Lundi 17 décembre 2018 | Dernière mise à jour 10:09

Indonésie Aux Célèbes, le système d'alerte tsunami a failli

Vendredi sur l'île des Célèbes, le système indonésien d'alerte au tsunami a bien été défaillant, sur le «dernier kilomètre».

34 étudiants en théologie morts dans une église, 52 disparus

Les secouristes indonésiens ont découvert les corps de 34 étudiants en théologie dans une église située dans le nord de l'île des Célèbes, envahie par une coulée de boue après le séisme de vendredi, a annoncé mardi une porte-parole de la Croix Rouge locale. «Trente-quatre corps au total ont été retrouvés par l'équipe» de secouristes, a déclaré à l'AFP Mme Aulia Arriani, ajoutant que 86 étudiants avaient été initialement portés disparus alors qu'ils participaient à une retraite religieuse dans le district de Sigi Biromaru.

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Le système indonésien d'alerte au tsunami a été défaillant sur le «dernier kilomètre», a estimé lundi le centre de recherche allemand qui l'a conçu, après la catastrophe vendredi aux Célèbes. Une alerte avait été émise, mais elle avait été rapidement levée.

Des vagues de près de six mètres se sont ensuite abattues sur l'île indonésienne, semant destruction et mort dans la ville côtière de Palu et ses environs. Le tremblement de terre de magnitude 7,5 et le raz-de-marée ont fait au moins 844 morts, selon un dernier bilan provisoire. Le bilan final devrait être plus élevé, certaines zones n'ayant pas encore été atteintes par les secours mardi. Le district de Sigi Biromaru est l'une de ces zones reculées, au sud-est de Palu.

«Le problème, c'est la communication entre les autorités locales et la population, par exemple sur la plage, comme aux Célèbes», a souligné le directeur de la branche Geoservices chez GFZ. La firme allemande a fourni le système à Djakarta après le raz-de-marée de 2004, qui a fait 226'000 morts sur le pourtour de l'océan Indien, dont 126'000 en Indonésie.

Le système a, selon lui, fonctionné comme prévu et a annoncé des vagues de trois mètres sur la côte nord-ouest des Célèbes. «Si vous regardez toute la chaîne d'avertissement depuis l'émission du signal d'alerte jusqu'au dernier kilomètre (...), jusqu'à la population locale en danger. C'est dans la dernière partie que le problème est survenu», dit-il.

Pas de sirènes

«Il semble par exemple que les sirènes d'alarme n'aient pas fonctionné et qu'aucune voiture de police équipée de haut-parleurs n'ait averti la population locale», ajoute-t-il. «Nous n'avons pas de données provenant de Palu. Nous avons donc dû nous appuyer sur celles que nous avions pour lancer un appel», a pour sa part expliqué l'institut indonésien de géophysique (BMKG), qui a levé son alerte tsunami 34 minutes après l'avoir lancée.

Selon un expert des tsunamis travaillant pour une agence gouvernementale indonésienne, «il n'y a eu aucune information sur un tsunami par la station de détection de Palu parce qu'elle ne fonctionnait pas». Il a évoqué des actes de vandalisme et un manque de financement pour la maintenance du système.

Le ministère des télécommunications a quant à lui assuré que des alertes répétées avaient été envoyées par SMS, mais, d'après le porte-parole des services de secours, les moyens de communication ont été détruits par le séisme et il n'y avait pas de sirènes d'alarme dans la zone touchée.

Deux séismes de magnitude 5,9 et 6 se sont produits mardi matin à un court intervalle au large de l'île de Sumba, dans le sud de l'archipel indonésien, a annoncé l'institut géologique américain USGS. Sumba se situe à 1600 km au sud de l'île des Célèbes. (ats/nxp)

Créé: 02.10.2018, 03h55

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