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Corruption Le «FIFAgate» fait les gros titres de la presse internationale

La presse mondiale se déchaîne contre le patron Sepp Blatter au lendemain de la déflagration judiciaire qui a ébranlé la FIFA.

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La FIFA dans la tourmente en images (mai 2015-octobre 2017)

La FIFA dans la tourmente en images (mai 2015-octobre 2017) Le séisme à la FIFA qui prend pour départ le congrès annuel de mai 2015 à Zurich, expliqué en images.

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Le scandale de corruption qui frappe la FIFA à vingt-quatre heures de l'élection de son président est du pain bénit pour la presse française qui dénonce les «dérives mafieuses» de l'organisation. «Coup de filet anticorruption contre les dignitaires de la FIFA» titre Le Monde tandis que L'Equipe mise sur «Le scandale de trop» avec un édito intitulé «Pourriture».

«Fifa Nostra» écrit Libération. «Quand les dérives mafieuses d'une institution aussi puissante que la FIFA sont mises au jour, les politiques ne doivent pas rester silencieux en espérant qu'on leur concède l'organisation d'un événement», constate Johan Hufnagel. Pour l'éditorialiste du quotidien de gauche, «la puissance publique, par le biais des fédérations nationales, doit exiger la rénovation des instances dirigeantes du foot mondial».

«Depuis au moins vingt ans, depuis que le football est devenu une poule aux œufs d'or, commente Frédéric Vézard dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, tous les acteurs de l'univers du ballon rond savent que la FIFA est passée maître dans l'art du clientélisme et de la corruption à grande échelle.»

«Un gang de fraudeurs»

«Blatter est en fait à la tête d'un gang de fraudeurs», affirme le tabloïd néerlandais De Telegraaf.

«L'homme est extrêmement associé à cette culture de corruption qui a caractérisé l'organe de gouvernance du sport le plus populaire dans le monde», écrit le Sydney Morning Herald en Australie, où le ressentiment demeure vif après l'échec humiliant avec une seule voix à la candidature pour le Mondial de 2022 face au Qatar.

«Le général Blatter avance pendant que l'armée de la FIFA se désintègre», titre le quotidien généraliste portugais Público, tandis que son concurrent Diário de Notícias affirme que «les arrestations à la FIFA ne sont que le début et ne peuvent pas en rester là».

Carrière émaillée de soupçons

En Allemagne, le quotidien populaire Bild barrait une photo de «Sepp» Blatter du gros titre «Dégage!», développant ensuite: «Rien ne peut lui être reproché personnellement, mais couvre-t-il une association criminelle qui, en contrepartie, le maintient au pouvoir?»

La presse américaine se penche largement sur le scandale de corruption. Le New York Times s'intéresse tout particulièrement aux méthodes du président de l'institution dans son article «Sepp Blatter: en charge, mais épargné». Et rappelle que «M. Blatter a esquivé les scandales de corruption dès l'instant où il a été élu président de la fédération en 1998».

L'éditorialiste du Washington Post estime que le moment est venu pour Sepp Blatter «de mettre fin à sa carrière». «A ce stade, il peut affirmer qu'il ne savait pas ce qui se tramait dans son organisation durant toutes ces années, mais ce serait une mauvaise stratégie.»

«Soit Blatter s'en va, soit la FIFA s'effondre»

Au Royaume-Uni, le Guardian n'y va pas par quatre chemins: «L'ère corrompue de Sepp Blatter ne peut pas continuer après les raids menés à Zurich et à Miami. Soit Blatter s'en va, soit la FIFA s'effondre, ou peut-être les deux à la fois.»

Pour Jim White, dans The Telegraph, «la fin de la figure la plus toxique dans le monde du sport est désormais en vue mais pourrait ne pas arriver assez vite».

En Italie, La Gazzetta dello Sport écrit «Le système Blatter tremble». Dans son éditorial «Racines corrompues», le quotidien espagnol El País estime, lui, que le ménage ne doit pas être fait uniquement au sein de l'organisation. «Une réforme de la FIFA serait impossible sans une réaction au niveau des fédérations nationales.» Et d'ajouter que des têtes doivent tomber, surtout celle du big boss, Sepp Blatter.

Créé: 28.05.2015, 10h29


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