Lundi 17 décembre 2018 | Dernière mise à jour 11:13

France Une œuvre d'art de poulets brûlés vifs fait polémique

Une vidéo montrant des poulets pendus et brûlés vifs, diffusée au Musée d’art contemporain de Lyon, indigne les défenseurs des animaux.

Malgré la vague d'indignation provoquée, le MAC n’a pas prévu de retirer l’œuvre, qui sera exposé jusqu’au 8 juillet.

Malgré la vague d'indignation provoquée, le MAC n’a pas prévu de retirer l’œuvre, qui sera exposé jusqu’au 8 juillet. Image: DR

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Pour dénoncer la souffrance animale, faut-il la mettre en scène? Le débat fait rage sur les réseaux sociaux, à la suite de l'exposition «Adel Abdessemed, L'antidote» au Musée d’art contemporain (MAC) de Lyon, en France. Parmi la quarantaine de pièces exposées depuis le jeudi 8 mars, figure une vidéo baptisée «Printemps». Elle diffuse en boucle une séquence de 3 secondes montrant des poulets, pendus par les pattes et alignés contre un mur, en train de brûler vifs.

«Ceci n’est pas de l’art, c’est de la cruauté envers les animaux. Que l’artiste ait utilisé un trucage ou non, les poulets exploités dans la «performance» d’Adel Abdessemed ont été suspendus à l’envers par des crochets, exhibés à des spectateurs et confrontés à la présence de flammes sur leur corps - une expérience terrifiante et traumatisante pour ces êtres sensibles et intelligents», s'est indignée l’association de défense des animaux Peta, citée par «Le Parisien».

Même son de cloche pour la Fondation Brigitte Bardot qui dénonce une «volonté de choquer».

«Allégorie de toutes les violences»

Pour sa défense, le musée a expliqué dans un communiqué que cette œuvre est une «allégorie de toutes les violences, mais notamment celles infligées aux animaux». Et de préciser: «Elle a été réalisée au Maroc avec une équipe de techniciens créateurs d’effets spéciaux pour le cinéma, qui utilisent couramment ce produit pour créer des effets de flammes et d’incendie qui sont sans danger».

L'institution a également souligné qu'«Adel Abdessemed l’a d’ailleurs auparavant utilisé sur lui-même pour son œuvre "Je suis innocent" qui le montre en flammes, comme les poulets de "Printemps", qui n’ont été soumis à cet effet de flammes que pendant 3 secondes et sous le contrôle strict des techniciens et de l’artiste pour éviter toute souffrance.»

Malgré la vague d'indignation provoquée, le MAC n’a pas prévu de retirer l’œuvre, qui sera exposé jusqu’au 8 juillet.

(Le Matin)

Créé: 13.03.2018, 13h25

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.