Dimanche 23 septembre 2018 | Dernière mise à jour 20:33

Suède 2000 musiciennes dénoncent des agressions

Dans une tribune, 1993 femmes ont dénoncé la culture du silence qui règne dans le milieu de la musique.

Image: Twitter

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«Quand on est violée par un musicien de talent, on perd beaucoup d'amis»: 1993 artistes suédoises ont dénoncé vendredi dans une tribune les agressions, les viols et le harcèlement dans le milieu de la musique.

Les signataires, dont les stars de la chanson Zara Larsson et Robyn, s'insurgent contre la «culture du silence» dans une industrie où le harcèlement et les agressions sont «plus la règle que l'exception». «Dirigeants dans le milieu de la musique, c'est votre responsabilité que personne ne soit victime de harcèlement sexuel et vous avez échoué», écrivent-elles dans le quotidien Dagens Nyheter.

Cette tribune est publiée un peu plus d'une semaine après celle de 456 comédiennes dénonçant le harcèlement, les agressions et la culture du silence dans le cinéma et le théâtre dans le pays scandinave. Certaines de ces actrices doivent se retrouver les 19 et 20 novembre pour lire leurs témoignages sur scène.

Rassemblés sous #quandlamusiquesarrete (#närmusikentystnar), des récits anonymes, dont plusieurs font état de viols, visent -- sans les nommer -- des artistes, producteurs et agents réputés en Suède et à l'étranger.

«Je fais semblant, comme dans un film. Je le trouve laid, il laisse un goût répugnant dans ma bouche. Il m'a enlevé la joie d'avoir enfin fait un album. Il a abusé de ma confiance», témoigne ainsi une chanteuse. «J'ai été agressée par un musicien (...) sur scène quand on jouait», se souvient une autre artiste.

Hommes de pouvoir

Par ailleurs 1300 responsables politiques femmes de droite et de gauche, dont plusieurs députées, ont dénoncé vendredi les mêmes pratiques sous #danslescoulissesdupouvoir.

«Nous nous sommes lancées en politique pour changer le monde et bâtir un monde meilleur. Nous avons rapidement réalisé que nous devions d'abord changer le monde politique», écrivent les signataires du manifeste.

«J'avais 15 ans, raconte l'une d'elles. J'ai été violée par un garçon qui siégeait au bureau national du mouvement de jeunes. Il m'a envoyé des fleurs pour s'excuser. Quand j'ai écrit que ce qu'il avait fait était illégal et que j'envisageais de porter plainte, il s'est tourné vers le bureau national et s'est ouvert à ses membres. Ils lui ont ensuite exprimé leur entier soutien.» (afp/nxp)

Créé: 17.11.2017, 18h16

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