Vendredi 23 août 2019 | Dernière mise à jour 00:18

RDC L'épidémie d'Ebola a fait 1905 morts en un an

L'épidémie d'Ebola déclarée le 1er août 2018 est jusqu'à présent contenue dans la province du Nord-Kivu, en République démocratique du Congo.

Comment Ebola détruit l'organisme.

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La fièvre hémorragique d'Ebola a tué 1905 personnes en une année en République démocratique du Congo, où 844 patients ont été déclarés guéris, d'après les chiffres publiés jeudi par les autorités sanitaires congolaises.

«Depuis le début de l'épidémie, le cumul des cas est de 2842, dont 2748 confirmés et 94 probables. Au total, il y a eu 1905 décès (1811 confirmés et 94 probables) et 844 personnes guéries», a indiqué le ministère de la Santé dans son bulletin sur la situation de l'épidémie daté de mercredi.

Epidémie contenue

L'épidémie déclarée le 1er août 2018 est jusqu'à présent contenue dans la province du Nord-Kivu (Beni, Butembo-Katwa, Goma) et marginalement dans celle de l'Ituri. Deux cas ont néanmoins été enregistrés dans l'Ouganda voisin. «Nous avons deux traitements maintenant, le mAb114 et le REGN-EB3. Ce sont donc ces deux molécules que nous allons utiliser, parce que d'après les résultats que nous avons obtenus jusqu'à présent, ce sont ces deux molécules qui sont efficaces», avait expliqué mardi le professeur Jean-Jacques Muyembe, coordonnateur de la lutte contre Ebola en RDC.

Les autorités sanitaires américaines, qui ont co-financé une étude sur le traitement d'Ebola ont indiqué lundi que ces deux médicaments ont augmenté significativement le taux de survie de patients dans le cadre d'un essai clinique en RDC, qui a doublé.

Traitement de base

D'après les experts, parmi les quelque 500 personnes dont les données ont été analysées (sur un total de 681 participants), la mortalité est tombée à 29% avec le REGN-EB3 et à 34% avec le mAb114. Tandis que pour les personnes ne prenant aucun traitement, le taux de mortalité est compris entre 60 et 67 pour cent.

Désormais, «tous les malades reçoivent le traitement sur base de ces deux molécules qui ont fait leur preuve», a déclaré jeudi le professeur Muyembe dans une conférence de presse à Kinshasa.

Grâce aux nouvelles méthodes qui sont en application, avec les deux traitements ainsi que le vaccin utilisé jusqu'à présent, «on peut arriver à contrôler complètement l'épidémie dans 3 à 4 mois», a estimé cet expert congolais, pionnier de la lutte contre Ebola.

Hausse du nombre d'orphelins

Le Fonds des Nations pour l'enfance (Unicef) a toutefois lancé une mise en garde dans un communiqué jeudi: «Le nombre d'enfants orphelins d'Ebola ou laissés sans accompagnement progresse aussi rapidement que l'épidémie elle-même».

La RDC lutte contre la dixième épidémie d'Ebola sur son sol depuis l'apparition de la maladie en 1976. Le virus est transmis à l'homme par certains animaux sauvages, puis entre humains par contacts directs et étroits, via les fluides corporels d'une personne malade.

Les efforts de la riposte sont régulièrement perturbés par l'insécurité dans une zone infestée par des nombreux groupes armés, mais aussi par des résistances communautaires: déni de la maladie, non respect des mesures sanitaires spécifiques (enterrements sécurisés des victimes notamment). (afp/nxp)

Créé: 15.08.2019, 20h24

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