Lundi 24 juin 2019 | Dernière mise à jour 16:52

Emeutes Un manifestant tué lors des affrontements en Turquie

Des milliers de personnes continuaient à manifester dans la nuit de lundi à mardi sur la place Taksim, au centre d’Istanbul, et dans des dizaines de villes en Turquie. Un homme est mort par balles dans le sud du pays.

C'est le symbole de la pression sociale reprochée au gouvernement: en Turquie, la récente loi qui restreint la vente et la consommation d'alcool cristallise la colère des manifestants. (Video: AFP )

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De nouveaux heurts ont opposé policiers et manifestants en Turquie dans la nuit de lundi à mardi. Un jeune homme de 22 ans est décédé lundi à l’hôpital après avoir été atteint par balle pendant une manifestation dans le sud de la Turquie, a annoncé la télévision privée NTV, citant un communiqué du gouvernement local de la province de Hatay, près de la frontière syrienne.

Il s’agit du deuxième décès en lien avec les importantes manifestations qui secouent le pays depuis près d’une semaine pour protester contre le parti gouvernemental islamo-conservateur Justice et Développement (AKP).

Signe de l’aggravation du mécontentement, l’une des plus importantes confédérations syndicales turques a appelé à une grève de deux jours à partir de mardi pour dénoncer le recours à la «terreur» par l’Etat contre les contestataires.

Vertus du dialogue

A Ankara, la police a dispersé lundi soir à l’aide de gaz lacrymogènes et de canons à eau des groupes hostiles au gouvernement islamo-conservateur de Recep Tayyip Erdogan.

De son côté, le premier ministre turc a nié toute dérive autoritaire et rejeté l’idée d’un «printemps turc», assurant même du Maroc, où il était en déplacement, que la situation était en voie d’apaisement dans son pays.

Assurant l’intérim en l’absence du chef du gouvernement, le vice-Premier ministre Bülent Arinç doit donner mardi une conférence de presse à 11H00 sur ces événements sans précédent. Il a prôné lundi les vertus du dialogue «plutôt que de tirer du gaz sur des gens».

Rassemblements pacifiques

Lundi soir, dans le quartier de Kavaklidere d’Ankara, les unités antiémeute ont tiré des balles en caoutchouc en direction des contestataires, pour la plupart des jeunes, qui les ont attaquées à coups de pierres, selon la chaîne de télévision CNN-Türk. A Istanbul, les policiers ont tiré plusieurs dizaines de grenades de gaz lacrymogène pour déloger du quartier de Gümüssuyu (rive européenne) quelque 500 manifestants qui y avaient érigé des barricades et allumé des feux, d’après des témoins et des télévisions.

Mais tant dans cette mégalopole qu’à Ankara, d’autres rassemblements de plus grande ampleur se poursuivaient dans le calme dans la nuit. (afp/nxp)

Créé: 04.06.2013, 07h22


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