Lundi 11 décembre 2017 | Dernière mise à jour 04:07

Brexit May va rencontrer Juncker à Bruxelles

Alors que l'UE et Londres tentent de s'accorder sur la 1e phase des négociations du Brexit, May et Juncker vont se rencontrer.

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La Première ministre britannique Theresa May était attendue tôt vendredi matin à Bruxelles pour rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, alors que les discussions se sont intensifiées pour obtenir un accord sur la première phase des négociations du Brexit.

Mme May est en route pour Bruxelles accompagnée de son ministre du Brexit David Davis «pour de nouvelles discussions sur le Brexit», a précisé Downing Street. Ils doivent arriver à Bruxelles «peu avant» 06H00 GMT afin d'y rencontrer le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier. La Commission a confirmé que la rencontre aurait lieu à 07H00 heure de Bruxelles (06H00 GMT).

Le temps presse pour Mme May si elle souhaite obtenir le feu vert des Européens pour un accord sur les principales modalités du divorce et passer à une deuxième phase de négociations consacrée à la future relation entre l'UE à 27 et le Royaume-Uni, notamment commerciale. Une deuxième phase réclamée avec insistance par Londres.

Les Européens ont donné jusqu'à dimanche au Royaume-Uni pour finaliser ce premier accord provisoire, pour pouvoir ensuite donner le délai nécessaire aux dirigeants des 27 Etats restant dans l'UE pour l'étudier et donner leur accord lors d'un sommet le 14 et 15 décembre.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a de son côté annoncé dès jeudi soir qu'il ferait une déclaration à la presse sur l'état des négociations sur le Brexit vendredi à 07H50 (06H50 GMT) à Bruxelles.

Une source européenne avait expliqué que M. Tusk présenterait une «mise à jour de la situation sur le Brexit», quelle qu'elle soit, avant de partir en déplacement en Hongrie. L'Union européenne et le Royaume-Uni n'avaient pas réussi lundi, après un déjeuner entre le président Juncker et Mme May, à boucler un accord sur les modalités de leur divorce, notamment en raison du dossier irlandais.

Cette question est l'une des trois priorités de cette première phase des négociations du Brexit, avec le règlement financier de la séparation et les droits des citoyens expatriés. Les Européens exigent des «progrès suffisants» sur ces trois fronts pour accepter d'ouvrir une seconde phase de discussions incluant les négociations commerciales réclamées avec insistance par Londres.

Intenses discussions

Mme May avait affirmé mercredi que Londres et Bruxelles étaient «sur le point» de passer à la seconde phase des négociations. Jeudi midi, le porte-parole de la Commission européenne Margaritis Schinas indiquait que l'UE était «toujours en discussions avec Londres».

Dans la soirée, un porte-parole de Downing Street avait simplement affirmé que «les discussions sur l'avancée du processus du Brexit sont en cours». «Nous n'y sommes pas encore», avait dit de son côté une source au sein du gouvernement.

Un responsable du DUP, petit parti unioniste nord-irlandais qui avait refusé de donner son blanc seing au premier projet d'accord en début de semaine, avait lui aussi sobrement indiqué jeudi soir que les discussions se poursuivaient.

Les difficultés rencontrées dans les négociations ont conduit la Première ministre écossaise à accuser jeudi le gouvernement britannique «d'incompétence» sur le dossier du Brexit. Nicola Sturgeon estime que ces difficultés sont autant de preuves supplémentaires de la nécessité de rendre l'Écosse indépendante. «Plutôt que d'avoir notre avenir entre nos mains, nous sommes à la merci du gouvernement conservateur. Nous devons reprendre le contrôle de notre destin, et le plus tôt sera le mieux», a-t-elle martelé. (afp/nxp)

Créé: 07.12.2017, 22h00


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