Mercredi 19 février 2020 | Dernière mise à jour 16:35

Invité Nono se confie: «Norbert et Jean, c’est fini»

La star de «Top Chef» a servi hier bonne humeur et générosité sur un plateau, à la rédaction du «Matin» et bien sûr à la cantine.

Galerie Photos

Les expressions de Norbert

Les expressions de Norbert Ou quand le candidat de Top Chef se lâche!

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Je préfère terminer sur une Coupe du monde de 1998 que sur un coup de boule.» En visite à la rédaction du «Matin» hier, Norbert Tarayre, le bouillonnant finaliste de «Top Chef» saison 3, en a profité pour livrer une confidence qui va décevoir ses nombreux admirateurs: «Norbert et Jean, le défi», c’est fini. L’émission de télévision culinaire qu’il anime avec le Top Chef 2012, Jean Imbert, ne connaîtra pas de 3e saison. «J’ai besoin de prendre du plaisir dans ce que je fais. Là, on a atteint les limites du concept. Après, il faudrait aller plus loin comme faire à manger sur un chalutier, sur la pointe du Mont-Blanc pour relever de nouveaux défis. Mais est-ce que les gens sont prêts à voir moins de cuisine? C’est le problème de la télé souvent, il y a un produit qui marche, on va l’essorer jusqu’à vraiment lasser les gens.» Un travers que veut éviter le jeune homme.

«En faisant «Top Chef», j’ai montré de quoi j’étais capable. Je ne crains pas de ne plus passer à la télé. Et puis j’ai déjà pris ma revanche sur les filles. Parce que franchement, quand tu t’appelles Norbert, pour la drague, c’est pas la peine! Quand t’es connu, c’est plus facile.» Une facilité dont le jeune chef de 33 ans ne jouit pas du tout, fou qu’il est de sa femme, Amandine, et de leurs deux filles. «Sans ma femme je ne suis rien. Elle croit en moi quoi que je fasse et m’encourage toujours. En faisant «Top Chef», j’ai compris qu’en fait j’avais déjà tout ce dont je rêvais, une famille et un toit.» C’est son épouse qui l’a encouragé à sa sortie de l’émission à profiter au maximum de l’émulation faite autour de lui. «Je ne voulais pas prendre tout de suite un restaurant pour bosser 18 heures par jour et ne profiter ni de ma famille ni de ma vie.»

Son premier livre

Alors, depuis presqu’un an, l’hyperactif, le bavard, le généreux «Nono» multiplie les activités, de son émission avec Jean à des démonstrations de cuisine, des publicités et, aujourd’hui, son premier livre «Fou de cuisine». Autant d’activités qu’il vit à fond. «On m’a reproché de faire une pub pour de la crème au chocolat industrielle. Je réponds qu’il y a 15 ans j’étais tellement dans la dèche que je ne pouvais pas me la payer, cette crème de marque. Alors si aujourd’hui, parce que je suis passé à la télé, on me propose de l’argent pour cette pub, je dis oui, sans hésiter.»

Pas d’arrogance ni d’autosatisfaction dans son discours, juste un vrai souvenir de ses origines. «Ma vie n’a pas changé. Je fais mes courses chez Leader Price et je roule en Twingo. Mais à côté de ça, je sais que je suis devenu un produit qui est dans un système, et je profite de ce système.» Et ça lui réussit plutôt bien. Interrogé sur ses finances, Norbert est transparent: «Je n’ai rien à cacher. Mon entreprise fait un chiffre d’affaires qui atteint presque le million d’euros et je me verse un salaire de 2500 à 3500 par mois. Mais je suis exactement le même qu’avant.»

D’ailleurs à la maison, c’est Amandine qui est aux fourneaux. «Ce que je kiffe, les pâtes à la sauce tomate en boîte. J’ai pas peur de le dire.» Une franchise dont il ne se départit pas, quelle que soit la question. «J’ai fait «Top Chef» pour participer à un concours de cuisine, pas pour passer à la télé. On m’a proposé «Les Anges de la télé-réalité» pour pas mal d’argent, j’ai refusé. La nana qui devient célèbre juste parce qu’elle a de gros nichons, ça me gave. C’est comme les produits. Si je propose quelque chose sous mon nom, je veux que ça soit utile et que le consommateur ne soit pas pris pour un poulet. Quand je vois des chefs qui font de la pub pour Mir Vaisselle alors qu’ils ont jamais fait la plonge de leur vie, ça me fait marrer!»

Une table d’hôte en 2014

Conscient que tout peut s’arrêter demain, Norbert profite au maximum de ce que sa médiatisation lui apporte, et accepte la peopolisation qui y est liée. «Mais quand les paparazzis voient à quel point ma vie est normale, ils me laissent tranquille. Et puis il faut assumer quand tu passes à la télé. C’est comme le drame de «Koh Lanta». Si tu fais cette émission, tu sais qu’il y aura des caméras et que tu deviendras un peu médiatique. Moi c’est pareil, ma femme est enceinte (la petite dernière est prévue pour la fin du mois). Je sais que s’il arrivait quelque chose de grave au moment de l’accouchement, les médias me tomberaient dessus, c’est le jeu et je l’ai accepté.»

Si le chef caresse le rêve de faire à présent du cinéma, il se réjouit aussi d’ouvrir en 2014 en Normandie la table d’hôte dont il rêve avec Amandine. Norbert dédicacera son livre demain dès 17 h à la FNAC de Lausanne.

Créé: 10.04.2013, 09h03

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.