Vendredi 5 juin 2020 | Dernière mise à jour 21:33

Musique Ce que pense la presse française du nouvel album de Johnny

Quelques dizaines de journalistes et de fans ont pu écouter «Mon pays c'est l'amour» à Paris lundi, quatre jours avant sa sortie.

Des membres du fan's club du Taulier étaient présents.

Des membres du fan's club du Taulier étaient présents. Image: AFP

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C'est dans une petite salle de concert des locaux de la maison de disques Warner Music, au nord de Paris, que, lundi, quelques dizaines de journalistes et une poignée de fans ont pu chausser des casques pour écouter l'album posthume de Johnny Hallyday, dont la sortie est prévue le vendredi 19 octobre. «Mon pays c'est l'amour», qui dure 37 minutes et 29 secondes, est défini comme rock et jugé plutôt réussi.

La première chanson, «J'en parlerai au diable», a particulièrement marqué. «Je l’ai souvent cherché, j’ai trop flirté avec les limites. En soliste, je lui dirait mon histoire», peut-on entendre. Pour «Paris Match», il s'agit de «3 minutes 37 épiques, envoûtantes, la plus belle entrée en matière possible, vu le contexte très spécial dans lequel sort ce disque». «Première chanson et premiers frissons, écrit «Le Parisien». Avec une telle ouverture on s’attend à un disque testamentaire, à des chansons qui évoqueront plus ou moins explicitement la mort. Il n’en est rien. Ou pas tant que ça.»

«Retour aux sources»

De l'avis général, Johnny se montre en effet plus en forme que jamais, vocalement parlant. Il y a du rock, du rockabilly. «Par sa volonté de «retour aux sources», cet album fait le lien avec son œuvre en général. A l'écoute, on pense donc à «Que je t'aime», mais aussi au «Pénitencier» de part le thème de la chanson «4m²» qui évoque les difficultés de l'univers carcéral», décrit «Le Huffpost».

«Pardonne-moi» est un autre titre qui se distingue, une ballade blues rock où l'on entend «Pardonne-moi si ces silences au fond de moi m’ont rendu sourd (...) Si je tombe, si je n’ai plus peur des adieux / Si je tombe, dis-moi qu’aurais-je pu faire des mieux?» «Johnny s’adresse-t-il à son public? A Laeticia? Difficile ne pas avoir la chair de poule», témoigne le journaliste de LCI. France Info parle d'«une chanson au rythme lent dont l'orchestration va crescendo, dans lequel il évoque aussi la mort de sa voix de stentor tout en se montrant combatif: «Le volcan au fond de moi ne s'éteint pas.»

«Seconde partie plus faible»

«Le Figaro» note «une nette baisse de régime de la seconde partie du disque». «Cela se traduit par le retour de morceaux grandiloquents qui rappellent le flirt poussé de Johnny avec la grande variété, détaille le quotidien. Trop fatigué, «Un enfant du siècle» ne fait pas de merveilles. Passé son ouverture très springsteenienne, «Tomber encore» est certainement le morceau le plus faible. Son paresseux texte est de la plume d'un fan de Johnny venu le voir à Lille en 2015. Les clichés s'amassent à la pelle («ta peau de sable blanc»,«la mer s'ouvre en deux») sans que la musique puisse sauver le morceau.»

Mais Johnny a soigné sa sortie avec «Je ne suis qu'un homme». «Comme pour «J’en parlerai au diable», la chanson évoque en creux les questionnements d’un homme toujours en proie aux doutes, décrit «Paris Match». Celui qui se demande «Comment rester debout quand l’urgence se réveille au fond du cœur des hommes?» Et voilà Johnny qui répète plusieurs fois «car je ne suis qu’un homme». Une confession ultime d’une évidence sobre.»

Un album pas abordé comme le dernier

Pour «Le Parisien», «Mon Pays c’est l’amour» n’est pas le meilleur album de Johnny. Il n’est pas non plus le plus fort en émotion. Et pour cause. Hallyday ne l’a pas abordé comme un album particulier, pas comme le dernier. Il ne fait pas plus référence à la mort, au temps qui passe, que dans ses derniers disques. Il pensait sans doute à la scène, avait même annoncé des concerts pour le défendre.»

Enfin, «L'Obs» a trouvé le disque «très décevant». «Et, à vrai dire, on se demande si au bout du bout Johnny Hallyday aurait validé ces chansons-là. Il nous a habitué à infiniment mieux, du moins de son vivant. La voix du chanteur est plutôt à l’arrière-plan, sans doute pour masquer des insuffisances compréhensibles.»

Créé: 16.10.2018, 12h37

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