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Brexit L'opposition s'entend pour empêcher un «no deal»

Les chefs de file des partis d'opposition ont eu une réunion «productive» destinée à bloquer un Brexit sans accord qui serait «désastreux».

Brexit: du référendum au report.

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Brexit: le Royaume-Uni va bel et bien divorcer de l'UE

Brexit: le Royaume-Uni va bel et bien divorcer de l'UE Le Royaume-Uni et l'Union européenne ont trouvé un accord réglant les modalités de leur divorce, ce 17 octobre 2019.

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Les partis d'opposition britanniques se sont dits déterminés mardi à contrecarrer un Brexit sans accord le 31 octobre. Le Parti du Brexit de Nigel Farage a lui menacé le Premier ministre Boris Johnson de torpillage électoral s'il ne rompait pas brutalement avec l'UE.

Les chefs de file des partis d'opposition ont eu une réunion «productive», selon un communiqué diffusé à l'issue de la rencontre.

«Les participants se sont accordés sur l'urgence d'agir ensemble pour trouver des moyens d'éviter une absence d'accord. Dont la possibilité de voter une loi et la défiance» contre le gouvernement, ont ajouté le Labour, le Parti national écossais (SNP), les libéraux-démocrates, le Plaid Cymru (Pays de Galles), les Verts et le Groupe indépendant pour le changement.

Boris Johnson ne dispose que d'une majorité d'une voix au Parlement. Il n'a pas écarté la possibilité de suspendre l'assemblée pour empêcher les députés de bloquer une sortie de l'Union européenne (UE) sans accord.

«Offense à la démocratie»

Pour marquer leur opposition à une telle suspension, des députés ont organisé une autre rencontre mardi au Parlement.

«Toute tentative d'empêcher le Parlement de siéger, pour imposer un Brexit sans accord, se heurtera à une résistance démocratique forte et générale», ont prévenu les députés. Parmi ces derniers - au nombre de 160 selon le travailliste Stephen Doughty - figurent des poids lourds de l'opposition comme le travailliste John McDonnell ou la cheffe du parti libéral-démocrate Jo Swinson.

«Suspendre le Parlement à un moment aussi crucial pour notre pays constituerait une offense à la démocratie et une crise constitutionnelle historique», ont-ils insisté.

Boris Johnson veut à tout prix quitter l'UE, avec ou sans accord de divorce. Cette position divise profondément le Royaume-Uni, jusque dans son camp conservateur, dont une partie souhaite le maintien de liens étroits avec le club européen.

Frontière irlandaise

Londres et l'UE s'opposent sur le sort de la future frontière irlandaise, qui séparera le Royaume-Uni du marché unique européen, tout en se disant prêts à en discuter.

Mardi soir, Boris Johnson a eu une discussion téléphonique «positive et substantielle» avec Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, selon une porte-parole du Premier ministre.

Mais Boris Johnson a aussi répété lors de cet appel qu'«il n'y avait pas de perspective d'accord» sans des changements à celui conclu entre l'ex-Première ministre Theresa May et Bruxelles.

Jean-Claude Juncker a lui averti que «toute proposition concrète» de changement devait justement être «compatible» avec cet accord, selon un communiqué de la Commission européenne. «Un scénario de Brexit sans accord ne sera jamais que la décision du Royaume-Uni, pas celle de l'UE», a-t-elle jugé.

Parti du Brexit en ordre de bataille

De son côté, le Parti du Brexit, emmené par l'eurodéputé europhobe Nigel Farage, s'est mis en ordre de bataille en présentant mardi ses candidats à d'éventuelles élections législatives anticipées.

«Le 'no deal' est le meilleur accord, le seul acceptable», a lancé M. Farage, une figure clé de la campagne référendaire sur le Brexit en 2016, applaudi par plus de 500 candidats potentiels à Londres. Il a souligné que lui-même se présenterait aussi.

Son parti, arrivé en tête des élections européennes en mai, a promis de disputer tous les sièges détenus par les Tories si Boris Johnson faisait un compromis avec Bruxelles.

Le «joug de Trump»

A l'opposé, le Labour, la principale formation de l'opposition, fera «tout ce qui est nécessaire» pour empêcher une sortie sans accord, avait prévenu Jeremy Corbyn avant la réunion dans le journal The Independent.

Il avait également mis en garde contre les risques d'un «no deal» favorable à Donald Trump. Ardent défenseur d'un Brexit sans concession, ce dernier a promis à M. Johnson «un très grand accord commercial, rapidement» après le retrait. Une sortie de l'UE sans accord «ne nous rendra pas notre souveraineté, cela nous mettra sous le joug de Trump et des grosses entreprises américaines», s'est inquiété Jeremy Corbyn.

Selon lui, des élections anticipées seraient le meilleur moyen de contrecarrer un Brexit sans parachute. Les travaillistes feraient alors campagne pour un nouveau référendum sur l'appartenance à l'UE. (afp/nxp)

Créé: 27.08.2019, 12h23

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