Samedi 14 décembre 2019 | Dernière mise à jour 21:49

Royaume-Uni L'accusatrice du prince Andrew s'exprime

L'Américaine qui accuse le duc d'York, un ami du financier décédé Jeffrey Epstein, de l'avoir violée, dénonce des «excuses ridicules».

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L'Américaine, qui affirme avoir été forcée à des relations sexuelles avec le prince britannique Andrew sous l'emprise du financier Jeffrey Epstein, a dénoncé ses «excuses ridicules» de la part du fils d'Elizabeth II. Elle «supplie» les Britanniques de la soutenir.

«Je supplie les Britanniques [...] de m'aider à mener ce combat, de ne pas accepter [...] l'histoire d'un abus [sexuel, ndlr] qui concerne votre famille royale», a-t-elle déclaré dans un entretien diffusé lundi sur la BBC.

Elle y explique avoir été présentée en 2001 au deuxième fils de la reine Elizabeth II, huitième dans l'ordre de succession au trône, par Jeffrey Epstein et sa petite amie de l'époque, lors d'une virée en boîte de nuit, où le prince l'aurait invitée à danser.

«C'était horrible»

«C'était horrible et ce type n'arrêtait pas de me suer dessus», a détaillé celle qui n'avait alors que 17 ans. Elle affirme avoir été forcée à avoir des relations sexuelles avec lui plus tard dans la soirée, puis à deux autres reprises à New York et sur l'île privée dans les Caraïbes de Jeffrey Epstein, qui s'est, depuis lors, suicidé en prison.

Le prince avait démenti «catégoriquement» ces accusations à la fin octobre dans une interview jugée désastreuse sur la BBC qui l'a poussé à se retirer depuis de la vie publique. Il y arguait qu'une maladie l'empêchait de suer et qu'il ne se souvenait pas d'avoir rencontré cette jeune femme.

Dans la tourmente, le prince Andrew se retire de la vie publique

À propos d'une photographie où il la tient par la hanche, le duc d'York avait antérieurement affirmé ne pas en avoir de souvenir, insinuant qu'elle avait été retouchée. «Les personnes impliquées vont évidemment continuer d'utiliser ces excuses ridicules comme quoi on aurait rallongé son bras ou bien que la photo a été retouchée», explique son accusatrice dans l'entretien.

«Des conneries!»

«Ce sont des conneries!», s'est insurgée l'Américaine. «Il sait ce qui s'est passé. Je sais ce qui s'est passé. Et un seul d'entre nous dit la vérité». Elle a aussi assuré que la photo était «authentique» et qu'elle avait donné l'originale «au FBI pour leur enquête».

Le programme de la BBC révèle par ailleurs que le prince pourrait recevoir des assignations à comparaître au tribunal s'il retournait sur le sol américain, les avocats de cinq victimes d'Epstein ayant demandé à ce qu'il témoigne au cours de leurs procès. Selon ces victimes, le duc d'York aurait assisté à des séances de massages données au domicile de son ami Jeffrey Epstein, ce que nie le fils d'Elizabeth II.

Pas d'enquête criminelle au Royaume-Uni

Depuis le tournage de ce programme d'une heure de la BBC, Buckingham Palace a déclaré qu'Andrew «regrettait sans équivoque (son) association malavisée avec Jeffrey Epstein», mais a «nié catégoriquement que le duc d'York ait eu un quelconque contact ou relation sexuelle avec Virginia Roberts».

La police britannique a confirmé la semaine dernière qu'il n'y aurait pas d'enquête criminelle au Royaume-Uni. (ats/nxp)

Créé: 03.12.2019, 00h10

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