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Musique David Bowie superstar aux Brit Awards

Le chanteur britannique décédé l'an passé a été élu meilleur artiste et célébré avec émotion mercredi soir.

L'acteur américain Michael C. Hall (Dexter), qui joue dans la comédie musicale Lazarus composée par Bowie, est venu chercher le trophée sur scène. (Mercredi 22 février 2017)
Vidéo: AFP

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Un an après sa mort, David Bowie a raflé à titre posthume les récompenses d'artiste et d'album britanniques de l'année mercredi soir à Londres lors de la 37e édition des Brit Awards. C'est la troisième fois, après 1984 et 2014, que l'icône de la pop, décédé le 10 janvier 2016 à l'âge de 69 ans, est élu meilleur artiste, et ce moment a été célébré avec émotion.

«Si David Bowie avait pu être ici ce soir, il ne serait probablement pas venu», a plaisanté l'acteur américain Michael C. Hall (Dexter), qui joue dans la comédie musicale Lazarus composée par Bowie et qui est venu chercher le trophée sur scène.

Bowie a ensuite doublé la mise dans la catégorie reine de l'album de l'année, avec «Blackstar», sorti deux jours avant sa mort. Là, c'est son propre fils, le réalisateur Duncan Jones, qui a reçu la récompense des mains de Noel Gallagher, du groupe Oasis, qui a lancé «The King» en tendant son micro vers le ciel. «Il a toujours soutenu les gens un peu bizarres, un peu différents. Ce trophée est pour tous les dingos et les gens qui font les fous», a dit Duncan Jones.

The 1975 meilleur groupe britannique

Blackstar, album testament, n'avait même pas été pré-sélectionné aux Grammy Awards il y a dix jours à Los Angeles, où Bowie a tout de même remporté cinq autres récompenses. Dans les autres catégories, Emeli Sande a remporté sa deuxième récompense de meilleure artiste britannique, après 2013.

The 1975 a été désigné meilleur groupe britannique par le jury, et Radiohead est donc reparti une nouvelle fois bredouille. «C'est irréel, on forme un groupe depuis qu'on a 13 ans et ce genre de choses n'arrive généralement jamais», a commenté le chanteur, Matty Healy.

Le chanteur de blues et hip-hop Rag'N'Bone Man a créé la surprise en remportant la récompense de révélation britannique de l'année, au nez à la barbe notamment du rappeur Skepta. Celui-ci avait également été nominé dans la catégorie de meilleur artiste masculin. Mais il a seulement foulé la scène pour interpréter son tube vitaminé «Shutdown».

Beyoncé récompensée

Sur les réseaux sociaux, certains y ont aussitôt vu une nouvelle preuve des supposés préjugés raciaux de la cérémonie. Les «Brits» avaient été très critiqués en 2016 pour leur manque d'audace et leur sélection «trop blanche» en l'absence d'artistes représentant les musiques urbaines et la diversité ethnique du pays.

En près de 40 ans, seuls trois artistes noirs ont gagné la récompense de meilleur artiste britannique masculin, le dernier par Dizzee Rascal en 2010. Les organisateurs ont voulu rectifier le tir cette année en nominant notamment quatre artistes de couleur aux côtés de David Bowie, resté inaccessible.

Les récompenses internationales ont été distribuées au pas de charge, sans discours ni remerciements. Le rappeur canadien Drake a gagné le prix du meilleur artiste international, devançant notamment son compatriote Leonard Cohen, nominé comme Bowie à titre posthume. Chez les femmes, Beyoncé a pris sa revanche sur les Grammys en étant préférée à sa soeur Solange, à Rihanna, à Sia et à la Française Christine and the Queens.

Les «squelettes» de Trump et de May sur la scène

Les «Brits» ont par ailleurs rendu hommage, à travers un montage vidéo, à plusieurs grands disparus de 2016 dont Prince, Leonard Cohen, le groupe Viola Beach et George Michael. «Le ciel s'est écroulé» lorsque George Michael est mort, a déclaré Andrew Ridgeley, venu saluer sur scène la mémoire de son ancien compère du groupe Wham! en compagnie du duo pop du siècle dernier Pepsie et Shirlie.

Contrairement à d'autres cérémonies récemment, les Brit Awards ont globalement été exempts de revendications politiques. Seuls deux squelettes, ressemblant à s'y méprendre à Donald Trump et Theresa May, ont fait un étrange ballet. C'est la chanteuse américaine Katy Perry, soutien de la candidate démocrate Hillary Clinton pendant la campagne présidentielle américaine, qui a fait venir les deux squelettes géants sur la scène de l'O2 Arena lors de sa représentation.

(AFP/nxp)

Créé: 22.02.2017, 23h27

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