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Syrie Au moins 8 enfants tués par des frappes aériennes

Les combats font rage dans la province d'Idleb, où les victimes se comptent par dizaines. Les civils sont également touchés.

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La Turquie veut une «zone de sécurité» à la frontière avec la Syrie

La Turquie veut une «zone de sécurité» à la frontière avec la Syrie Après avoir forcé le retrait des forces kurdes du nord de la Syrie, Ankara, aidé de Moscou, prend peu à peu position et fait face aux Forces démocratiques syriennes.

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Près de 20 civils ont été tués lundi dans des raids aériens sur la province d'Idleb, dont treize dans des frappes du régime sur un marché. Cette région du nord-ouest syrien est le théâtre de violents combats avec les groupes rebelles et djihadistes.

Ailleurs dans le pays, au moins onze civils, dont huit enfants âgés de moins de 15 ans, ont été tués dans des bombardements turcs sur une ville du Nord syrien sous contrôle kurde, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG proche des rebelles syriens.

Dans la province d'Idleb, dominée par les djihadistes, 19 civils ont été tués dans des raids du régime ou de son allié russe, selon l'OSDH. Les frappes ont notamment visé un marché de Maaret al-Noomane, faisant treize morts.

Devant les rideaux de fer tordus et déchiquetés des boutiques, des corps ont été extirpés des décombres et transportés dans des ambulances, selon un correspondant de l'AFP. «On s'est réfugié dans nos boutiques. On s'est jeté à terre», raconte un vendeur de 35 ans. «L'aviation a bombardé la moitié du souk. Nos voisins sont morts, sept ou huit d'entre eux.»

Frappes russes

Ailleurs dans la province, quatre civils ont été tués dans des frappes russes, selon l'OSDH. Parmi eux figurent une femme et ses deux enfants, qui rendaient visite à un proche dans une prison touchée par un bombardement, qui a aussi entraîné des évasions.

La province d'Idleb est dominée par les djihadistes du groupe Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche syrienne d'Al-Qaïda. Cette région, et des secteurs adjacents des provinces d'Alep, Hama et Lattaquié, échappe toujours dans sa vaste majorité au régime.

Lundi, les combats entre forces du régime et factions rebelles et islamistes ont secoué le sud-est d'Idleb, d'après l'OSDH. Ces dernières 48 heures, 54 membres des forces du régime et 47 combattants dans le camp adverse ont été tués, affirme l'ONG. Ces combats sont les plus meurtriers depuis l'entrée en vigueur à la fin août d'un fragile cessez-le-feu dévoilé par Moscou.

En dépit de la trêve, les combats au sol, d'abord sporadiques, se sont intensifiés et plus de 180 civils, dont 47 enfants, sont morts dans les bombardements depuis la fin août, selon l'OSDH.

Bombardements turcs

Dans la province voisine d'Alep, à Tal Rifaat, une ville sous contrôle kurde, au moins onze civils, dont huit enfants âgés de moins de 15 ans, ont été tués dans des tirs d'artillerie turcs au moment où ils sortaient d'une école, toujours selon l'OSDH.

Une vidéo de l'agence de presse kurde Anha montre des enfants, certains en pleurs, recevoir des soins dans un hôpital. Au sol, les morts sont enveloppés dans une couverture grise. Une femme se précipite sur un des jeunes garçons au visage ensanglanté et sans vie, hurlant le nom de son petit «Hammoudi».

Offensive majeure

La ville accueille des forces du régime et des militaires russes. La Turquie avait lancé le 9 octobre une offensive majeure en Syrie pour éloigner de sa frontière les combattants kurdes. Pour se protéger face à Ankara, les Kurdes, qui contrôlaient plus du quart du territoire syrien avant l'offensive, ont amorcé un rapprochement avec le régime et la Russie.

Moscou a négocié un cessez-le-feu en contrepartie de patrouilles conjointes et du retrait des forces kurdes de la frontière. Mais les affrontements sporadiques se poursuivent.

Dans un incident séparé, trois soldats russes ont été blessés lundi par un engin explosif au cours d'une patrouille le long de la frontière, près de Kobané, a annoncé Moscou.

Le président Bachar el-Assad a reçu lundi l'envoyé spécial russe pour la Syrie, Alexandre Lavrentiev. Lors de la réunion, ils ont estimé que la «stabilité» et la «sécurité» des régions sous contrôle kurde passaient par «un retour du contrôle de l'Etat» dans ce secteur, selon un communiqué de la présidence syrienne. (afp/nxp)

Créé: 02.12.2019, 19h33

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