Lundi 25 juin 2018 | Dernière mise à jour 02:38

Cultissime La Compagnie créole est toujours là!

Le groupe antillais égrainera ses tubes dimanche 17 juin à Festi’neuch. Coup de fil à Clémence Bringtown.

Clémence Bringtown avec (de g. à dr.) José Sébéloué, Guy Bevert et Julien Tarquin. Des membres d’origine, seul Arthur Apatout a quitté le groupe pour faire de la production.

Clémence Bringtown avec (de g. à dr.) José Sébéloué, Guy Bevert et Julien Tarquin. Des membres d’origine, seul Arthur Apatout a quitté le groupe pour faire de la production. Image: DR

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Avouons: on a tous chanté au moins une fois un air de La compagnie créole. «C’est bon pour le moral», «Ça fait rire les oiseaux», «Vive le douanier Rousseau», «Le bal masqué»… En lisant ces mots, les paroles reviennent automatiquement à l’esprit pour ne plus quitter l’esprit de la journée. Plus de quarante ans après ses débuts, le groupe antillais est toujours là et on n’ose imaginer quelle fête ce sera dimanche soir sous le Chapiteau de Festi’neuch. Interview de la chanteuse Clémence Bringtown.

On vous croyait disparus…

(Rires.) On n’a jamais vraiment disparu. On sort même d’une tournée de 30 dates en Floride et au Canada. Mais on est moins médiatisés qu’avant parce qu’il y a beaucoup moins d’émissions de variété en France.

Qui reste-t-il des membres d’origine?

On est quatre: Julien, Guy, José et moi. Il n’y a qu’Arthur qui ne fait plus partie du groupe et qui est producteur en Guadeloupe. Sont aussi dans la Compagnie créole, ma fille, qui est choriste, et mon gendre, qui est le chef d’orchestre de cinq musiciens.

Votre longévité s’explique-t-elle par le fait que votre musique est une bonne thérapie, pour le public mais aussi peut-être pour vous?

On a effectivement beaucoup de témoignages de gens qui avaient des envies suicidaires et qui nous écrivent pour nous dire que nos chansons les ont aidés à remonter la pente. Au Canada, il y a un enfant qui avait le cancer et qui m’avait promis de guérir. Il écoutait tout le temps «C’est bon pour le moral» et il entraînait tout l’hôpital avec lui. Il a guéri, ses cheveux ont repoussé et il est monté sur scène chanter avec nous. Donc on a fini par croire que c’est une bonne thérapie. Pour nous aussi. Une fois qu’on est sur scène nos petits bobos s’envolent.

Votre musique est indissociable des mariages. C’est gratifiant?

C’est extraordinaire. Vous vous rendez compte, un mariage ou un baptême est une fête qui lie la famille, une fête où il y a de l’amour. En faire partie à travers nos chansons, c’est formidable. On assume le fait d’être populaires, le partage est un cadeau du ciel, comme dit l’un de nos morceaux. On ne pensait pas qu’on aurait un tel succès quand on a commencé. C’est une musique de chez nous, qui amène le soleil mais aussi le sens de l’accueil et la générosité des Antillais. On aurait pu croire que ça serait un phénomène de mode. Mais quand, trente-cinq ans après, vous voyez que des enfants apprennent nos textes à l’école, on ne peut pas demander plus. C’est ça qui nous donne le punch, la force de continuer.

Clémence, vous êtes aussi manager du groupe. Êtes-vous plutôt maman bienveillante ou lieutenant-colonel?

Les deux. (Rires.) Je fais à manger, je soigne tout le monde et quand il faut sévir je le fais. Mais bientôt je vais passer le relais, car je compose beaucoup et ça me manque de ne plus trop pouvoir le faire.

Comment le succès a-t-il changé vos vies dans les Antilles durant les années 1980?

Notre premier album était entièrement en créole et quand on a sorti «C’est bon pour le moral» on s’est attiré les foudres des Antillais, ils nous ont boycottés. Mais il y avait un public qui aimait ce qu’on faisait, alors on n’a pas écouté les critiques, on a ouvert la voie à Kassav et Zouk Machine. Aujourd’hui, certains Antillais sont revenus sur leur opinion.

Préparez-vous un nouvel album?

Il y a une chanson qui doit sortir pour les 40 ans de la Route du Rhum et on va sortir un album en hommage aux hommes de la mer. Ça me tient à cœur, mon père était marin. On prépare aussi un disque de gospel. Vous voyez, il y a du pain sur la planche!

La Compagnie créole en festival, c’est comment?

Les gens retrouvent les tubes et découvrent qu’on a aussi d’autres choses, que notre musique est très variée. Mais c’est sûr qu’on vient pour faire la fête! Ça fait longtemps qu’on n’est pas venus en Suisse, ça me manquait.

FESTI’NEUCH Du 14 au 17 juin, Les Jeunes-Rives, Neuchâtel. Portes: je 17 h, ve 16 h, sa 14 h, di 11 h.
Prix: pass 1 jour 75/80 fr. Samedi (complet!)
Loc. Starticket. Infos: www.festineuch.ch (Le Matin)

Créé: 14.06.2018, 16h14

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