Dimanche 23 février 2020 | Dernière mise à jour 12:01

Nucléaire iranien L'Iran attend des actions de l'Europe

Téhéran a posé ses conditions pour revenir sur ses mesures prises pour se désengager de l'accord sur le nucléaire.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'Iran est disposé à annuler tout ou partie des mesures qu'il a prises pour se désengager de l'accord sur le nucléaire. Mais seulement si l'Europe lui assure en échange des avantages économiques «significatifs», a indiqué vendredi à Munich le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif.

Malgré les efforts des Européens pour le sauver, l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 menace de voler en éclats depuis que les États-Unis l'ont dénoncé unilatéralement en 2018. En riposte au retrait américain, l'Iran a renoncé à appliquer plusieurs engagements clés qu'il avait consentis aux termes de l'accord conclu à Vienne entre Téhéran et le groupe P5 1 (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

Mohammad Javad Zarif a déclaré que l'Iran pourrait accepter à certaines conditions de revenir à une application plus stricte de l'accord. «Nous avons dit que nous étions prêts à ralentir ou à revenir sur ces mesures» de désengagement vis-à-vis de l'accord «en proportion de ce que l'Europe fera», a déclaré Mohammad Javad Zarif à des journalistes à la Conférence de Munich sur la sécurité.

«Nous déciderons si ce que l'Europe fait est suffisant pour que nous ralentissions ou que nous annulions certaines décisions - nous n'avons pas exclu de faire machine arrière en ce qui concerne certaines mesures que nous avons déjà prises».

«Dernière étape» de désengagement

Le 5 janvier, l'Iran a annoncé la «dernière étape» d'un plan de réduction de ses engagements, en affirmant s'affranchir désormais de toute limite sur le nombre des centrifugeuses qu'il s'autorise à faire tourner pour enrichir l'uranium.

L'accord de 2015 offre à l'Iran la levée d'une partie des sanctions internationales qui asphyxiaient son économie en échange de garanties destinées à prouver la nature exclusivement civile de son programme nucléaire. Mais le retrait des États-Unis et le rétablissement des sanctions américaines contre l'Iran prive la République islamique des bénéfices économiques qu'elle attendait de cet accord.

Le chef de la diplomatie de l'Union européenne, Josep Borrell, avait eu début février des entretiens avec les dirigeants iraniens lors d'une visite à Téhéran destinée à tenter d'apaiser les tensions internationales autour de la question nucléaire iranienne. (ats/nxp)

Créé: 15.02.2020, 05h32

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.