre 2018 au Théâtre de Beaulieu, Lausanne.
Infos: theatredebeaulieu.ch

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À 48 ans, Bruno Nicolini, plus connu sous le nom de Bénabar, vient de sortir «Le début de la suite», son 8e album studio. Un disque qui, comme nous le confie son auteur, symbolise «une période un peu charnière dans la vie et dans une carrière, où l’on sent que ce ne sera plus comme avant, mais que l’on a envie de continuer et d’aller de l’avant». L’auteur-compositeur-interprète, a joué le jeu des questions de manière fraîche et sans prise de tête.

Bénabar, qui êtes-vous?

Un chanteur qui chante des chansons en français.

Votre tout premier souvenir?

J’ai peu de souvenirs d’enfance, c’est un peu nébuleux, mais ce sont toujours des souvenirs heureux.

Étiez-vous un enfant sage?

J’étais gentil mais coléreux.

Enfant, de quoi aviez-vous peur?

Je n’étais pas tellement trouillard, j’étais même plutôt casse-cou. C’est ensuite que j’ai commencé à avoir peur. Je n’aime pas les avions, les ascenseurs, les serpents, je n’aurais pas pu être aventurier, heureusement que je suis devenu chanteur.

Dans l'enfance, quel fut votre plus grand choc?

Quand j’ai découvert la trompette vers 5 ou 6 ans.

Votre mère vous disait-elle «Je t'aime»?

Non pas trop, mais ça se sentait. À ce moment-là, ce n’était pas trop dans les mœurs de se dire ces choses-là toutes les 5 minutes.

Comment avez-vous gagné votre premier argent?

En tant que régisseur stagiaire sur un tournage. J’ai fait ça pendant 10 ans, j’adorais ce métier et parallèlement j’écrivais des scénarios, des courts-métrages. C’est comme ça que j’ai commencé ma carrière, en apportant des cachets à des acteurs! (Rires.)

L'amour pour la première fois. C'était quand et avec qui?

J’ai la réponse qui tue: c’est toujours une première fois, l’amour! (Rires.) Vous voyez, j’ai du métier et habilement botté en touche!

Pour vous, c’est quoi, le vrai bonheur?

C’est déjà familial, je suis père de famille. Mais c’est aussi de pouvoir faire ce que l’on aime, je me rends compte que c’est une chance inouïe de pouvoir chanter, monter sur scène, écrire des chansons.

Quelle est la plus belle de vos qualités?

Je dirais la sincérité.

Votre plus grand regret?

Je n’en ai pas vraiment, même s’il y a plein de trucs où je n’ai pas été bon, j’ai déconné ou je suis passé à côté. Mais comme j’assume ces choses, je n’ai pas de regrets.

Avez-vous déjà volé?

Petit, j’avais volé un autocollant sur un yaourt dans l’épicerie de mon quartier. Comme je me suis fait choper, ça a mis un terme direct à ma carrière de voleur.

Avez-vous déjà tué?

(Rires.) Non pas encore, mais ce n’est pas terminé!

Si vous aviez le permis de tuer quelqu'un, qui serait-ce?

Franchement, je ne tuerais personne, par contre je trouve important de dire aux connards qu’ils sont des connards.

Avez-vous payé pour l'amour?

Non pas encore, mais encore une fois: ce n’est pas terminé!

Avez-vous déjà menti à la personne qui partage votre vie?

Ah ben oui, plein de fois. En commençant par lui faire croire que je savais superbien jouer de la trompette. Elle m’en veut encore! (Rires.)

Avec qui aimeriez-vous passer une agréable soirée?

Tellement de monde, y compris des gens que je ne connais pas encore. Je crois assez aux rencontres fraternelles autour d’une table. Ça irait de Barack Obama à la boulangère. Ça peut paraître facile de le dire comme ça, mais c’est très sincère.

Pour qui était votre dernier baiser?

Pour ma fille ce matin.

Pourquoi avez-vous pleuré la dernière fois?

Dernièrement, il y a eu beaucoup d’occasions de pleurer. Notamment avec la disparition d’Higelin et de Véronique Colucci. Elles étaient assez sombres, les semaines qui viennent de passer.

Vous avez peur de la mort?

Oui, un peu. Enfin, je suis plus dans l’action que dans l’analyse.

Croyez-vous en Dieu?

C’est un sujet que je n’ai pas résolu.

Quel est votre péché mignon?

C’est d’une part la bouffe, et d’autre part le vin rouge. En grande quantité! (Rires.)

Trois objets culturels (livres, CD ou DVD) que vous emportez sur une île déserte?

J’emporterais «Les illusions perdues» de Balzac, parce que c’est sublime. Le DVD de «Vincent, François, Paul… et les autres» et j’emporterais une guitare ou une trompette pour me perfectionner. Comme je serais sur une île, je ferais chier personne! (Rires.)

Combien gagnez-vous?

C’est très aléatoire.

Pensez-vous que vous gagnez assez par rapport au travail que vous fournissez?

Oui, je suis un privilégié et très, très conscient de l’être. Je le mesure tous les jours.

Qui sont vos vrais amis?

J’ai encore mes copains d’école. J’en ai beaucoup depuis longtemps, je suis très bien servi de ce côté-là.

Que souhaitez-vous à vos pires ennemis?

J’essaie de ne pas souhaiter des choses trop horribles aux gens. Juste qu’ils se rendent comptent à quel point ils sont des salauds.

Qui aimeriez-vous voir répondre à ce questionnaire?

Mon président, Macron, j’aimerais lire ses réponses.

Créé: 28.04.2018, 10h48

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